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 22 décembre 1459

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Messages : 281
Date d'inscription : 26/06/2010
Localisation : Archiviste de la Halle de Bordeaux

22 décembre 1459 Empty
MessageSujet: 22 décembre 1459   22 décembre 1459 EmptySam 28 Jan - 7:45

[hrp]Le Journal est toujours ouvert, à la recherche de journalistes récurrents, d'auteurs éphémères en tout genre, d'intellectuels convaincants et de politiques convaincus qui souhaitent s'exprimer. Pensez à me contacter ou rendez-vous au domaine de Bonaventure.[/hrp]

Ça avait été étonnamment long mais la troisième édition était finalement bouclée.

[rp]-----------------22 décembre 1459 111125100910903625-----------------

Citation :
Éditorial : Les ennemis d'hier seront les alliés de demain... Et inversement.

Revenons en arrière, il y a quelques mois, les "Ponantais" entraient en confrontation avec les "Royalistes". On a eu l'impression de voir deux armées claires, nettes et précises. Ce fut le cas, car les événements demandaient à chacun de faire front commun, de parvenir au consensus, dans l'objectif d'une victoire plus importante que certaines divergences. Mais ce qui apparaît, c'est qu'une fois le conflit réglé, ces alliances d'apparence, d’apparat, les différences réapparaissent. Une "Ponantaise" m'a appris que le clan de Garzimlebo n'était pas en bon terme avec celui de Sancte, qu'ils étaient profondément "différents" et qu'ils ne voulaient pas être associés l'un à l'autre comme, selon elle, le Duché essayait de le faire croire en faisant des amalgames. Soyons clair, il n'y a pas eu de propagande Ducale à cet instant, le clan de Sancte et celui de Garzimlebo ne faisait plus qu'un, la meilleure preuve, c'est que l'on sait que leurs femmes respectives prenaient des infusions ensemble et s'y amusaient.

Durant ce même temps, le parti GPS mené à l'époque par Archybald et le clan de Dragonet ont eux aussi fait alliance, dans une même stratégie, purement politique. A cet époque déjà, les tensions apparaissent mais sont internes, cachées. Libra explique son faible résultat politique parce qu'ils sont montés au créneau pour protéger un Archybald manquant de finesse. Aux dernières élections ducales, cette alliance a volé en éclat, Libra, contraint d'attaquer pour exister en dehors de la tutelle de GPS, a, logiquement, ouvert le feu, avec un illustre inconnu, clairement formé par Dragonet. Répondant immédiatement vertement, Elianor de Vergy, noble conseillère ducale, est entrée dans le jeu que le sbire voulait, savant pertinemment que lui, saurait garder son calme et qu'il allait enflammer en un instant la discussion. Par la réaction de Dame de Vergy, on voit aussi la défiance adverse, de GPS pour Libra.

Pendant ce temps-là, à l'estrade, l'auberge de Libra plutôt, il ne se passe pas grand-chose mais il est malgré tout quelque chose de notable. L'attaque d'Ellya sur les baptêmes peut difficilement être considérée comme désintéressée, d'abord par ses relations étroites avec Aradiia et le Duc Kronembourg et bien qu'elle demande aux deux listes, elle sait parfaitement que cela met bien plus en difficulté Libra que GPS dont la majorité des membres sont baptisés depuis fort longtemps. Ainsi, les deux partis montrent la fin de leur alliance et peu de doute que ces alliés d'hier deviendront des ennemis politiques féroces !

L'apothéose, c'est bien sûr "La salle de transition", on crut d'abord que Libra n'allait pas venir, voulant peut-être dénoncer par leur silence, le fait qu'ils n'avaient de toute façon pas leur mot à dire mais ils sont finalement venus. Ils sont arrivés, discrets, menés par Dragonet qui a lu une lettre, lettre qui a mis immédiatement le Duc Kronembourg dans une colère froide et distante, c'est dire si la tension était forte. Dame Sashah et Dame de Vergy ont pris le relais jusqu'au très clair "Vous êtes pitoyable" lancés à l'encontre de Dragonet qui lui même, plus tard dans le débat, dira "Si une liste est mal placée pour parler de courtoisie et de respects, c'est bien GPS". Le divorce était consommé.

On n'ose imaginer les discussions au Palais qui doivent être des plus tendues surtout quand on sait que certains conseillers plutôt dans la discussion durant les élections, tel Pandacool, cristallisent maintenant eux aussi les tensions. Le monde politique a cette caractéristique formidable, qu'il est mouvant donc passionnant.

Vidin
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[hrp]HRP : Je rappelle que ni les auteurs, ni le rédacteur en chef ou le conseil de rédaction ne sont présents. Ce n'est pas la peine de les interpeler. De plus, évitez les lettres ouvertes ou pseudo-fermés, si vous avez un minimum d'intérêt pour ce journal, passez par la rédaction, on vous accueillera agréablement pour relayer votre message. Vous avez le droit de réagir bien évidemment ! Les articles paraitront ici tout les trois ou quatre jours pour laisser les réactions possibles. Bonne lecture et bon jeu à tous !

De plus : "Pour toutes questions, remarques, propositions d'articles ou envie de s'évader, le domaine de Bonaventure vous est ouvert ![/hrp]

[hrp]Le Journal est toujours ouvert, à la recherche de journalistes récurrents, d'auteurs éphémères en tout genre, d'intellectuels convaincants et de politiques convaincus qui souhaitent s'exprimer. Pensez à me contacter ou rendez-vous au domaine de Bonaventure.[/hrp]

Une annonce dans le journal...


[rp]-----------------22 décembre 1459 111125100910903625-----------------
Citation :
Bonjour,

Je me présente Sashah, Bordelaise, Conseillère Ducale attachée à la promotion de notre région. La promotion de notre région consiste en quoi ?

A découvrir qui sont nos voisins.

Pas nos voisins lointains, non, mais nos voisins proches les autres Guyennois.

Apprendre à nous connaitre, découvrir qui peuplent la Guyenne nous parait indispensable. Pour ce faire un bureau local dans chaque ville va être créé afin de vous rapporter les informations collectées, afin d’être informé de ce qui se passe ailleurs et quelles festivités vont avoir lieu.

En tout premier une identité de chaque ville va être élaborée.

Et les questions suivantes vont être posées :

Quelle est le nom de votre cité (exemple citées des saules) ? Qui est le maire actuellement ? Le tribun ? Le conseiller en animations si vous en avez un ? Quel est le dernier concours que vous avez développé ? Le dernier jeu ou le jeu en cours ? Quel personnage important est né dans votre ville ? De quelle ressource principale disposez vous (port, forêt, verger etc.…) Si votre ville est portuaire de combien de quais disposez vous ? Votre port est-il en cours d’agrandissement ? Combien de tavernes disposez-vous ? Quelles sont les plus renommées ? Quels sont les échoppes qui sont ouvertes dans votre cité ? (en halle) Lesquelles sont les plus réputées ? Avez-vous un médicastre, si oui où exerce-t-il ? Une église ? Est-elle régulièrement fréquentée ? Un endroit où prendre des bains publics ?
Et pour conclure en quelques mots donnez-moi un slogan publicitaire convaincant pour qu’un voyageur cherchant asile vienne s’installer dans votre ville…

Comme vous le voyez ceci n’est qu’une première approche de ce que nous allons mettre en œuvre pour dynamiser le duché. Des concours inter cités seront mis en place au duché (gargote), des portraits de Guyennois ayant œuvré pour leurs communes seront dressés et affichés afin que tous les autres villageois peuplant la Guyenne ou simples voyageurs découvrent de ce qui se passe en dehors de leurs murailles.

Mais ce travail ne peut être accompli par une seule conseillère. Aussi si je m’adresse à vous aujourd’hui c’est qu’en tant que maire et tribun de votre ville, m’indiquiez si des personnes seraient intéressées pour devenir mes correspondants locaux. Pour travailler à promouvoir leur ville et faire partie de mon équipe.

Parce qu’ensemble nous pouvons construire une Guyenne plus unie…

Je vous remercie d’avoir porté attention à ma requête et dans l’attente de vous lire,
Je vous souhaite une excellente journée.

Sashah Conseillère Ducale attachée aux Régions.

[hrp] "Pour toutes questions, remarques, propositions d'articles ou envie de s'évader, le domaine de Bonaventure vous est ouvert ![/hrp]

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Parce que même si on l'oublie, la guerre rode toujours.


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Citation :


L'avis de la population



27 mai 1459

Aux premières heures du jour, une déclaration royale est affichée au Louvre. La Reyne de France, Beatritz 1er, refuse de pardonner George le Poilu. Celui-ci est le Régent du Berry, déclaré félon lors du règne de Levan III en 1457 durant la guerre entre le Berry et l'ADC (Alliance dissolu, entre le Bourbonnais-Auvergne, Touraine, Limousin et Périgord), pour avoir refusé de répondre au Grand Maitre de France et pour avoir fait entrer une armée étrangère en France. L'armée étrangère était constitué de Bretons ayant volontairement levé les armes, malgré la neutralité de la Bretagne dans le conflit de 1457.


26 juin 1459


Namaycush, avec les bonnes grâces Royal, demande à traverser le Berry en provenance de la Touraine. Le conseil du Berry accepte, et est surpris de le voir accompagné d'une armée de soldats de Touraine ! La ruse découverte, le conflit débute. Il faut savoir que Namaycush est considéré comme un félon en Guyenne en raison de ses deux attaques sur le Duché, la plus récente contre Agen, en octobre 1458. Il est aussi félon pour la Gascogne, ayant pris le Château de Mont-de-Marsan quelques mois après l'attaque d'Agen.


3 juillet 1459

Le Bourbonnais-Auvergne déclare officiellement la guerre au Berry.


9 juillet 1459

La Reyne de France est assassinée par deux sombres individus. Deux personnes sont arrêtées, mais le dossier reste incomplet et la Prévôté ferme le dossier. La guerre est déclarée comme étant "privée" par la Régente, Icie de Plantagenêt.
La Bourgogne lève les armes contre le Berry.


12 juillet 1459

Les ennemis du Berry devenant nombreux, le Ponant attaque Chinon, ville de Touraine, pour faire comprendre qu'il aidera son plus récent membre.
Le Ponant est une alliance comprenant les provinces de l'Artois, l'Anjou, le Poitou, et la Guyenne. L'alliance comprend aussi le Grand Duché de Bretagne, pays indépendant de la France. Une clause de l'alliance est un traité militaire, raison de l'attaque des forces du Ponant sur Chinon.


26 juillet 1459

La Bourgogne rejoint officiellement le camp ennemi du Berry tandis que l'Église se déclare neutre dans le conflit.


1er aout 1459

Les volontaires de Guyenne partent pour le Berry afin de soutenir leurs alliés. L'expédition compte une douzaine de membres sous l'étendard de "Venetario vel Nex!". Le chef militaire est le Général Hull. Le Vicomte Betoval est en charge de la logistique et du côté administratif de l'expédition. La mission est mandatée par le Duc de Guyenne, Leepo do Urden.


10 aout 1459

Le Ponant demande au Comté du Limousin l'autorisation de traverser le Comté avec trois armées pour rallier le Berry, elle est refusée. Une armée Limousine se met en travers de leur chemin à Limoges. Nebisa est grièvement blessée par le Général Hull lors du combat sur la capitale, elle revient malgré tout à la vie et gagne les élections Royales le lendemain. Lors du combat, le Général Nilas, général en chef des armées du Ponant est tué.


13-18 aout 1459

Une trêve est proposée par Nebisa et acceptée par le Ponant, qui craint une guerre prolongée, sanglante et inutile, les discussions ne donnent rien et les troupes Royalistes bougent malgré tout durant la trêve.


22 aout 1459


La Reyne contre le Ponant français. La Champagne, le duché d'Orléans, le duché d'Alençon, le Comté du Maine et le duché de Normandie, qui font tous partie du Domaine Royal, entrent soudainement en guerre.



24 aout 1459


La Bretagne déclare la guerre à la France, entrant officiellement dans le conflit. Historiquement, les Bretons ont déjà fait la guerre contre la France pour gagner leur indépendance et leur liberté mais cette fois-ci, la Bretagne se bat pour ses alliés du Ponant.

[...]

18 décembre 1459

La guerre fait toujours rage entre la France et le Ponant. Voilà bientôt six mois que la France s'entre tue dans de violents combats.... et sauf une trève incertaine, il n'y a toujours aucune fin en vue. Le seul changement majeur fut la mise sous tutel de la Guyenne par la couronne, et sa récente sortie du Ponant.

Le conflit privé entre la Touraine et le Berry s'est généralisé par le jeu des alliances et des serments de loyauté. Il est dit, dans les discours des opposants, que chacun des camps avait intérêt à rentrer pleinement dans cette guerre : la Reyne pour se venger et dominer ses provinces, le Ponant pour prendre son indépendance. En réalité, la Reyne maintient qu'elle ne veut point de mal au Ponant, disant seulement vouloir ramener dans le droit chemin ses provinces en rébellion. De son côté, le Ponant se battrait pour la liberté des provinces ponantaises et pour la liberté de toute les peuplades du Royaume.
L'échéance royale, si la guerre ne se décante pas d'ici, sera importante. En effet, le règne de Nebisa ne durera que 6 mois avant l'élection du prochain Souverain. Celui-ci s'avèrera décisif pour la suite de cette guerre. En attendant, le conflit s'enlise...

Un sondage anonyme fut demandé à la population de Guyenne. Au total, 167 personnes répondirent dans l’anonymat total. Les réponses furent classées dans trois différents groupes : ceux n’ayant pas pris les armes, ceux ayant pris les armes pour un certain temps, et ceux portant toujours les armes. Le vote était pour la question suivante : Pour ou contre la guerre Ponant-France/France-Ponant. Voici donc les résultats.

Le groupe n’ayant pas pris les armes contient 60 votes.
86,7 % répondirent contre, 13,3 % répondirent pour.

Le groupe ayant pris les armes pour un certain temps contient 71 votes.
73,3 % répondirent contre, 26,7 % répondirent pour.

Le groupe portant toujours les armes contient 21 votes.
57,1 % répondirent contre, 42,9 % répondirent pour.

Si nous faisons un décompte total, 72,4 % des votes sont contre la guerre 27,6 % sont pour. Il faut noter qu’il y a aussi 16 personnes qui n’ont pas voté.

Pour les curieux, ce sondage représente quinze pour cent de la population de Guyenne. Les 167 personnes furent sélectionnées aléatoirement, toute ville et statuts confondus. Nous tenons à remercier ceux ayant répondu et nous invitons d’autres groupes à faire des sondages s’ils le désirent.


The Writer
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La suite de l'histoire de Bordeaux.


[rp]-----------------22 décembre 1459 111125100910903625-----------------
Citation :

Roman*
Bordeaux de sa naissance à 1459



3e épisode


Palais de l'Ombrière - Aliénor d'Aquitaine


Le Duc de Gascogne meurt sans héritier mâle en 1032, son héritage passe à la dynastie des comtes de Poitiers. Bordeaux devient alors la principale ville d'une Aquitaine qui va de la Loire aux Pyrénées.

Au cours du XIe siècle, il règne une paix relative que l’Église met à profit pour organiser le diocèse de Bordeaux (deux tiers des églises datent de cette époque). C'est certainement à cette époque que fut construit le château ducal de l'Ombrière.


Palais de l'Ombrière

Ce sont les grands arbres de la rue qui donnent son nom au Château de l'Ombière, résidence des ducs de Guyenne.
Ce palais ducal est établi à la fin du XIe siècle à l’angle sud-est de l’enceinte gallo-romaine.
Louis VII, Aliénor d'Aquitaine et de grands personnages y séjourneront.

C'est un vaste ensemble, sans régularité, accroché d'une part à la tour d'angle sud-est du "Castrum" et, de l'autre, à un donjon où les communications intérieurs ne se font que malaisément.
Le donjon rectangulaire, implanté à 40 mètres en avant du rempart est une grosse tour rectangulaire, de 18 mètres sur 14 sans escalier intérieur. On l'appelle "arbalesteyre" parce qu'il est adossé à une caserne ou logent les arbalestiers royaux.
La tour d'angle est bâtie sur la muraille. Cette masse de constructions hétérogènes ne constitue pas une résidence enviable. Si on en croit les visiteurs, l'impression est peu flatteuse.
Il devient un édifice administratif qui abrite la Cour et les bureaux du Sénéchal de Gascogne et de la connétablie, c'est-à-dire de l'administration judiciaire et financière de la province à l'époque anglaise. Il abrite les rouages essentiels de l’administration de La Guyenne.


22 décembre 1459 551905PalaisdlOmbrire2redim
Palais de l'Ombrière vu de la Place de l'Ombrière


22 décembre 1459 908660bordeauxgb18470169redim

Légende Plan du Palais de L'Ombrière, à Bordeaux :
1. Greffes de la Tournelle. 2. 2e chambre des enquêtes. 3. Chambre de la Tournelle. 4. Garde-manteau. 5. Salon. 6. Chambre du Conseil. 7. Buvette de la Tournelle. 8. Copur. 9. Corridor. 10. Buvette de la 2e chambre des enquêtes. 11. Chambre du Sénéchal. 12. Latrines. 13. Prison. 14. Cour des prisons. 15. Chambre du Parquet des gens du Roi. 16. Greffes du dépôt. 17. Grande chambre d'audience. 18. Chambre des Eaux et Forêts. 19. Amirauté. 20 Cour. 21. Chauffe-cire. 22. Chambre de la Chancellerie. 23. Bureau des Huissiers. 24. Passage. 25. Grande Salle.



Au XIIe siècle, Bordeaux voit des nouveaux arrivants qui viennent de la campagne et des régions avoisinantes. Ils s'installent un peu partout dans le faubourg de Tropeyte, vers les anciens Piliers de Tutelle, dans les quartiers St Martin et St Seurin et surtout dans le quartier de St Éloi.
Le port intérieur n'est plus utile. Il y a seulement que des petits bateaux nommés "anguilles de Saintonge" qui naviguent sur la Devèze allant de la porte Navigère à la Garonne. Les activités du port sont reportées sous les remparts de la ville au bord de la Garonne.

Aliénor d'Aquitaine voit le jour en 1120 ou 1122, c'est un personnage haut en couleur qui hérite, à la mort de son père, Guillaume X, du duché d’Aquitaine, de Gascogne et du Comté du Poitou.
Le duché d'Aquitaine est vaste, riche, ouvert sur l'Océan avec des ports prospères. On dit que le duché d'Aquitaine a un train de vie plus fastueux que celui du roi de France.

Le 1er août 1137 elle se marie à Bordeaux à la cathédrale St André avec Louis VII, roi de France.



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Aliénor d'Aquitaine et Louis VII roi de France, premier époux d'Aliénor


Le Château de l’Ombrière et les environs de Bordeaux sont le berceau d’Aliénor, mais c'est à Poitiers que se rattache l’histoire de sa dynastie.
Elle devient l’égérie des troubadours, du monde des arts et des lettres à la cour d’Aquitaine. Femme très cultivée, rayonnante de beauté, de gaité, elle se révèle également femme d’action et de pouvoir.
Elle accomplit des pèlerinages et deux croisades, elle sillonne le continent lorsque l’urgence ou la nécessité s’en font sentir dans l’intérêt de son territoire, comme de celui de ses enfants et ce, jusqu’à la fin de sa vie.
Au fil des ans la mésentente entre les époux royaux ne peut plus être cachée, les différends qui les opposent en matière de stratégie politique, mais aussi dans la sphère plus intime de leur vie sentimentale, les amènent à se séparer.

Sous prétexte qu'ils étaient cousins au 9e degré, l'Église annule, en mars 1152, l'union d'Aliénor d'Aquitaine avec le roi de France. Deux filles sont nées de cette union.
Très éprise du beau, fougueux et lettré Henri Plantagenêt, Aliénor, ex-reine de France, duchesse d'Aquitaine n'attend pas longtemps, puisqu'elle l'épouse en mai 1152. Il n'est, à cette époque que duc de Normandie et comte d'Anjou.


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Henri II roi d'Angleterre, 2e époux d'Aliénor d'Aquitaine



Henri Plantagenêt devient roi d'Angleterre, sous le nom d'Henri II en 1154 et Aliénor devient, donc, reine d'Angleterre. Aliénor aura dix années de bonheur et de faste. Mais en réalité cette union durera trois siècles…
Elle met au monde huit enfants dont cinq survivront à leurs premières années. Les deux plus célèbres sont Richard Cœur de Lion (1157) et Jean sans Terre (1166).

À Noël 1156, Henri II s'installe à Bordeaux avec sa cour pour recevoir les hommages de ses vassaux aquitains et gascons. Débute une série de conflits de plusieurs siècles entre les deux monarchies, Bordeaux et l'Aquitaine sont entre les deux.

À cause des infidélités d'Henri II, Aliénor, très malheureuse, se retire à Poitiers en 1169. Elle est entourée d'un cercle de fidèles et entretient à sa cour des gens des arts et des lettres (artistes, poètes, troubadours…).
Mais rancunière, elle soulève ses fils contre leur père, c'est ce qui la conduit dans les geôles anglaises comme au couvent de Winchester ou elle restera une dizaine d'années
Le roi Henri II meurt le 6 juillet 1189, Aliénor, libérée par son fils Richard, nouveau roi d'Angleterre, continue d’exercer son influence sur les deux royaumes.
Pendant toute cette période, Bordeaux connait la prospérité grâce, justement, à son union avec l'Angleterre.

(à suivre...)


Ralas


[hrp] *Roman : définition du Dictionnaire Hachette : Récit de fiction en prose

Iconographie :
* Archives Municipales de Bordeaux
* Musée des Beaux-Arts de Bordeaux
* Gravures trouvées sur Internet
Texte :
* Musée d'Aquitaine, Bordeaux
* tiré de divers ouvrages : liste très longue dont : Histoire de Bordeaux – Tome1 des origines au XVIe siècle de Camille Jullian et Histoire de Bordeaux –sous la direction de Robert Etienne, Professeur des Universités en histoire ancienne.

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Suite de la réflexion économique.


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Citation :
La régulation municipale

Dans les précédents articles, nous avons vu plusieurs points importants. Le premier point concerne les deux lois et la détermination du prix qui en découle. Et le second est l'importance qu'une mairie peut avoir sur un marché. En effet, si une mairie considère avoir un rôle à jouer dans la régulation d'un marché, elle peut le faire de différentes façons. D'un laisser-faire complet où elle n'est qu'actrice au même titre qu'une personne physique, elle peut aller à un contrôle et une régulation totale, où chaque échange émane de sa volonté. Entre les deux se situe un nombre important de positions, autant d'ailleurs que de situations. Et pour se positionner, l'outil dont elle dispose est la mise en place de décretsfaisant valeur de loi. Afin d'en étudier la pertinence, nous prendrons les principaux décrets restrictifs et tenterons s'en voir les effets possibles, positifs ou néfastes.

Une première considération s'impose qui est celle de l'importance de la police. La police est un élément majeur de la mise en place de ces décrets, et pour qu'un décret fonctionne à minima, il convient de s'assurer que la police sera efficace, et suffisamment présente pour vérifier le respect de ces décrets. Car la plupart du temps, ces décrets vont à l'encontre de certains acteurs du marché. Et si certains feront les efforts imposés sans souci, d'autres au contraire ne comprendrons pas l'intérêt de ces lois, et passeront outre. D'autant plus si les échanges se font en catimini, discrètement dans les tavernes.

Le monopole

Le premier et le plus fréquent de ces décrets est celui concernant le monopole. Chaque ville possède une ressource primordiale, qui par expérience, se montre la plus évidente dans la recherche de profits pour la mairie. Pour Bordeaux par exemple, la ressource en est le poisson. Et la mairie a décrété le monopole de l'achat des poissons, sous un certain prix.
Ce décret amène en conséquence plusieurs effets.
Le premier est de voir le prix pour les particuliers augmenter sensiblement. Si la mairie achète plusieurs poissons par jour, le particulier, lui, paye un prix élevé pour avoir la possibilité de varier son alimentation.
De plus, et également par expérience, nombre de particuliers ne tiennent pas compte de ce décret et viennent se servir allégrement des poissons normalement sur le marché. Voire même pêchent pour leur compte, ne vendant aucun poisson sur le marché, ne gagnant rien à part leur repas pour la journée du lendemain.
Nous nous apercevons donc que ce décret ne favorise pas l'intérêt et l'enrichissement de tous, mais bien d'un acteur particulier : la mairie. S'il permet, l’échange fait, d’amasser un demi-écu par poisson vendu, il empêche surtout aux habitants de pouvoir se nourrir convenablement à des prix décents. D'autant que la vente aux particuliers se faisant à un prix plus élevé, celui-ci peut même parfois perdre de l'argent.

Les grilles de prix

Les grilles de prix, sont souvent mises en place afin de lutter contre l'inflation. Constatant des prix gonflants, il arrive parfois que la mairie décide d'établir des prix maxima.
Notons déjà ici que si des restrictions de prix hauts sont mises, bien souvent les prix les plus bas ne sont pas mis dans le décret. C'est là aussi une volonté manifeste pour la mairie de démontrer que si l'on fait un bénéfice, cela doit être au détriment de son voisin. On lui interdit de vendre top cher, afin qu'un habitant lambda puisse acheter, mais on ne lui interdit pas de vendre à un prix trop bas, n'estimant pas nécessaire de penser au vendeur, celui-ci n'étant plus assimilé à un acteur du marché mais plutôt à un vil profiteur cherchant un bénéfice maximum sur le dos du consommateur.
Mais stagner au prix maximum, c'est aussi faire gonfler les prix et les amener vers la hausse. Tandis que dans une situation donnée, on trouve un nombre de prix différents, dont certains sont effectivement prohibitifs, avec la grille des prix, on annonce aux vendeurs jusqu'à quel prix il peut mettre. Cela se voit notamment à Bordeaux, avec encore l'exemple du poisson. En mettant le prix maximum de rachat par la mairie, le décret a surtout dit aux vendeurs le prix de vente : 17 écus. Cela a fait que les poissons à moins de 17 écus sont très, très rares, voire inexistants. Et c'est la même concernant les autres prix maxima. En disant que le blé se vend à un prix maximum de 13 écus par exemple, il est donc dit aux vendeurs que 13 écus est un prix acceptable, et que donc ils peuvent vendre à ce prix. Et le vendeur cherchant un profit maximum, ce qui est logique et compréhensible, va donc mettre son blé à ce prix plancher.
Ce décret vient donc déréguler le marché, en créant une inflation qui n'est pas naturelle. Elle vient déterminer un prix, sans tenir compte du prix d’équilibre. Par conséquent, croyant favoriser les acheteurs, elle vient surtout empêcher la recherche d'un juste prix, et un nombre d’échanges qui soient favorables à tous.


Tant de choses restent à dire sur les liens entre la mairie et le marché, mais la place nous manque. Retenons pour l'instant que l'influence de la mairie sur un marché peut-être réellement importante. Et que les choix municipaux peuvent peser lourd sur l'équilibre d'un prix, sur la régulation.
D'ailleurs, dans la suite, nous verrons la question de la régulation des Marchands Ambulants, pour terminer sur les possibles actions positives municipales, sans avoir besoin d'imposer un décret.


Julien Coulon
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