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 (du 20 juillet 1458 au...)

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Date d'inscription : 26/06/2010
Localisation : Archiviste de la Halle de Bordeaux

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MessageSujet: (du 20 juillet 1458 au...)   (du 20 juillet 1458 au...) EmptyJeu 29 Juil - 12:36

Hubert Vallette, incarné par Jeankerner a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 1007201243241129966432419
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L’aubergiste luttait contre la porte d’entrée de l’auberge.

Pip’en bois !
La porte qui résistera à Hub’, elle est pas encore charpentée ! Crois-moi, j’en perdrais mon ventre s’il le faut, mais tu t’ouvriras ! Foi d’Hub.


Et d’un grand coup de sa proéminence ventrale, l’aubergiste ouvrit la porte.

Ah ! Tu vois, je te l’avais bien dit, se permis Hub avant d’entrer.
Bon, voyons voir l’état. J’espère qu’y a pas trop de boulot.

L’aubergiste entra dans l’auberge. Elle était sale et poussiéreuse, mais les meubles étaient toujours là et semblaient tenir debout.

Tant mieux, cela m’évitera de devoir faire venir des meubles. Au moins c’t’une bonne chose.
Maintenant, bourreau, fais ton office.


Hub commença alors à s’affairer. Ca et là, il ôtait les draps sur les meubles, replaçait les chaises et les tables. Prenant son chiffon qui trônait sur son épaule, il se mit en devoir de tout épousseter, afin que le lieu redevienne ce qu’il était.
Cela lui prit bien du temps, mais à un moment, il s’arrêta, et regarda le résultat.


(du 20 juillet 1458 au...) 1007201255251129966432501

Ma foi, ce n’est pas si mal. Il ne manque plus que les quelques décorations qu’Hortense amènera avec elle, et le lieu sera accueillant.
Allons plutôt nous occuper de l’étage. Si les voyageurs viennent se reposer, il faut que les chambres soient propres et fleurent bon.


Il monta dans les chambres. Là aussi, les meubles étaient déjà là, sous les draps. Là aussi, son chiffon fit son office. Le résultat n’était d’ailleurs pas des plus déplaisants. Chaque chambre avait même ses propres latrines.

(du 20 juillet 1458 au...) 1007201252321129966432474

Ayant tout fini d’épousseter, il redescendit.


Enfin, il se mit derrière le comptoir, et commença à essuyer les verres.

C’est qu’on se croirait presque chez soi. Elle sent bon c’t’affaire. Mon gros Hub, te voilà prêt à ouvrir l’auberge. Les voyageurs peuvent venir, tout est presque prêt. Peut-être même que si Hortense se dépêche d’arriver, nous aurions le temps d’organiser une soirée d’ouverture.
D’ailleurs, elle est où Hortense ?

Hortense ? HORTENSE ?

Pip'en bois ! Toujours en retard celle-là. Et quand je pense qu’on ouvre dès la fin de semaine.
On monte une auberge pour que les voyageurs aient un lieu de repos, pour que les bordelais viennent se restaurer, et le bout d'son nez ne s'est toujours pas montré.

HHHOORRRTTEENNNNSSEEEEE !!!!!!!!!!!!!

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 416769Portrait

Hortense avait été pendant plusieurs années dame de compagnie d'une châtelaine de Saint-Emilion. C'est cette vieille dame qui lui avait permis d'apprendre à lire et à écrire et d'obtenir une certaine culture, ainsi qu'un savoir-faire de bonne ménagère.

C'était une jeune fille douce, souriante mais avec un caractère bien trempé.

Elle était ravie d'avoir obtenu ce travail et elle allait s'appliquer à satisfaire l'aubergiste. Elle avait quelques idées pour la bonne marche de cette auberge et voulez, si Messire Hubert Vallette lui donnait des responsabilités, les mettre rapidement en application.

Elle arrivait les bras chargés de victuailles et de fleurs des champs, quand elle entendit Hub qui criait son nom.

Oui, Oui, j'arrive ! Je reviens du marché.

Elle alla à la cuisine déposer les viandes et légumes et trouva au passage un vase.

Regardez ! Pour mettre un peu de gaité dans la grande salle.

Elle déposa le vase au milieu de la plus grande des tables.

Voilà ! Que voulez-vous que je fasse maintenant ?

--Hubert_valette a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 1007201243241129966432419
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Pip'en bois ! Hortense, mais où étais-tu donc fourrée ?
Enfin tu es là, c'est le plus important.

Commence par t'occuper des chambres. J'ai tout dépoussiéré, mais il faut y mettre de la chaleur. Je gage que ta féminité saura faire cela.

Moi, je vais m'atteler à mettre une affiche sur le panneau d'affichage de la Halle pour annoncer l'ouverture.


Laissant Hortense aux chambres, Hub tira la langue et commença son affiche.

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 643941Portrait

Hortense alla visiter les chambres pour avoir une idée de l'embellissement quelle pouvait leur apporter puis, elle redescendit dans la cuisine pour préparer des bouquets de fleurs.
C'est Dame de Taillebourg de Saint-Emilion qui lui avait appris qu'on pouvait faire des bouquets avec toutes sortes de fleurs. Aussi, Hortense avait ramassé dans les champs toutes les fleurs de graminées et était rentrées avec une énorme brassée.

Elle trouva sur les étagères des cruches, des gobelets en terre cuite et se mit, avec art, à faire des bouquets.
Renoncules, fleurs de carottes sauvages, coquelicots et marguerites, disposés en assortissant les couleurs allaient donner une touche féminine.

(du 20 juillet 1458 au...) 779139fleursdeschampscs5_1_ (du 20 juillet 1458 au...) 103492052634138_c444835394_1_

Après avoir mis les bouquets dans les chambres et sur les tables de la grande salle, elle repartit à la cuisine préparer les légumes qu'elle avait achetés au marché, mit le jarret de porc à dessaler dans une jatte d'eau fraîche et les miches de pain frais dans le garde-manger.

Voilà, se dit-elle, Hub va certainement avoir envie de préparer un bon repas dès qu'il va revenir de mettre son affiche à la Halle.

--Hubert_valette a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 1007201243241129966432419
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Bien que sa panse pantaguelique l'empechait de voir ses pieds, Hub revenait à l'auberge à pas de géant.
Ce n'est qu'en arrivant au pas de la porte qu'il s'offrit un temps de répit, mettant la main contre le mur, et s'affaissant un peu.


Ppffiioouuuu..... Fuuuuu......

Y'a pas à dire Hub, va te falloir faire attention à ce que tu ingurgites.
A ce rythme, tu risque plus de rouler que de marcher.

Enfin, pip'en bois. Voilà une bonne chose de faite. L'affiche est mise, la bourgmestre est prévenue, il ne reste plus que les clients.


HHHOORRTTENNNSSEEEE !!!!!!!!!!!! JE FILE A LA CUISINE PREPARER LE REPAS ! SI DES CLIENTS ARRIVENT, JE TE LAISSE LES ACCUEILLIR !

Et enfilant son tablier, Hub se dirigea vers la cuisine.
Ce n'est qu'en arrivant devant la porte qu'Hub se retourna pour regarder la salle.


Mais ?... Des fleurs !!! Voilà une douce attention.
Je savais bien que cette Hortense était une perle. J'ai vraiment bien fait de l'engager.
Foi de moi, si quelqu'un ose tenter de la biscotter, je l'envoie d'un coup de panse jusqu'en Grèce pour qu'il tate des moeurs locaux.

Bon, c'est pas tout ça, mais le repas va pas se faire tout seul.


Hub fila à la cuisine, et commença à faire chauffer la cheminée, tout en fredonnant :

Gentil client,
pour faire bombance,
cont'ton argent,
j'ai ma pitance,
Gentil client
Pour ton repos,
L'argent v'nant sonnant,
Les chamb'sont en haut...

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 897912Portrait


Hortense riait en l'entendant...

Oui, oui, je vais les recevoir, ne vous inquiétez pas, et ne vous énervez pas, c'est mauvais pour votre cœur.

Elle vérifia les nappes, les couverts et si les verres étaient tous bien nets.

Puis alla trouver Hub à la cuisine. ..

Désolée d'interrompre votre chanson, mais je viens d'avoir une idée. Vous revenez de la Halle mettre l'affiche mais, il serait bien de vous rendre au bureau de la douane pour prévenir la Dame de l'ouverture de l'auberge, puisque c'est là que les voyageurs se rendent en premier.

Elle regarda Hub pour voir sa réaction.

Qu'en pensez-vous ?

--Hubert_Valette a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 1007201243241129966432419
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AAARRRGGGLLLLL....
Humpf.Humpf. Humpf... Rrrreuuuu...


Hub failli s'étrangler en entendant Hortense. Faut dire qu'elle le surprenait en train de gouter un morceau de lard, du porc qu'elle avait acheté.

PIP'EN BOIS HORTENSE ! Tu veux donc que la Malmort me saisisse ?, dis Hub tout en cachant le morceau dans son dos.

Hein ? Quoi ? Que j'aille à la douane ? Je suppose que tu as raison, Hortense.

Hub posa le morceau de lard, s'essuya les mains sur son tablier avant de l'oter et de le jeter sur la chaise attenante à la table.

Allons mon gros Hub, te voilà de nouveau en vadrouille à courir mille lieux, et suer sang et eaux.

Hub pris son ventre à deux mains, et parti jusqu'à la douane.
Mais juste avant de sortir, il se reoturna et dit à l'intention d'Hortense :


Et pour ton information, je ne faisais que vérifier la qualité de la marchandise.

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 989176Portrait

Hortense le regarda partir...

Mon Dieu ! se dit-elle, il va falloir le mettre au régime sinon il va me faire une attaque d'apoplexie et là, adieu Auberge !

Elle profita de son absence pour aller voir s'il restait assez de lard et de jarret pour le repas des prochains clients...

Hub, n'avait fait que goûter, sans doute pour se rendre compte qu'Hortense n'achetait que des denrées de bonne qualité. Elle en profita pour changer l'eau.

Ralas a écrit:
Vidin était tellement occupé que Ralas partit seule se promener au bord du Lac, quand elle vit que la vieille auberge était de nouveau ouverte.
Elle eut brusquement envie de faire la connaissances des nouveaux propriétaires, et loqueta la porte.

Une douce clochette annonça son entrée et une très jolie jeune fille vint à sa rencontre.

"Bonjour, je suis Ralas et passant devant la porte j'ai vu que vous aviez ouvert l'auberge et j'ai eu envie de faire votre connaissance. Vous êtes la nouvelle propriétaire ?"

Ralas profitait de la conversation pour regarder la salle. Elle la trouvait à son goût, grande, des tables propres et bien décorées et le grand feu dans la cheminée donnait une ambiance chaleureuse.

"C'est très joli, ça donne envie de venir dîner. Je vais venir avec mon fiancé, dès qu'il travaillera un peu moins. Mais en attendant, peut-être que je pourrais consommer une boisson fraîche ? Qu'avez-vous à me proposer ?"

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 547607Portrait


Hortense regardait la jeune femme, première cliente ! Quelle aubaine !

Oh non ! Je ne suis pas la patronne ! C'est Messire Hubert Vallette le maître de ce lieu, d'ailleurs, je pense qu'il ne va pas tarder, vous allez pouvoir faire sa connaissance. Le pauvre homme, il ne sait plus où donner de la tête, vous allez voir, il n'est plus très jeune...

Vous avez besoin d'un rafraîchissement ? Oui, j'ai du jus de fraises, tout frais.


Hortense se hâta à la cuisine pour satisfaire la première cliente de l'auberge.

--Hubert_Valette a écrit:
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Jean rentrait tranquillement en charrette.

Yohoo !
Choppe de bière à boire
En rose tu me fais voir,
Où donc est ta p’tite sœur,
Qu’elle me montre le bonheur...


Il avait d’abord fait une halte à la taverne des amis de Pinte, afin de rendre le retour de la douane moins difficile pour sa santé. Et puis sur le marché, il avait vu une charrette à vendre avec un âne pour la conduire.

Pip’en bois, s’était écrié le gros aubergiste. En voilà une bonne idée. Hortense aura tout le loisir de conduire cette charrette et de transporter les marchandises. Elle ne courbera pas sous le poids, ainsi.

Et c'est ainsi qu’il arriva jusqu’à l’auberge.

En entrant, Hub s’adressa à Hortense.


HORTENSE ? Viens donc voir ! J’ai une surprise pour toi.
C’est alors qu’il aperçu une Dona.
Pip’en bois ! Une cliente !
Hub se précipita jusqu'à elle, manquant presque de se prendre les pieds dans le tapis, et s’inclina respectueusement, ce qui faisait ressortir son ventre encore plus, si cela est possible.

Bonjour Dona. Bienvenue à l’Auberge du Lac. Je m’appelle Hubert Vallette, mais tout le monde m’appelle Hub.
Enchanté de vous rencontre Dona. Hortense s'occupe t'elle de vous ?
Hortense ? HORTENSE ?
Où est-elle encore?
Veuillez nous excuser Dona, nous venons d'ouvrir, et nous faisons mille choses à la fois.
Que pouvons nous vous offrir ?
Pip'en bois ! HHHOOORRRTTTEEENNNNSSSEEE !!!

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 547607Portrait

Hortense qui était à la cuisine en train de préparer le pichet de jus de fraises pour la Dame et qui entendait Hub hurler son nom, se demanda bien comment il avait jusqu'à maintenant fait sans elle...

Elle haussa les épaules mais lui dit avec sa douceur habituelle.

Oui ! Oui ! J'arrive !

Elle servit à la Dame un grand verre et lui laissa le pichet sur la table.

Une surprise pour moi ?

Elle laissa Hub la guider dehors.

Oh ! Une charrette ! Merci ! Que ça va être pratique pour aller au lavoir et au marché. D'ailleurs, je vais vous laisser, elle lui glissa à l'oreille : elle m'a dit qu'elle s'appelait Ralas, et pendant que vous faites le repas, je vais aller au lavoir.

Hortense avait projeté de laver tous les draps qui avaient recouvert les meubles. Ils allaient en avoir besoin pour les futurs clients.

Je vous laisse, tout est prêt pour faire la potée, les légumes sont nettoyés et la viande est maintenant dessalée. Elle lui murmura : mais attention, ne goûtez pas trop… Et je compte sur vous pour faire bonne impression à Dame Ralas et valoriser votre auberge, j'ai l'impression que c'est une dame très connue à Bordeaux, elle peut nous apporter une clientèle de choix.

Avant de partir, Hortense retourna auprès de Ralas et, toujours très affable, lui dit avec un large sourire.

Merci, Dame d'être venue nous rendre visite, je vous laisse en compagnie de Messire Hub, je pars au lavoir. Vous serez toujours la bienvenue surtout qu'ici, je n'ai que le travail et je ne connais encore personne, donc votre visite me touche encore plus.

--Hubert_valette a écrit:
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Jean prêta l'oreille au chuchoti d'Hortense :

Bien ma foi ! oui Hortense, vas-donc au lavoir.
Et prends soin des draps,
lui cria Hub pendant qu'elle s'en allait.

Veuillez excuser Hortense, votre Seigneurie. Mais des fois, sans moi, j'ai l'impression qu'elle ne pourrait s'en sortir.

Adonc. Hortense m'a dit que vous vous appeliez Ralas ?
Que pouvons nous vous offrir ? Souhaitez-vous manger un peu ? Nous avons une potée pour laquelle les Saints se damneraient, si vous me passez l'expression.
Je peux même vous proposer une tablée en terrasse, si vous le souhaitez. Ainsi vous mèlerez le plaisir gustatif au plaisir des yeux.


Tout en disant cela, Hub montrait de la main la direction de la terrasse, invitant la Dona à s'assoir.

Comment donc se passe la vie à Bordeaux ? Les nouvelles sont bonnes ?

Ralas a écrit:
Ralas regardait l'aubergiste qu'elle trouvait très sympathique mais surprenant... Quel contraste avec sa servante... Mais c'est certainement ce qui allait faire le charme de cette auberge. Elle sentait que tout Bordeaux allait en faire son lieu de sorties.

"Non merci, Messire, le jus de fraises va me suffire. Mais je vous promets de venir dîner, un soir, avec mon fiancé et de parler de votre auberge et de votre accueil à mes amis.
La vie à Bordeaux est sereine, les gens sont sympathiques et heureux d'y vivre. Même si en ce moment le marché manque de certains produits, je suis certaine que ce n'est que temporaire. Et ayant vu l'énergie de "votre" Hortense je suis sure qu'elle va revenir, chaque fois, avec les meilleurs produits".


Ralas se leva, sortit sa bourse de sa besace avant de vouloir partir vaquer à ses nombreuses occupations.

"Combien je vous dois ?"

--Hubert_Valette a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 1007201243241129966432419
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Bien qu'un peu déçu que Dona Ralas ne veuille rester manger, il n'en montra rien.

Rassurez-vous Dona Ralas, vous ne nous devez rien. Vous êtes la première cliente, et c'est donc un plaisir pour la maison de vous l'offrir.



Mais j'y pense ! Attendez, je reviens de suite !

Hub fila jusqu'à la cuisine. On entendit alors du vacarme et du fracas, comme quelqu'un qui cherchait quelque chose dans un bazar ambiant.

Ah ! Te voilà toi ! cria Hub de la cuisine.

Puis, Hub revint tenant une bouteille à la main, et machant le reste de lard.

Gloups, fit-il en l'avalant d'un trait.

Voilà pour vous Dona Ralas.
C'est un cadeau de la maison. Une bouteille de Chateau Granin Grand Poujeaux, de 1452. C'est une bonne bouteille, soyez-en assurée.
Ainsi, quand vous parlerez de l'auberge à vos amis, vous pourrez leur faire gouter nos produits.

En tout les cas, merci à vous Dona pour votre visite, ce fut un plaisir. Nous espérons vous revoir rapidement.


Hub raccompagna alors la Dona jusqu'à la porte, marchant en courbette.

Ralas a écrit:
Ralas le regarda de nouveau, attendrie par ce vieux bonhomme qui cachait sa gentillesse sous des allures de rustre. Et elle sentait que le cadeau n'était pas uniquement commercial mais qu'il cachait un grand cœur.

Quand elle était enfant, son précepteur qui venait du pays des pharaons, lui avait appris qu'on disait chez lui "albe abyate" ce qui veut dire littéralement "avoir le cœur blanc". Ralas avait compris que cet homme avait le cœur blanc...

"Merci, Messire Hub, votre cadeau me touche. Je suppose que c'est Hortense qui s'occupe de mettre des fleurs sur toutes les tables, donc, lors de ma prochaine visite, je porterai des roses de mon jardin".

Elle partit en direction du Lac en lui faisant un signe de la main.

--Hubert_valette a écrit:
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Hub regardait la Dona s'en aller, lui adressant également un signe de la main.

Eh ben ! Charmante. Vraiment charmante cette Dona Ralas.
Si tous les bordelais sont forgés du même bois, y'a pas à tortiller, la vie sera belle ici.

Bon, c'est pas tout cela, mais il m'en faut retourner à mes fourneaux.


Et Hub reparti en cuisine, l'esprit guilleret et les yeux frisouillants, pensant qu'il se devait de vérifier la qualité des légumes.

--Hortense a écrit:
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Hortense arriva à l'auberge avec Bourriquet qui tirait la charrette remplie de provisions.
Hub, devait être à la cuisine, aussi Hortense ne demanda pas d'aide, vida la charrette et arriva à la cuisine plus chargée que Bourriquet.

Tenez Hub, il y a du choix pour vos prochains repas. Si vous voulez, je vais mettre le cochon dans le saloir et la viande rouge pourra être pour demain, je vais la mettre au frais.

Elle partit dans le puits, remonta le seau, y mit la viande, le redescendit et regagna la cuisine.

Voilà, Hub, la viande de bœuf est au frais dans le puits. Et les miches de pain sont dans des linges et rangées dans le garde-manger.

Pandacool a écrit:
Voilà trois jours que Pandacool et Phyladelphia attendaient au cadastre que leur soit attribué officiellement leur ferme et leur logement.
Heureusement ils pouvaient dormir, tant bien que mal, dans le bureau de Pandacool, mais ce n'était pas vraiment idéal!
Panda avait entendu parler d'une auberge qui avait réouvert ses portes et avait hâte de faire une surprise à son amie. Il l'amena à proximité et feignit de la découvrir.

"Oh tiens, on dirait l'auberge dont je viens d'entendre parler. J'ai oui dire que les propriétaires étaient bien sympathiques et font tout pour essayer de satisfaire leurs clients. Allons voir!".

Ils aperçurent une grande terrasse ombragée, vide, mais acceuillante.
Panda invita Phyla à s'asseoir.


"Voyons ce qu'ils nous proposent"

Phyladelphia a écrit:
La terrasse était ombragée par de la vigne suspendue
Il y faisait merveilleusement bon

Oui c'est une trés bonne idée Panda...
Crois-tu qu'il aurait des chambres ici ?
J'aime bien ton bureau mais... je reve d'un bon bain...
Alors... qu'y a t'il au menu ?

--Hubert_valette a écrit:
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Hub était occupé dans la cuisine. Il surveillait la potée qui chauffait lentement sur le feu.
Et pour patienter, il lorgnait sur une courgette :


Madame courgette, ne me tentez pas comme cela. Sachez que vous finirez forcément dans une bouche. Et si ce n'est la mienne, ce sera donc celle d'un autre.

Il était ainsi affairé à tailler le gras, quand il entendit du bruit en terrasse.

Je gage qu'Hortense est rentrée du lavoir, et qu'elle arrange un peu le dehors. allons donc voir ce qu'elle mijote encore.

Et c'est arrivant sur la terrasse qu'il vit les deux personnes assises.

Pip'en bois des clients ! Et Hortense qui n'est même pas là à accueillir.

Il se précipita jusqu'à eux, tout en essuyant ses mains sur son tablier.

Bonsoir Dona ! Bonsoir Messire ! Charmé de vous rencontrer.
Je m'appelle Hubert Vallette, mais je vous en prie, appelez moi Hub.


Tout en disant ces mots, Hub inclinait son gros ventre.

Désolé de n'avoir pas pu vous accueillir comme il se doit, l'Auberge vient d'ouvrir et nous courons partout avec Hortense.
Que puis-je pour vous ?
Désirez-vous boire un verre de vin ? J'ai un Haut-Médoc fameux qui se boit comme du petit lait, si vous me passez l'expression. Mais si vous préférez les bourgognes, nous avons un Aloxe Corton de 1451 qui est vrai délice.
Mais peut-être souhaitez vous manger ? Nous avons une délicieuse potée aux choux qui est prête et qui n'attend qu'une chose : que quelqu'un lui fasse son affaire.

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 864904Portrait

Hortense arriva en courant, elle était partie ajouter des légumes au frais dans le puits.

Bonjour Dame, bonjour Messire, je suis Hortense. Désolée, j'étais partie au puits.

Hortense alla vite chercher une nappe blanche, deux couverts et au passage prit un bouquet sur une des tables de la salle.

Pendant qu'Hub, vantait son bon vin, Hortense dressa le couvert devant le couple. Elle termina par le petit bouquet qu'elle plaça en face de la dame.

Pandacool a écrit:
"Bonjour..... Hub, bonjour Hortense...! Heureux de vous connaitre!
Quel charmant endroit et quel acceuil!
Mon amie Phyla et moi sommes affamés! Personnellement, je me laisserais bien tenter par votre potée aux choux..... et tiens à vérifier vos dires. Voyons ce Haut Médoc......!
Je suis moi-même caviste et ai une des plus belles collections de vins de la ville. D'ailleurs je vous inviterai à visiter ma cave.... C'est en ville, sous le bureau de Pandacool... facile à trouver!
Je ne sais ce que prendra Phyla, mais préparez nous également un petit dessert maison!

A propos, nous attendons toujours les clés de notre nouvelle demeure au cadastre. N'auriez vous pas une chambre pour une ou deux nuits, pourvue d'une salle d'ablations, car nous avons besoin de nous rafraîchir!
La plus calme possible car nous avons besoin de repos, surtout Phyla qui a parcouru une très longue route pour venir me rejoindre à Bordeaux!"

--Hubert_Valette a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 1007201243241129966432419
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Hub écoutait les paroles du Messire.
Des clients pensait-il, et des gens charmants qui plus est. Mon Gros Hub, cette ville est de plus agréable. Tu as bien fait de venir ici. Si tout le monde est comme eux, la vie va couler douce. Et en plus, ce monsieur est caviste, et l'invite à sa cave.


Pip'en bois Messire. Ainsi donc vous êtes caviste ?
Je viendrais avec plaisir. Nous discuterons cépages, et je vous ferais gouter quelques trouvailles que j'ai pu réaliser durant mes pérénigrations de jeunesse. Des vins avec des robes presques aussi belles que celle de votre Dame. Avec une couleur rubis, dont l'éclat est éblouissant. Et quant-au parfum ? Des senteurs de sous-bois, où si vous fermiez les yeux, vous verriez presque les écureuils passer rien qu'au goût.

Mais je parle, je parle, et je n'ai pas pris le temps d'entendre ce que votre dame désirait.


Et vous Belle Dame, avez-vous choisi ?

Et rassurez-vous gents damoiseaux, nous avons des chambres spacieuses et confortables. Un grand lit moelleux, des tonneaux pour les ablutions, et même des latrines dans les chambres si vous le souhaitez. D'autant que la vue est des plus magnifique : le lac de Bodeaux. Au petit matin, en ouvrant les fenêtres, vous verrez le lac se réchauffer en faisant une légère buée qui monte au ciel à mesure que le soleil se lève, pednant que deux trois oiseaux discutent entre eux. C'est un enchantement.

Mais je parle, je parle, et je n'ai vous toujours pas écouté Dona. Que prendrez vous ?


D'autant que les chambres, c'est Hortense qui s'en occupe plus particulièrement. Et vous verrez, c'est une perle. Les draps sont toujours propres et doux, avec un parfum de miel, que je ne sais pas comment elle fait.

Pip'en bois Hub ! Voilà que je disserte à présent, et je ne laisse pas la Dona me dire son choix.


Je vous écoute, Dona.

Puis, Hub, s'approcha un peu du Messire, et lui glissa discrètement :
Si vous le souhaitez Messire, je peux chanter une petite sérénade de votre part à votre Belle quand vous serez dans la chambre. C'est selon votre désir Messire.

Phyladelphia a écrit:
Phyla sourit amusée par le messire Hub

Profitant de quelque seconde de silence et dit


Je prendrait comme messire Panda s'il vous plais
Avec juste un doigt de vin, et une caraffe d'eau


Elle avait a peine fini sa phrase que messire Hub reprennait

Tirlititi a écrit:
Tirli se dépoussiéra tant bien que mal avant d'entrer dans l'auberge .
Celle-ci avait l'air bien tenu, elle espérait pouvoir s'y restaurer et y dormir .
Elle s'avançait jusqu'à un petit comptoir... , quand un Messire alla a sa rencontre...
Bonjour Messire , nous sommes a la recherche mon fiancé et moi même d'une auberge .
Nous devons rester une ou deux nuit et aimerions savoir si vous avez des chambre ou nous puissions dormir !!

Elle regardait autour d'elle espérant ne pas encore avoir à passer une nuit dehors et au contraire pouvoir se laver ...

--Hubert_Valette a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 1007201243241129966432419
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S'étant enfin tu, Hub pu entendre la commande de la Dona.

Très bon choix Dona, si je puis me permettre. Je fonce de suite vous chercher tout cela.

Hub fila à la cuisine, mais s'arrêta en chemin, voyant les deux voyageurs.

Pip'en bois ! Bonjour Dona. Bonjour Messire.

Hub s'inclina.

Bienvenu à l'Auberge du Lac. Vous n'auriez pu faire meilleur choix. Nous avons les lits les plus douillets, et les mets les plus délicieux.

Hub alla derrière le comptoir et en sorti une clef qu'il remis à la Dona.

Elle est au premier étage, la seconde porte sur la gauche. vous y avez une salle des ablutions privée qui est attenantes, et les latrines sont évacuées chaque jour. Le lit est fait, et vous verrez, il est des plus douillet.

Souhaitez vous également vous restaurer un peu ? Je peux vous proposer une place en terrasse, deux seigneurs de Bordeaux y sont actuellement. Peut-être pourront-ils vous apporter quelques réponses si jamais vous avez des questions. sinon, il vous est également possible de faire monter le repas dans votre chambre si vous préférez un peu plus d'intimité, dit Hub avec un clein d'oeil.

Veuillez me pardonner si je ne monte pas vos bagages, mais Hortense, qui travaille avec moi, est absente pour un moment, ce qui fait que je suis seul et débordé.
Si vous avez besoin de quoi que ce soit, vous criez mon nom comme ceci : HHHHUUUUUUBBBBB !!!!


Je vous laisse le temps d'apporter le repas aux autres clients. A tout de suite, Dona et Messer.

Puis Hub envoya son gros ventre vers la cuisine, avec le reste du corps qui suivit.
Il pris son plateau, y posa deux potées, une carafe, et une grosse miche de pain. Il y plaça également le Chateau Beaumont de 1438.
Il allait partir, quand il se reoturna, reposa le plateau. il pris alors une carotte, et y croqua dedans à pleine dents.

C'est que ça donne faim de courir comme cela.
Bon, Zou Hub. Fais pas attendre les clients.

Il reprit le plateau et retourna en terrasse. Il posa les deux potées devant Dona Phyladelphia et Messer Pandacool, le pain et la carafe d'eau.
Puis, il versa quelques gouttes de vin dans le verre du seigneur, et attendit qu'il goûte avant de servir une franche rasade.

Pandacool a écrit:
En connaisseur, Panda huma le vin, et déjà un sourire apparut sur son visage. Il n'avait nul besoin d'y goûter pour reconnaître un bon cru.
Un sourire illumina son visage.
Il leva son verre pour admirer la belle couleur rubis du précieux breuvage, puis lentement tournat son verre pour que les aromes subtils puisent se développer. Finalement, après avoir mangé un petit bout de miche, il but une petite gorgée...


" Merveilleux, Hub, il dégage quelques subtils parfums qui se marieront parfaitement avec la potée que nous avons choisi.
Hum remplissez nos verres, celui de la Donna également, car après ce repas, nous n'auront pas grande route à parcourir pour retrouver la chambre."


Il laissa l'hôtelier s'occuper des autres clients arrivés entre-temps et prit la main de Phyladelphia. Il leva son verre

"A nous, à notre installation, à nos amis et à Bordeaux!"
Cela bouge enfin. Notre ferme est achetée, notre cave bien remplie n'attend que les clients, sous peu nous achèterons ton champ.
Dame Eloin m'a donné toutes précisions concernant notre future demeure et j'en attends les clés sous peu.
Nous nous sommes déjà faits de nombreux amis et avons, à proximité de chez nous, cette auberge merveilleuse où nous pourrons venir les jours où tu n'auras pas le temps de préparer à manger. De plus, elle est tenue par des gens aimables et charmants!

Phyladelphia a écrit:
Phyla adorait l'écouter parler
Elle souriait et le regarda lui remplire son verre

Oui, je me rejouis d'avoir mon champs
Mais tu vas devoir m'apprendre beaucoup de chose
Tu es tellement plus rafiné que moi avec mes origines simple
J'ai peur de mal me comporter pour être a tes cotés

Phyla lui caressa doucement la main

J'espère que jamais tu ne resentira une gene a ma presence...
C'est peut-être sa qui me rend un peu timide...
Mais je te promet d'apprendre ... trés vite...


Elle lui sourit, et pris sa main pour l'appliqué sur sa joue...

--Hubert_valette a écrit:
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Satisfait que le Messire aprécia le vin, et les voyant discuter entre eux, Hub les laissa, le temps de retourner en cuisine.

Hub, si tu penses bien ce à quoi tu penses, tu tiens là une bonne idée.

Il prit alors deux cannelés, une bouteille de Sainte Croix Dumont 1452, et deux verres, et déposa le tout dans la chambre de Dona Phyladelphia et Messire Pandacool.

Comme cela, si une petite envie leur prend durant la fin de soirée, ils pourront à loisir en profiter.
Et puis, ils ne s'enivreront pas que de regards ainsi.


C'est heureux de sa petite idée qu'il redescendit à la cuisine, et qu'il mit une touche finale aux desserts qu'il avait préparé pour les clients.

Enfin, attendant qu'on l'appelle, il retourna en salle, se mit derrière le comptoir et recommença à laver ses verres.

Phyladelphia a écrit:
Phyla mangeait avec bonheur
Elle avait un peu la tete qui tourne par le vin que lui avait servit Panda
Mais elle en était à l'eau maintenant

C'est trés bon n'est-ce pas ?
Je me rejouis de pouvoir preparer de bon petit plat aussi
Dit... j'en aurait le droit ?


Elle regarda Panda interogative ce demandant vraiment ce qu'elle osera faire ou ne pas faire au domaine...



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MessageSujet: Re: (du 20 juillet 1458 au...)   (du 20 juillet 1458 au...) EmptyVen 1 Oct - 13:52

--Hubert_Valette a écrit:
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Hub, qui avait lavé tous ses verres, se demanda comment se passait le repas du Messire et de la Dona.

Il se dirgiea donc à la terrasse, jusqu'à eux.


Dona, Messire. Comment se passe le repas ? Tout va pour le mieux ? Vous désirez autre chose peut-être ?

Pandacool a écrit:
"A vrai dire, un petit dessert, léger, après cette délicieuse potée, ne serait pas de refus. Là, je suis curieux de vvoir ce que vous allez nous proposer. Puis rapidement un petit digestif et nous irons, sans tarder, tâter la qualité de votre literie! "

--Hortense a écrit:
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Hortense s'était éclipsée intentionnellement parce qu'elle estimait qu'avec des clients importants comme messire Panda, damoiselle Phyla ainsi que les voyageurs, c'était à Messire Hub de se faire connaître. Elle n'était qu'une servante, prête à travailler le mieux possible, avec ses mains et son cerveau, mais quand même qu'une servante...

Elle se dirigea vers la terrasse.

Hub, avez-vous besoin de moi ? J'étais juste de l'autre côté du chemin, au bord du lac.

Hortense fit un de ses plus beaux sourires à tout le monde et attendit les ordres.

--Hubert_Valette a écrit:
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Hub ne put s'empecher de faire sursauter sa panse en entendant Hortense.

Pip'en bois ! Hortense ! Te voilà enfin. Tu étais encore en vadrouille ? Va donc me chercher les deux gauffres qui se trouvent sur la table dans la cuisine. Et avant, n'oublies pas de les napper de la compote de pommes, d'une main légère, comme un nuage.

Pendant ce temps là, Hub parti à la cave. Il y prit une bouteille qui semblait cachée, au fond.
Remontant, il passa par le comptoir pour y prendre quatre tout petits verres, et revint jusqu'à la Dona et le Messire.


C'est bon Hortense ?
Puis, se tournant vers le couple, et tout en posant les verres :
Dona, Messire, vous allez me goûter cela. Cette bouteille appartenait à feu ma Tantine Louison, qu'Aristote veille sur son âme. C'est une recette spéciale, à partir d'ingrédients qu'elle avait acheté à un marin. vous m'en direz des nouvelles.
Et si vous êtes d'accord, Hortense et moi-même serions ravi de trinquer avec vous.
Hortense ? Les gauffres sont prêtes ?

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 581640Portrait

Hortense se dirigea d'un pas léger vers la cuisine et revint avec deux superbes gaufres, dorées, croustillantes et nappées de compote de pommes.

Elle servit d'abord Dame Phyla puis Messire Panda.

Je vous souhaite une bonne fin de repas.

Elle avait entendu les dernières paroles de Messire... Il proposait qu'elle trinque avec eux... elle qui ne buvait jamais d'alcool, elle se demanda, brusquement, quel effet ça allait lui faire, ce qui la fit sourire.

Hortense passa derrière Hub et lui murmura :

Ne soyez pas fâché, je reviens du Lac, là juste de l'autre côté du chemin. D'ailleurs dès que nous serons seuls, il faut que je vous en parle.

Pandacool a écrit:
Panda était curieux de nature, mais se doutait de ce que lui réservait Hub.
Il leva son verre à leur rencontre, attendit qu'Hortense et Phyla aient mis les lèvres sur ce digestif inhabituel, les vit toutes deux instantanément
rougir et toussotter.

Il les regardait en souriant et fit en clin d'oeil à Hub en disant:

"Pipe en bois!".

Tous éclatèrent de rire, heureux de passer une merveilleuse soirée!

--Hubert_Valette a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 1007201243241129966432419
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Bien qu'ayant avalé son verre d'un trait, Hub failli tout recracher en entendant les mots du Messire.
Il partit à la place dans un rire gros et gras, comme sa panse.


Messire, vous moqueriez-vous du pauvre Hub ? dit-il avec un sourire malicieux.

Ce digestif, c'est ce que Tantine Louison appelait du Rhum aux épices. Il y a toute sorte de chose là-dedans, dont je n'arrive même pas à me rappeler le nom. Mais le goût, bien qu'inhabituel, reste bien en bouche et, ma foi, n'est pas des plus déagréable.

Gentes, nous allons à présent vous laisser. Hortense et moi-même devons faire la vaisselle, et préparer le petit-déjeuner de demain matin.
J'espère que le repas vous a satisfait. Vous avez une surprise dans la chambre, si vous souhaitez continuer votre soirée plus intimement.


Puis, Hub débarrassa, et parti en cuisine, non sans s'être incliné reespectueusement devant la Dona et le Messire, son ventre en touchant presque le sol.

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 515969Portrait

Hub, pressait Hortense ce qui l'obligea à boire son verre d'un coup, comme disent les Messires en taverne - cul sec...
Une horrible brûlure lui descendit jusqu'au fond de l'estomac et ses joues s'empourprèrent...

Oui, je vous suis à la cuisine mais avec cette boisson, vous allez me faire mourir...

Hortense partit en riant et en sautillant... Peut-être à cause de Tantine Louison...

--Hubert_Valette a écrit:
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C'est l'oeil frisouillant qu'Hub arriva à la cuisine en compagnie d'Hortense.

Il posa directement la vaisselle dans le bacquet d'eau, et commença de suite à nettoyer.


Pip'en bois ! voilà de charmantes personnes que cette Dona Phyladelphia et ce Messire Pandacool. Agréables et gentils tout plein.

Tout en frottant les assiettes, Hub se tourna vers Hortense.

Adonque Hortense, tu voulais me dire quelque chose tout à l'heure ?
C'est le moment vas-y, je t'écoute.
Et je profite d'ailleurs pour te remercier pour l'excellent travail que tu abats depuis notre arrivée à Bordeaux. Sans toi, je ne m'en serais jamais sorti.

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 966408Portrait

Hortense regarda Hub surprise du compliment, mais l'apprécia grandement, même si elle n'en avait pas l'habitude. Il est vrai, que Chez Dame Adélaïde de la Huchette de St Emilion, qu'elle avait eu le droit d'appeler Dame Adélaïde et, chez qui elle avait travaillé depuis son plus jeune âge, on ne lui disait jamais que c'était bien, mais l'absence de reproche voulait le dire… sans doute.

Elle a eu à St Emilion beaucoup de travail mais en contrepartie, Dame Adélaïde, a veillé sur éducation et sur son instruction et lui a appris à aimer les belles choses.

Oui, Messire Hub, je vais vous en parler tout à l'heure dès que nous aurons fini la vaisselle.

Tout en essuyant et en vérifiant que cette vaisselle était parfaite, Hortense repensait à sa vie passée.

Sa mère était servante chez Dame Adélaïde et son père jardinier, lorsqu'une terrible maladie de poitrine les emporta tous les deux à quelques jours d'intervalles. Hortense n'avait que six ans et on décida de la garder au château. Dame Adélaïde n'avait jamais eu d'enfants et elle s'attacha à Hortense.

Elle lui a appris à lire, à écrire et plus grande, Hortense a eu accès à la bibliothèque ce qui lui a permis de s'apercevoir qu'elle aimait la littérature, la poésie et l'art en général.
Les œuvres d'Homère, qu'elle a lu plusieurs fois et le poème "Sur la rose" de Sappho, furent ses préférés, elle se souvenait encore des vers de "Sur la Rose"… Si Jupiter voulait donner une reine aux fleurs, la rose serait la reine de toutes les fleurs....

Les grognements d'Hub qui avait fini la vaisselle la fit revenir à la réalité…

Pardon, j'étais partie dans mes pensées… Oui, je voulais savoir où en était votre projet de mettre quelques barques pour que vos clients puissent faire une promenade sur le Lac après leur repas ? Si c'était juste une idée ou un vrai projet ?

Elle regarda Hub et se demanda, brusquement, si elle n'était pas trop osée de poser cette question. Mais trop tard, c'était dit… Donc, elle continua.

Je suis allée voir le vieil embarcadère. Pour le remettre en service, il n'y a juste que quelques planches à changer et les deux barques ne prennent pas l'eau, il faut les repeindre, mais pour ça je pourrai vous aider.

Pandacool a écrit:
Depuis longtemps, toutes les lumières de l'auberge s'étaient éteintes, sauf celles de la chambre de Panda et Phyladelphia.
Soudain, un porte grinca un peu et un peu de lumière envahit le couloir.

Sans un mot de crainte de réveiller quelqu'un, il déposa la bouteille de vin, vide, déposée par leurs hôtes devant la porte de leur chambre.

Il repensait à leur soirée.


"Quels gens charmants!" pensa-t-il puis il alla se coucher; Phyla dormait déjà!

--Hubert_Valette a écrit:
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Hub vaquait à son baquet quand Hortense lui rappela le projet des barques.

Pip'en bois !!! Les barques !!! Mais où donc avais-je eu la tête ces derniers temps ? Mais bien sur, les barques !

Tu fais bien de me le rappeler Hortense. Je m'en occupe dès demain, si les clients se font attendre.


Mais en attendant, file Hortense. Vas donc te reposer un peu. Tu as déjà bien oeuvré pour aujourd'hui. Je m'occuperais de la vaisselle seul.

Et aussi du reste de potée se dit intérieurement Hub, ne découvrant sa pensée que d'u.n sourire malicieux.

--Hubert_Valette a écrit:
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Hub se réveilla tôt ce matin.

Il alla directement en cuisine, remis des buches sur le feu et prépara le petit déjeuner de Dona Phyladelphia et Messire Pandacool qu'il mit sur un plateau.
Il prépara un second petit déjeuner à l'attention d'Hortense, non sans avoir auparavant prélevé sa dime ventrale.

Puis, il laissa un mot à Hortense :


Citation :
Hortense,
Je pars au lac réparer le ponton et les barques.

Je te laisse le soin d'apporter le petit déjeuner aux clients.

Hub

Enfin, une fois son ventre rassasié, Hub pris ses outils, quelques planches, et parti en direction du lac.

--Hortense a écrit:
Hortense avait dormi plus qu'à l'accoutumée et, après une toilette rapide, elle se précipita à la cuisine où elle découvrit le mot d'Hub.

Elle prit le plateau et alla frapper à la porte du couple Pandacool et Dame Phyla. C'est Messire Pandacool qui ouvrit et la remercia de cette gentille attention.

Son petit déjeuner avalé, Hortense partit vers le lac.

(du 20 juillet 1458 au...) 961854forest_princess_front_1_1_

La brume matinale faisait un voile de mariée sur le lac, quelques pêcheurs partaient vers le large et le passage d'Hortense sur la berge faisait sauter les poules d'eau. Elle s'arrêta pour les observer mais elles étaient si rapides, qu'elle ne pouvait qu'apercevoir leurs becs jaunes lors de leur disparition dans le lac.

En passant près des ronces, Hortense mangea quelques mûres et repéra les plus grosses pour faire, dans les prochains jours, de la très bonne confiture.

Quand elle arriva près d'Hub elle le trouva très affairé dans la réparation du ponton. Elle lui tendit sa paume ouverte et lui présenta les mûres qu'elle avait cueillies pour lui.

Tenez, c'est pour vous ! lui dit-elle avec son plus beau sourire.

Messire Pandacool et Dame Phyla, sont en train de déjeuner dans leur chambre et moi, je viens vous aider à consolider ce ponton.

Joignant le geste à la parole, Hortense lui tendit une planche neuve.

--Hubert_Valette a écrit:
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Tout affairé à son travail, Hub n'avait pas entendu Hortense arriver.

--Hortense a écrit:
Tenez, c'est pour vous !

Pip'en bois Hortense ! Tu m'as flanqué la frousse à venir dans mon dos.

Puis, Hub parti dans un rire, pour masquer sa surprise.

Tu n'aurais pas due venir m'aider, c'est un travail par trop fastidieux pour une frêle demoiselle.

Hub prit la planche que lui tendait Hortense.

Mais je suis content que tu sois venu. As-tu vu comme le lac est agréable et beau, avec la brume qui se lève, et les poules d'eau qui se réveillent ?

Hub se rendant compte qu'il faisait preuve de sentimentalisme, se ressaisi bien vite.

Tiens Hortense, passes-moi donc l'autre planche qui traine, à ta droite.

Et Hub continua à réparer le ponton et les bateaux, tout en chantant :

Jolies petites barques,
Accueillez donc tous les amoureux,
Vous allez flotter sur le lac,
Donnez leur un sourire heureux...

--Hortense a écrit:
La chanson d'Hub fit passer un voile de tristesse dans les yeux d'Hortense.

Elle n'avait pas d'amoureux et n'en aurait sans doute jamais mais elle imaginait le plaisir que l'on devait éprouver d'être aimée, choyée et de se voir belle dans les yeux d'un homme…

Elle fit en sorte de vite dissiper cette ombre qui noircissait ses grand yeux bleus pour regarder le lac et profiter de la beauté qu'il offrait en ce début de journée.

La brume disparaissait au fur et à mesure que le soleil montait dans le ciel, les pêcheurs étaient partis au loin et, certainement, que dans un silence religieux, chacun regardait le bouchon de sa ligne.

(du 20 juillet 1458 au...) 640351forest_princess_back_1_1_

Hortense enleva ses chausses et osa un pied dans l'eau, elle était fraîche mais si Hub n'avait pas été là, elle se serait dévêtue et aurait plongé dans le lac.

Oubliant ses pensées elle passa la planche à Hub.

C'est une excellente idée de mettre des barques à la disposition de vos clients. Si vous le désirez je pourrai faire une belle affiche à l'entrée de l'Auberge.

Elle aimait cette entente avec Hub qui, même avec son caractère bougon, était un homme de cœur et, lui laissait des initiatives pour l'Auberge était important pour Hortense.

--Hubert_valette a écrit:
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Hub affairé sur le ponton, laissa deux secondes son travail pour admirer le lac.

La brume terminait de se lever et de s'en aller, comme un nuage qui s'envolait.
Tout semblait si calme et si serein. Hub ne put s'empecher de penser à Fancine.
Ah sa Fancine. Sa si belle Fancine. Fraiche comme un soleil qui se levait, comme une rosée sur une rose naissante.
Sa si douce Fancine qui était morte en couches, il y a de cela 25 étés. Elle était partie voir le médicastre pour revenir avec leur fille. Au lieu de cela, c'était le médicastre qui était venu lui annoncer la terrible nouvelle. Fancine était morte, et leur fille qui venait de naitre avait elle aussi trépassée durant l'accouchement, le cordon autour du cou.
N'étant pas baptisée, il avait du l'enterrer discrètement. Il l'avait placé sous un grand chène, au bord d'un lac comme celui-ci. Pour ne pas risquer l'excommunication, il avait creusé la nuit durant, lui rendant un dernier hommage au petit matin. Un petit matin comme celui-ci, sous lequel il réparait le ponton.

Hub tourna alors ses yeux vers Hortense. Elle avait presque l'âge de sa fille, et l'avoir trouvée l'emplissait d'un bonheur tranquille. Elle n'était pas sa fille, bien sur que Hub le savait. Mais il ne pouvait s'empecher de la regarder avec les yeux amoureux d'un père.

Lorsqu'elle mis un pied dans l'eau, Hub sorti de ses rêveries et lui dit :

Attention à toi Hortense, l'eau est froide et le fond descend rapidement !

Il failli se lever pour la rattraper, mais la voyant ne pas aller plus loin dans l'eau, il se ressaisit, lui disant juste :

Tu as raison, Hortense, pour l'affiche. Je te laisse t'en ccuper, moi j'ai presque fini. Il ne me reste que la dernière barque.

Et Hub repris son travail, tentant de chasser ses pensées en pensant qu'il était bien temps de remplir sa panse.

--Hortense a écrit:
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Hortense se retourna et regarda Hub. Elle vit sur son visage une expression qu'elle n'avait encore jamais vue, un mélange de tristesse et de tendresse. Elle se demanda quel était son secret et surtout pourquoi, il la regardait avec presque de l'amour paternel dans les yeux.

Elle abandonna le bord du lac est revint vers lui.

Le résultat est probant, je vais vite faire une belle affiche. Remontez-vous avec moi ? Vous devez avoir faim ? Avant de venir, je vous ai fait rissoler du lard, je n'ai plus que des œufs à casser dessus.

Voyant qu'il avait fini la dernière barque, Hortense lui tendit la main pour l'aider à revenir sur le chemin.

--Hubert_Valette a écrit:
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Hub, toute affaire cessante, prit la main d'Hortense, et se releva d'un bond.
Faut dire qu'elle savait trouver les mots justes. Les mots qui sonnaient un air de douceur aux oreilles d'Hub.
Des oeufs au lard... Hummm... Voilà qui sonnait bien aux oreilles. Hub entendait déjà la rissolle du lard sur la poële. Il voyait le blanc de l'oeuf, passer du transparant au blanc, pour ensuite carameliser un peu, tout en enfermant le lard.


Pip'en bois, tu as raison Hortense !
Nous travaillons, nous travaillons, mais nous en oublions notre deuxième petit déjeuner.

Très bonne idée tes oeufs au lard, dis Hub d'un oeil gourmand. D'autant plus si l'idée te prend de rajouter quelques tranches de patates avec.

Hub commença à remonter avec Hortense vers l'Auberge, quand il se retourna pour vérifier la vue des barques.
Tout semblait aller. Les barques étaient réparées, le ponton semblait bien solide maintenant.
Hub se rendit compte d'un coup qu'il avait chassé ses idées noires. D'ailleurs, non : ce n'était pas lui qui les avait otées, c'était Hortense avec sa gourmande idée.


Hub continua alors le chemin avec Hortense, et se pris d'un sourire. Un sourire paternaliste, et surtout d'un remerciement intérieur pour cette si bonne Hortense, qui avait toujours les bonnes idées au bon moment.

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 349175Portrait

Quand Hub parla de patates, Hortense le regarda.

Oui, je veux bien en rajouter, il y en a de bouillies d'hier. Mais une seule lui dit-elle en souriant.

Arrivés à l'Auberge, ils étaient seuls, Messire Panda et Dame Phyla n'étaient pas encore descendus de leur chambre. Hortense se précipita dans la cuisine et servit Hub après, bien entendu, avoir ajouter la patate dans la poêle…

Je vous laisse manger, je vais préparer l'affiche.

Au château, elle avait appris la calligraphie et même les enluminures mais ce matin c'est une affiche assez simple qu'elle fit sur un joli parchemin.
Elle alla la fixer sur la terrasse et fière de son travail elle retourna dans la cuisine pour que Messire Hub vienne la voir.

(du 20 juillet 1458 au...) 781465Affiche_barques_redim

Elle le trouva encore attablé, il avait fini ses œufs au lard mais avait trouvé dans le garde-manger, un reste de tarte aux pommes.
Hortense lui fit les gros yeux…

Je ne veux pas me fâcher, mais pour votre santé je vais être obligée de contrôler votre nourriture. Et à partir de maintenant, je prendrai tous mes repas avec vous.

Ne voulant pas paraître trop sévère avec lui, avec un geste affectueux, elle posa sa main sur la sienne.

D'accord ? Et maintenant, venez-vous voir mon affiche ?

--Hubert_valette a écrit:
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Encore une fois, Hub se faisait prendre la main dans le sac. Enfin dans le sac, dans la tarte serait plus précis et plus près de la vérité. Il faut dire aussi que son odeur l'avait appelé, une bonne odeur de pommes marinées dans la crème.

Contrôler ma nourriture ?
Hub prit peur.
Nous verrons cela Hortense, nous verrons cela. Nous aurons bien le temps de nous préoccuper du volume que j'ingurgite.
Et puis mon ventre est quand même bien grand. Il me faut le remplir à sa mesure.

Hub rit pour se donner bonne conscience.

Quant-à prendre nos repas ensemble, ce sera un plaisir.

Hub souhaitant vite détourner la conversation d'un sujet facheux, alla regarder l'affiche.

Elle est parfaite cette affiche Hortense. Rien à dire, juste à admirer.

Bon. Je m'en vais maintenant préparer le repa de ce midi. Nos clients voudront surement quelque chose à grignoter.

Et Hub parti en cuisine, préparer un gigot de mouton aux mogettes, tout en supputant qu'il y aurait surement quelques miettes qui tomberaient malencontreusement dans sa bouche.

--Hortense a écrit:
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Hortense le regarda partir en cuisine, ne fit aucun commentaire mais n'en pensait pas moins… Tu vas voir mon brave Hub que je vais faire diminuer ta panse et te faire retrouver l'entrain physique de tes trente ans… se dit-elle.

Elle sourit en pensant à la guerre de la panse qui allait avoir lieu entre elle et Hub…
Elle avait un amour paternel pour cet homme et savait que pour qu'il ait une longue vie, ce n'était qu'au prix d'une vie saine. En plus, elle l'imaginait avoir été beau, lorsqu'il n'avait pas ce double menton et cette panse rebondie…

Pour le surveiller sans en avoir l'air, elle alla le rejoindre à la cuisine et ce mit à peler l'ail, hacher du lard gras et couper le persil pour les ajouter aux mojettes en fin de cuisson.

Pendant que tout ça mijote, si vous veniez vous asseoir avec moi à l'ombre, actuellement je lis un livre de poésie que j'aimerais bien vous montrer. Mais vous avez peut-être d'autres projets, je ne voudrais pas vous obliger ?

--Hortense a écrit:
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Hortense s'installa confortablement à l'ombre d'un figuier et ne voyant pas Hub venir la rejoindre elle se dit qu'elle était ridicule de vouloir lui montrer son livre de poésie, ça ne devait pas l'intéresser. Elle aurait dû lui proposer de lui parler de ses projets pour l'auberge, là il serait venu et aurait été intarissable.

Elle se plongea dans sa lecture qui l'emmena dans un autre monde... Le monde des rêves...

--Hubert_Valette a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 1007201243241129966432419
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Hub venait enfin de finir son gigot aux mogettes. Le tout cuisait tranquillement dans la cheminée.

Il se retourna pour proposer à Hortense un en-cas, mais vit que celle-ci était déjà parti lire son recueil de poésie.


Pip'en bois, se dit-il. Hortense est déjà en train de lire, et je n'ai même pas pris le temps de lui répondre.
Son idée de poésie est une rudement bonne idée. Elle me fera un peu de lecture, et aggrandira ma culture. Je m'en vais vite la rejoindre, mais avant, je vais prendre quelque chose pour elle, pour me faire pardonner.


Hub se dirigea vers le garde manger, et pris quelques fruits : raisin, framboises et autres. Il découpa délicatement le tout après les avoir laver, et mis les morceaux dans deux bols, en récupérant un peu de jus qu'il mis dans une bouteille.

Parfait se dit-il, deux salades de fruits avec de quoi se rafraichir.

Hub mis le tout dans un panier, et alla rejoindre Hortense.

Elle était assise sous un figuier, lisant paisiblement.
Hub vint sans bruit jusqu'à elle.


Hortense, pardonne mon retard.
Puis-je m'assoir à tes côtés, et écouter ta poésie ? Tu me feras la lecture et tenteras ainsi de me rendre moins grossier.


Hub s'assis à côté d'Hortense, et sorti les bols du panier, ainsi que la bouteille.
Si jamais tu as un peu faim ou soif.

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 135433Portrait

Hortense vit arrivé Hub, un peu penaud son panier au bras. Plus elle regardait cet homme, plus elle apprenait à le connaître et plus elle éprouvait de la tendresse pour lui. Contrairement à ce que l'on pouvait penser, c'était un cœur tendre qu'il cachait, tant bien que mal, derrière son air bougon.

Elle le regarda attendrie et ferma quelques minutes son livre de poésie.

Vous savez penser à tout, vous, pour me faire plaisir ! Oui, je veux bien manger et boire un peu puis, je vous lirai un passage de mon livre et ensuite on pourra donner nos impressions et nos ressentis sur le texte.

Les bols rangés dans le panier, la bouteille vidée, Hortense ouvrit son livre à une page où les enluminures étaient de bleu et d'or et, d'une voix haute et claire, elle commença sa lecture.

Le conteur d'océan

Dans mes rêves de gosse, il était un navire
Amoureux de flots bleus et de blancs goélands.
Le ventre des rochers abritait un empire
Où régnait un vieil homme, un conteur d'océans…

Dans mes rêves de gosse, un jour je dus choisir
Entre mon lit douillet et les déserts mouvants ;
Je n'ai pas hésité, suis allé m'endormir
Près du berceau des praires,
Dans les sables brûlants…

Mon ami le marin, parfois, faisait escale
Dans des ports en vacances…
Délaçant mes sandales,
J'accordais une danse
Aux vagues en partance…

Dans mes rêves de gosse, il était un navire,
Il était un empire
Où régnait un vieil homme, un conteur d'océans…

Mes beaux rêves de gosse
Je n'ai pu retenir…
Je suis devenu grand, plus grand que le navire
Sa coque est éventrée…
Plus de vagues à séduire.

Mon ami le marin, aussi s'en est allé
Dans les déserts mouvants tous mes rêves chavirent,
Sombre dans le tombeau
Des praires oubliées…


Hortense se tut, sa voix aussi avait sombré dans le tombeau et ce sont des yeux mélancoliques qui se levèrent vers Hub et qui l'intérrogeaient sur son ressenti…

Edité pour correction d'orthographe : viel > vieil

--Hubert_valette a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 1007201243241129966432419
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A l'écoute du poème, Hub commença par se demander quel gout pouvait bien avoir le goéland. il se souvenait d'une discussion avec un marin, lui disant que cet animal avait le gout d'une dinde, en plus iodé.

Mais très vite, ses pensées culinaires firent place à un sentiment de mélancolie et de tristesse. D'ailleurs, en terminant, Hortense le regarda d'un air de peine.


Pip'en bois Hortense. Ton poème est bien mélancolique.

Je ne sais que te dire. Je n'ai qu'un esprit grossier et si peu de culture.

Je dirais que l'auteur semblait triste d'avoir perdu son enfance et qu'il le regrette. Que pour ma part, le passé, c'est le passé. Même si j'espère que le marin reviendra pour le gamin.
Je dirais aussi que tu lis très bien, et qu'en t'entendant, j'avais l'impression d'être sur le bateau. je m'imaginais déjà, vidant les poissons pechés ou nettoyant le foc.
Je dirais enfin que tu as l'air bien pensive et triste en lisant ce poème.

Et toi, Hortense, pourquoi as-tu choisi ce poème, et qu'as-tu ressenti en le lisant ?

--Hubert_Valette a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 1007201243241129966432419
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Voyant Hortense qui gardait son air triste et mélancolique, Hub' chercha à lui remonter un peu le moral comme il put.

Mais à moi de te réciter un poème, chère Hortense.
Il n'est pas aussi galant que le tien, mais à y penser, j'en ai déjà les frissons qui me remontent le ventre.
Je l'ai apprise il y a fort longtemps, auprès de mon maitre, Cyrilus de la Lignac.


Hub' se mit alors debout, joignant ses mains dans son dos, comme un écolier récitant sa leçon.
Il se concentra quelques secondes, cherchant à se le remémorer, et commença à déclammer.


Dans la cuisine où flotte une senteur de thym,
Au retour du marché, comme un soir de butin,
S’entassent pêle-mêle avec les lourdes viandes
Les poireaux, les radis, les oignons en guirlandes,
Les grands choux violets, le rouge potiron,
La tomate vernie et le pâle citron.
Comme un grand cerf-volant la raie énorme et plate
Gît fouillée au couteau, d’une plaie écarlate.
Un lièvre au poil rougi traîne sur les pavés
Avec des yeux pareils à des raisins crevés.
D’un tas d’huîtres vidé d’un panier couvert d’algues
Monte l’odeur du large et la fraîcheur des vagues.
Les cailles, les perdreaux au doux ventre ardoisé
Laissent, du sang au bec, pendre leur cou brisé ;
C’est un étal vibrant de fruits verts, de légumes,
De nacre, d’argent clair, d’écailles et de plumes.
Un tronçon de saumon saigne et, vivant encor,
Un grand homard de bronze, acheté sur le port,
Parmi la victuaille au hasard entassée,
Agite, agonisant, une antenne cassée.



Hub' s'arreta alors, se pourlechant les lèvres à l'évocation de toutes ces merveilleuses denrées.
Puis, il regarda Hortense, pour voir si elle était sorti de sa peine.

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 161082Portrait

Hortense était surprise de se rendre compte qu'en grattant un peu la carapace d'Hub, on trouvait chez cet homme rustre, une grande sensibilité.

Et bien, dites donc, Hub vous avez une sacrée mémoire !

Je sais que vous êtes un grand gourmand mais vous devez aussi vous souvenir de d'autres poésies ?

Moi, j'ai choisi de vous lire celle-là parce qu'elle représente la nostalgie d'un homme voyant son enfance disparaître et aussi elle montre son amitié pour un vieil homme qui meurt un jour...

Elle le regarda en souriant avant de continuer.

Je n'ai pas eu une enfance telle que la rêve une petite fille. J'ai été obligée de devenir "grande" rapidement et parfois, je me penche sur les ressentis que j'ai eu quand j'ai perdu mes parents.

Christophelecolomb a écrit:
le jeune couple arriva dans cette belle ville de Bordeaux depuis le limousin et Limoges leur ville natale mais la d'y voir des querelles de clocher et de voir partir leurs amies un a un .

a peine arrivée il était a la recherche d'une auberge pour y passer la nuit après s'être renseigner en ville on leur indiqua le chemin d'une auberge .
l'auberge du lac ,ils reprirent leur cheval et prirent la direction du lac ,lieu paissible et si merveilleux eux qui n'avait jamais vu encore d'un si grand lac furent surpris de voir un si bel endroit immense en pleine nature d'entendre les oiseaux gazouiller avec une lègère brise ..

arrivée au pas de la porte l'auberge avait l'air calme comme elle pouvait être belle aussi .

Chris fit descendre de cheval son amour en faisant attention a elle .elle était fatiguée du voyage mais si heureuse d'être avec lui elle se toucha le ventre en passant ses mains dessus comme si elle berçait déja leur futur bébé ...

Chris prit le temps de lire la pancarte et frappa a l'entrée de l'auberge un long silence puis il décida de pousser la lourde porte la le lieu était propre et majestueux a voir ,mais l'aubergiste devait être occuper ou devait flaner au bord du lac ou pêcher sans doute ... mais Chris donna de la voie

BOnjour il y a quelqu'un on aurait voulu une chambre pour la nuit si possible un grand lit et et un repas pour la nuit voire peu être plus si la ville nous plait

Chris sonna la cloche qui ce trouver sur le comptoir d'entrée mais personne répondu il laissa un parchemin sur le comptoir en demandant une chambre pour la nuit en précisant qu'ils repasseraient plus tard le temps de découvrir la ville ...

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 962206Portrait

Hortense avant entendu la cloche mais le temps qu'elle arriva du fond du jardin, il n'y avait plus personne.

Trouvant le mot sur le comptoir, elle se hâta d'aller préparer la meilleure chambre ainsi qu'un repas réconfortant pour des voyageurs.

Une bonne soupe, du jambon, des légumes rissolés et un far breton.

Xanthipremier a écrit:
[devant l'Auberge]

Cela faisait une semaine que les charrettes étaient reparties pour Agen, emmenant son trousseau, ses meubles et ses servantes. La Damoiselle, chevauchant son genet d'Espagne était accompagnée de son chien. Elle ne s'arrêtait que pour se restaurer et pour permettre à sa monture de prendre du repos. Elle était pressée mais pas au point de tuer l'animal.
Elle descendit de monture, laissant la rêne au gamin de l'écurie :


Voici un denier. Occupe toi bien de ma jument et je t'en donne un autre à mon départ.


Elle secoue sa cape, vérifie sa coiffure et pousse la porte de l'Auberge.

[dans l'Auberge]

La tresse bien serrée que lui a fait Mahault tient encore. Quelques mèches s'échappent mais la natte est toujours là. Elle ne doit donc pas trop ressembler à un épouvantail.

Ola ! Bonjour ! Quelqu'un ?

La salle, spacieuse, claire, dans laquelle elle entre, sent la cuisine et semble propre.
Elle s'avance et marche de long en large, non d'impatience mais pour dégourdir ses jambes, le wolfhound la suit, ne la lâchant d'une semelle. C'est comme un ballet bien roder. L'un ne gênant l'autre dans ses mouvements.

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 693182Portrait

Hortense sortit de la cuisine et découvrit une Dame dans la grande salle.

Bonjour ma Dame, je suis Hortense, j'aide Messire Hubert dans cette auberge. Que désirez-vous ? Un bon repas ? Une chambre ?

Hortense la regarda et lui fit un grand sourire. Elle la trouvait très belle et admira sa grâce.

Je peux vous proposer une soupe toute chaude, du jambon avec des légumes sautés et pour terminer un far breton. C'est très simple, et j'en suis un peu désolée.

Xanthipremier a écrit:
Xanthi vit apparaitre une charmante jeune femme. Elle était souriante et d'accueil agréable.

Un repas, je prendrai juste un repas et la nourriture de mon cheval.

Elle lui rend son sourire.
Elle sent la faim la tirailler à l'énoncé du menu.


Je peux vous proposer une soupe toute chaude, du jambon avec des légumes sautés et pour terminer un far breton.
Merci. Ce sera parfait, je vous assure. Où puis-je m'assoir ?


Elle suit la jeune femme qui l'installe à une table près de la fenêtre. Le soleil entre à flots, un bel automne se prépare.

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 517022Portrait

Hortense avait installé la damoiselle à la meilleure table, près d'une fenêtre d'où elle pouvait voir le lac.

Et en attendant de la servir, elle lui apporta un verre de jus de mures bien frais et une grande carafe d'eau.

Malheureusement, vous n'aurez pas le plaisir de faire la connaissance de Messire Hubert, il est actuellement un peu souffrant. Pourtant, je suis certaine qu'il aurait été content de vous recevoir. C'est un vieux Messire un peu bougon mais qui a un cœur d'or

Hortense dressa rapidement le couvert pour la damoiselle avec la plus belle vaisselle de l'auberge, le tout sur une nappe qu'elle avait elle-même brodée.

Elle fila vite à la cuisine et revint avec une soupière fumante, des tranches de jambon présentées en cornets et le plat de légumes.

Damoiselle, je vous souhaite un très bon appétit. Ensuite il y a du far breton aux pruneaux d'Agen. N'hésitez pas à m'appeler si vous avez besoin de quelque chose, je suis juste à côté.

Hortense grâce à l'éducation reçue au château par Dame de Taillebourg de Saint-Emilion était une jeune fille discrète et même si elle avait envie de parler avec cette belle Damoiselle, elle alla au fond de la salle et se mit à faire des bouquets de fleurs pour mettre dans chaque chambre. Mais sans quitter du coin de l'œil la jeune femme et s'assurer que tout aller bien.

Xanthipremier a écrit:
Xanthi remercia, écouta la jeune servante lui parler de Messire Hubert. Elle aimait les vieilles gens qui savaient la sagesse et la patience.
Elle regarde la belle vaisselle, caresse les broderies de la nappe, savoure le jus de mûres.
Dame Premier lui a fait apprendre beaucoup de choses, comme diriger un domaine mais à oublier d'autres choses, comme broder une nappe.


Merci beaucoup Hortense.


C'est de bel appétit que la gamine mange la soupe et le jambon. Elle donne à Hoax une tranche, qu'il prend doucement, lui léchant les doigts au passage.

--Hoax a écrit:
Hoax lécha les doigts gentils . Ce morceau de jambon lui a calé tout juste une dent creuse lui permettant d'attendre et de chasser un lièvre sur la route.
Ils rentraient sur Agen, mais l'animal était heureux partout où elle allait.


(du 20 juillet 1458 au...) Hoax10

Il se couche à nouveau aux pieds de sa maitresse, le temps pour elle de manger son dessert.

--Hortense a écrit:
Hortense avait débarrassé la table et déposé une grosse part de far devant la Damoiselle.

Puis-je vous offrir autre chose ? J'ai porté de la nourriture à votre cheval mais votre chien doit avoir faim, me permettez-vous de lui donner à manger ? Comment s'appelle-t-il ?

Hortense avança doucement sa main vers l'animal.

Xanthipremier a écrit:
Hmmmmm !

La gamine se régalait. Elle mangeait de tout, aimait goûter et découvrir.
Hortense s'approcha.

Autre chose ?
Merci Hortense. Pourrai-je avoir encore un peu de jus de mûres ?
Vous avez nourri mon cheval ? Mais j'ai donné un denier à un garnement pour qu'il s'en occupe.


Elle cherche dans sa bourse, donne un denier à la servante pour son travail.

Il s'appelle Hoax, il ne vous fera rien mais ne le nourrissez pas.
Le chien toujours couché lève la tête, il sait à l'instant que l'on parle de lui. Elle sourit, ajoute :
Faites attention ce chien est un charmeur.
Elle s'arrête, souffle à la servante :
Regardez-le bien, vous allez rire. Et c'est un fou de Soule.

L''animal de très grande taille réagit à l'instant, s'assoit, pose sa truffe sur la table. La damoiselle laisse perler son rire et lui flatte le flanc.

--Hoax a écrit:
[dans l'Auberge]

Hoax avait entendu le mot " Soule"
Il se lève, pose la tête sur la table et entend rire. La main de sa maitresse le flatte . Elle parle de lui.
La deux pattes qui a servi sa maitresse approche une main doucement. Il se laisse caresser. Il adore les papouilles et les apprécie. Il lui jette un regard de chien "battu", c'est qu'il resterai bien encore, mais Xanthi se lève.
Ils vont reprendre la route. Elle s'étire, laisse quelques écus sur la table.
Elle remercie la jeune servante :


mercipourvotrémablakeuille tenéprené vousachèteréun'coif'


Elle lui donne un autre denier.
Hoax la suit à nouveau, chien fidèle qu'elle a sauvé du froid et de la neige. Il mourrait pour elle.


[à l'Écurie]

L'animal la regarde, il ne perd aucun de ses gestes :
Elle retrouve sa monture, reposée, pansée, prête au départ. Elle remet ses bottes, se fait aider du garnement et lui lance une piécette, puis part au trot.
Il fait bon, la route sera belle.

--Hortense a écrit:
Hortense se met sur le pas de la porte pour voir partir la jeune Damoiselle et lui fait un signe de la main.

(du 20 juillet 1458 au...) 534598fp_overcoat2_2_1_

Ralas a écrit:
Ralas était un peu triste trouvant Bordeaux bien vide. Elle repensait à son ami Jean qui lui avait promis, avant de partir, de lui faire faire un tour de barque sur le lac. Il fallait qu'il revienne vite s'il voulait encore profiter des derniers beaux jours.

C'est, perdue dans ses pensées, qu'elle prit la direction de l'auberge. La cloche de la porte tinta et Hortense la reçue.

"Bonjour Hortense, je vous avais promis, il y a déjà quelques temps de vous porter des roses de mon jardin, je viens de vous choisir les plus belles".

Ralas déposa dans les bras d'Hortense une brassée de roses anglaises.

"J'ai aussi appris que Messire Hub était souffrant, j'espère que ce n'est pas trop grave ?"

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MessageSujet: Re: (du 20 juillet 1458 au...)   (du 20 juillet 1458 au...) EmptyLun 24 Jan - 1:49

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 938774Portrait

Bonjour Damoiselle Ralas, je suis ravie de vous voir. Messire Hub est un peu souffrant, mais ce n'est pas grave. Il va revenir très rapidement à l'auberge. Il est parti se reposer dans sa famille à la campagne.

Hortense ne pouvait pas dire que si Hub n'aimait pas autant la bonne chair, il serait plus en forme. Donc, elle s'arrêta là sur les explications de l'indisposition d'Hub.

Et vous comment allez-vous ? J'ai appris que vous aviez beaucoup de travail. Mais, venez nous voir plus souvent ça nous fera bien plaisir.
Asseyez-vous, je vais vous chercher une boisson rafraîchissante.


Hortense partit à la cuisine et revint avec un pichet de jus de mûres puisque c'était encore la saison.

--Hubert_valette a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 1007201243241129966432419
____________________


Sur les chemins, en marchant,
Tout doucement, tout doucement,
Sur les chemins, tout en mangeant,
Tout doucement, tout joyeusement...

Ploum ploum ploum ploum...


Hub' avançait, l'oeil guilleret et le sourire aux lèvres. Bien que parti souffreteux chez son frère Richard, il revenait en pleine forme...

Ce n'est qu'en arrivant devant l'Auberge, qui sembla changer du tout au tout. Se courbant, et prenant la figure du malade, Hub' entra en gémissant, et peinant dans sa marche, comme si chaque pas était un épreuve.


Il poussa la porte d'entrée, en lâchant un râle :

Rrrrraaaaaaahhhhhh...

A l'intérieur, se tenait Hortense. C'est bonne chère Hortense, si précieuse pour lui. Mais hor de question pour hub' de le reconnaitre. Sa fierté le lui interdisait. C'estpourquoi il alla s'affaler sur la première chaise.

Se tenant les côtes, Hub' se pris à gémir un peu plus...


A Ma Doué... Comme je souffre.... Comme j'ai mal...

Puis, il jetta un coup d'oeil rapide et discret vers Hortense pour voir sa réaction, s'apercevant seulement à ce moment de la présence de la daunaseila Ralas avec qui elle discutait.

Pip'en bois ! Dauna Ralas.
C'est un plaisir de vous voir.
Vous me pardonnerez de ne point me lever à votre rencontre, mais mon mal ne me quitte pas,
dit Hub' en se plaquant les mains sur ses côtes.
Une mauvaise patate pour sur, qui m'a mise dans cet état.
Et j'étais parti chez mon frère me soigner, mais je ne pouvais laisser Hortense assumer seule la tenue de l'Auberge. C'est pourquoi je reviens, même si je souffre le martyr... AAaaaaaaaïïïïïïïeee...


Regardant Hortense, Hub' s'adressa à elle.

Aaaaïïïeee-tu préparé sa chambre ?
Je t'auraïïïïs bien aidé, mais vois-tu, ma panse me fait encore souffrir mille diable.


Se retournant vers Ralas.

Mais je vous en prie, Daunaïïïïeee.... Asseyez-vous donc... Hortense va nous apporter un petit quelque chose à grignoter, pendant que nous discuterons... Ouillle...

Regardant alorsHortense, avec des yeux que même un chien battu n'aurait pu avoir :
Hein Ma chère Hortense ? Tu vaïïïïee bien faire celaïïïïee.... pour une cliente ?

Ralas a écrit:
Ralas était contente de voir arriver Messire Hubert mais se rendant compte qu'il souffrait, elle alla près de lui.

"Hortense m'a déjà offert une boisson rafraîchissante, du jus de mûres de sa fabrication, d'ailleurs délicieux.

Je vois que vous souffrez, attendez ! Je suis apothicaire et infirmière".


Ralas farfouilla dans sa besace et en sortit une fiole.

"Hortense, s'il vous plait, apporter-moi un verre rempli d'eau à moitié".

En possession du verre, Ralas compta minutieusement les gouttes et le tendit à Hub.

"Buvez ! dans quelques minutes vos douleurs seront calmées.
Oui, je sais c'est très, très mauvais au goût, c'est très amer. Mais quand on ses malade, il faut se soigner..."

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 409287Portrait

Hortense était ravie de voir Hub' de retour, elle s'avança vers lui et une main sur son épaule, elle lui fit un sourire compatissant puis, discrètement elle fit un clin d'œil à Ralas.
Elle n'était pas dupe, elle connaissait Hub'... Mais elle décida de jouer le jeu.


Mon pauvre Hub' je vois que vous souffrez beaucoup. Maintenant que vous avez bu la potion de Damoiselle Ralas, ça va aller mieux et la chambres c'est pour vous que je la prépare. Venez, je vais vous aider à monter l'escalier.

Demandant à Ralas de l'excuser quelques instants, elle força Hub' à se lever. Elle passe le bras d'Hu' sur son épaule et le prenant fermement pas la taille, elle était bien décidée à le mettre au lit. Ne doit-on pas se soinger quand on est malade, se dit-elle avec un sourire intérieur.

Lui dédiant son plus beau sourire.


Aidez-moi un peu ! Vous êtes lourd sur mon épaule.

--Hubert_valette a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 1007201243241129966432419
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Voyant le breuvage de la Dauna Ralas, Hub' prit une couleur verdatre de peur.

Que me réserve t-elle, se demanda t-il.

Mais fi ! Puisqu'il avait commencé son manège, il fallait bien donner le change, et boire cette décoction.

Hub' pris fébrilement le verre dans une main qu'il faisait trembler, espérant ainsi faire tomber le verre. Mais seules quelques gouttes réussirent à s'échapper.

Hub' regarda Ralas, peu rassuré.

Vous êtes sure de votre potion Dauna ?

Voyant son air assuré, Hub pris son courage à deux mains, et avala d'un trait le breuvage.

PPPOOOOOUUUUUUAAAAHHHHH !!!!!

Hub venait de tout recracher, et se prenait violement le ventre.

AAAAIIIIIIEEEEE !!!! Mon ventre !!!
Ma Doué !
Je vous remerciaïiiiie, Dauna Ralas... Je suis désoléaïïïe, mais ma panse, à l'approche de votre breuvaïïïge, m'a tout fait recraïïïïcher... Je suis sur qu'elle aurait été efficace, et j'espère que lques gouttes seront païïïïïïïïssé.


Puis, Hortense se proposant de l'emmener se reposer, Hub se laissa faire.
Ma douce Hortense. Je suis désolé de te donnaïïïïïe tant de mal. J'aurais..... J'aurais tant voulu ne pas être une charge pour toi.

Puis, Hub' se laissa un peu plus tomber sur l'épaule d'Hortense.
J'essaïïïïïïerai de ne pas t'encombrer, et de sortir rapidement du lit.

Arrivé dans la chambre, Hub' se traina lamentablement jusqu'au lit, sous les yeux d'Hortense.
Puis, une fois qu'elle s'en fut partie retrouver la cliente, Hub' se redressa. Il se défit de sa chemise, ouvrit les draps et s'enfonça dans le lit, en sifflotant.


Pip'en bois !!!
Enfin de retour
, se dit-il, le sourire aux lèvres et se préparant à plonger dans un doux sommeil.

--Hortense a écrit:
[Quelques jours plus tard]

Messire Hub' était parti sur la place Ducale porter toute une charrette de victuailles destinées à tous les spectateurs qui allaient venir voir la pièce de Messire Vidin.

Il avait laissé une liste à Hortense qui se hâta, panier au bras, vers le marché.


(du 20 juillet 1458 au...) 944345Hortense_en_tenue_simple4

Les achats, faits, je vais aller le rejoindre sur la place, se dit-elle.

Pandacool a écrit:
Panda arriva à l'auberge en compagnie de Souveraine qui était son invitée.
Une bonne odeur de cuisine s'échappait par la fenêtre.
Pourvu qu'Hub et Hortense soient là. Ils n'ont pas leur pareil pour assurer un bon service et faire du passage à l'auberge un moment inoubliable.

Panda s'avança dans la grande salle de restaurant, bientôt suivi par Princesse et appella :

"Ohe Hub, Hortense, une belle table pour une invitée de marque!"

Après dix minutes d'attente qui parurent une éternité, Panda se retourna confus.
"Désolé, vraiment, mais il n'y a personne! Ils auraient dû fermer la porte! Allons plutôt faire un tour en barque et ensuite, nous irons manger à la taverne."

--Hortense a écrit:
Hortense qui arrivait de la place ducale pour venir se changer aperçut Messire Panda en compagnie d'une jeune femme, en train de prendre le chemin de l'embarcadère.

Bonjour Messire Panda, bonjour Damoiselle !
Vous désirez déjeuner ?
Je peux, pendant que vous allez faire un tour en barque, vous préparer un bon repas.

Maegorn55 a écrit:
Vêtue de vêtements de voyage, elle retire son capuchon.
La Fatigue marquée sur son visage lui faisait paraître bien des années de plus que ses 17 printemps.
La jeune femme pousse la porte. Un sourire doux lorsqu'elle s'appuie au comptoir.

" Pardonnez moi mais auriez vous de quoi me restaurer.
Je ne reste pas longtemps. "

La jeune femme sort quelques écus et regarde: personne ne l'entend.

[Quelques instants plus tard]
La jeune femme prend une assiette et mange au comptoir un peu de ragoût.
Laissant ses écus, elle s'en va, comme une ombre.
Ne laissant comme vestige, que quelques écus et une assiette propre.

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 547607Portrait

Hortense qui était partie laver des légumes au puits, arriva avec son panier pour constater que quelqu'un était venu, avait mangé et était reparti...

Elle se dit qu'elle en parlerait à Messire Hub' et qu'il fallait mettre une cloche plus grosse à la porte.

Arnaudix a écrit:
Arnaudix l'avait promis à Vivie, aussi il prit sur son temps et passa par l'auberge, pour réserver.

Se dirigeant vers la porte, ou il allait entrer, il s'arrêta net à côté de la chaine situé à portée de main d'une grosse cloche posé un peu plus haut. Il actionna donc la chaine, la cloche tinta comme prévu, puis il attendit.

--Hubert_valette a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 1012170943081129967326782
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Hub' était tranquillement attablé devant la table de la cuisine à réfléchir au repas de noël qui voulait préparer...
Une assiette presque vide trônait à côté, tandis qu'Hub' chantonnait en écrivant son menu...


Foi Gras, foi gras,
Mon p'tit gars, tu finiras...
Foi Gras foi gras,
Mon p'tit gars...
Tu finiras, dans mon estomac...


Quand il entendit la cloche sonner... Heureuse nouvelle cloche qu'Hortense avait eu le génie d'installer. ainsi, chacun pouvait vaquer à ses occupations, sans devoir attendre le chalant.

Hub' lacha donc ses entrefaits, engloutit le reste de l'assiette, et se dirigea prestement et ventrement jusqu'à la porte...


J'ARRIVE !!! cria t-il...

Ouvrant la porte, il apreçu un messire semblant attendre dans le froid.
Il inclina sa panse de suite, laissant le passage vers l'intérieur ouvert.


Pip'en bois Messire !!!
Entrez-donc, vous risquez de vous transformer en bonhomme de neige par ce temps...


Faisant entrer le Messire, Hub' se dirigea de suite derrière le comptoir, et pris une bouteille couleur étrange, ainsi que deux verres...

Venez Messire...
Venez...
Venez vous réchauffer au comptoir. Laissez moi vous offrir une peite poire... Cela va vous revigorer...


Tout en le disant, Hub' servi les deux verres, et en tendit un au voyageur.

A la votre Messire !!! dit Hub' en levant son verre.
Par contre, avalez cela cul sec, sinon ça vous brûle la langue...

Et d'un coup de coude, Hub' fit disparaitre le breuvage dans son gosier, lui déclenchant une quinte de toux :
RRREEEEEUUUUHHHHHH...... RRRREEEEUUUURRRRRRREUUUUUEEEEEHHHHHHH....

Serrant les dents, Hub' termina.

Y'a pas à dire, ça vivifie...

Et vous Messire, que nous vaut l'honneur de votre venue ? Vous désirez une chambre ? un repas ? autre chose ?


Hub' ouvrit soudain les yeux très grands, et se tapa le front de sa main, se rendant compte qu'il ne s'était même pas présenté.

Pip'en bois Messire, je cause je cause, mais j'oublie l'essentiel.
Je me nomme Hubert Valette, pour vous servir. Mais tout le monde m'appelle Hub'.

Alors, que puis-je pour vous ?

Arnaudix a écrit:
Arnaudix finit par entendre quelqu'un crier " j'arrive" depuis l'intérieur puis au bout d'un instant un messire ouvrit la porte.
- bonjour messire dit Arnaudix.

Il n'eut pas le temps d'en dire bien plus que l'homme le faisait entrer, il le suivit jusqu'au comptoir puis l'homme servit deux verres, Arnaudix pris celui qu'on lui tentait.
- merci messire à la votre. répondit il.
Il ne put boire que la moitié du verre d'un coup sans ne pouvoir lâcher un ahhh à la descente du liquide, il sourit.

L'homme avait finit de parler. Arnaudix enchaina.
- Enchanté messire Hub je me nomme Arnaudix, je venais voir s'il était possible de réserver un petit repas de fête pour deux personnes, pour ce samedi midi.
Puis il regarda, huma le verre et le finit d'un coup.

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 960944Portrait


Hortense était bien attristée, Messire Hub' était, depuis quelques jours, gravement malade.

Une indigestion doublée d'une fluxion de poitrine et malgré les bons soins qu'elle lui prodiguait elle ne voyait aucune amélioration, au contraire il allait de mal en pis…

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 409287Portrait


Hortense avait trouvé Messire Hub' mort dans son lit. Sans bouger, il s'était éteint comme une bougie.

Elle avait l'impression d'avoir perdu un père. Père affectueux sous des aspects de vieil ours pour cacher ses sentiments…

Elle le prépara pour sa dernière demeure après avoir été voir le charpentier, ensuite elle devra aller voir Damoiselle Viviemoi. Mais ça ne pressait pas, elle la savait très occupée en ce moment.

Dans son désarroi d'avoir perdu Messire Hub' elle était sure d'une chose, il faudra qu'elle trouve de l'aide mais elle continuera de faire perdurer l'Auberge.

Viviemoi a écrit:
vivie se rendit chez damoiselle hortense en revenant du cimetière
elle frappa à la porte , puis entra dans l'auberge , elle salua Hortense et lui dit:

-bonjour jolie Hortense

elle sourit

-je viens de préparer le cimetière pour demain matin , je venais vous dire que si vous souhaitiez préparer quelques mots en la mémoire de messire Hub'..............en guise d'aurevoir
voilà je ne vous dérange pas plus longtemps, j'ai encore du travail


vivie posa sa main sur l'épaule d'hortense en signe de réconfort et puis elle partit rapidement

--Hortense a écrit:
Hortense trouvait Damoiselle Vivie, gentille et d'une grande douceur.

Merci Dame Vivie, dès demain matin, je ferai porter le cercueil de Messire Hub' au cimetière et je resterai près de lui.

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 566862Essai2

Dès le retour du cimetière, Hortense changea de tenue et, pour éviter de penser à Messire Hub', elle se mit au travail.

Elle nettoya la chambre de Messire Hub' et la ferma à clé, nettoya la grande salle et la cuisine. Puis, elle repensa à ce que lui avait dit Damoiselle Vivie que Messire Vidin avait peut-être l'intention de venir l'aider à gérer cette auberge. C'est vrai qu'elle ne pouvait pas seule, elle attendra donc sa visite. Mais même avec son aide leur fallait un serviteur pour faire les gros travaux.

Tout en astiquant il lui vint une idée... Elle avait appris le décès de Messire Jeankerner et que dans sa peine, Damoiselle Ralas avait fermé sa maison de campagne au Domaine de Bonaventure pour un temps indéterminé. Ancelin le jardinier qu'elle employait était aujourd'hui sans travail. Peut-être qu'il accepterait de venir à l'Auberge pour les gros travaux ? Se dit-elle. Elle décida que sa besogne finie, elle irait le voir.

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MessageSujet: Re: (du 20 juillet 1458 au...)   (du 20 juillet 1458 au...) EmptyJeu 27 Jan - 11:46

Vidin a écrit:
Il n'y a guère que sous une grande fatigue, écrasante que les pavés des rues de Bordeaux peuvent sembler mal fait voir dangereux. Heureusement pour Vidin, atteint étrangement par ce grand mal qu'est la fatigue, le froid et le vent lui rendait de l'énergie. Mais malgré tout, ses idées pas tout à fait en place et son sens de l'orientation très moyen faisait qu'il ne trouvait pas l'auberge du lac. Il déambulait, pas tout à fait au hasard et finit par y arriver.

Concentré sur ce qu'il voulait dire et faire, il oublia la première des politesses et ouvrit directement la porte. Ce n'est qu'une fois entré qu'il se rendit compte de son erreur, pensa un instant ressortir pour toquer puis y renonça. Par manque de motivation et Hortense avait certainement entendu la porte s'ouvrir. Puis il se rappela qu'il était dans une auberge et que c'était plutôt rare que les gens toquent ... quoi que.


Ho, Vidin, arrête de réfléchir, garde ton énergie.

Il soupira contre lui-même et appela.

Hortense ?

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 566862Essai2

Hortense qui était toujours en train de faire le ménage dans la cuisine entendit la porte, elle sortit son tablier avant d'aller dans la grande salle.

Messire Vidin ! Venez près du feu, il fait si froid dehors.
Je vous sers un verre de vin chaud ?


Sans attendre sa réponse elle fila à la cuisine et en revint avec un verre fumant et lui tendit.

Prenez place dans le fauteuil devant le feu, on sera bien pour parler.

Hortense s'installa dans le deuxième fauteuil.

Vidin a écrit:
Un verre de vin chaud et un feu, Vidin n'étais pas contre, au contraire. Il s'approcha près du feu et tandis qu'Hortense était partie, il s'étira pour se maintenir éveillé. Il vit Hortense revenir, attrapa le verre et s'assit sur le fauteuil désigné tout en buvant une gorgée qui lui raviva les joues.

Assis sur sur le fauteuil, il ramena ses coudes sur ses jambes tenant le verre à deux mains près des lèvres pour pouvoir en boire un peu parfois. Tout en parlant, il regardait soit le feu qui l'avait toujours un peu hypnotisé ou le visage d'Hortense.


Avant tout ... toutes mes condoléances pour Hub', je ne l'ai pas beaucoup connu, juste pour ma tentative de théâtre, vous étiez là aussi ... C'est lui qui avait fait les démarches pour le buffet, qui m'avait contacté de lui-même et il était venu avec enthousiasme.
Et c'est un peu cet enthousiasme que j'aimerais faire perdurer et je le vois surtout dans cette auberge. Je viens donc vous proposer mes services, mes bras, mon temps pas toujours au beau fixe. Je ne sais pas faire grand chose, peu de cuisine, pas très fort en comptabilité, en gestion non plus mais j'ai envie de faire cela et si vous voulez bien m'apprendre, je suis élève attentif...


Vidin sourit et attendit la réponse.

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 566862Essai2

Hortense aussi, sirotait son vin chaud et les flammes faisaient rosir ses joues.

Messire Vidin, j'attendais votre visite. Damoiselle Vivie m'avait un peu fait comprendre que vous alliez venir me voir.
Oui, Messire Hub' est une grande perte pour moi, je m'étais attachée à lui, un peu comme à un père. Et je veux que l'Auberge reste ouverte. Donc, votre proposition tombe à point
.


Elle le regarda et sourit…

La cuisine, je me débrouille bien, les comptes ne sont pas difficiles, la gestion on la fera à deux mais, j'ai surtout besoin d'idées nouvelles.

Elle termina doucement son verre de vin chaud.

Pour les gros travaux d'entretien et de jardinage je vais faire appel à Ancelin. Un brave garçon si on en croit les commères que j'ai entendues au lavoir, et travailleur.

Elle se mit à rougir et ce n'était pas à cause des flammes… Il fallait qu'elle parle argent… et c'est en regardant ailleurs, qu'elle se lança.

Vous devez le savoir, je ne suis pas riche, quand j'ai commencé chez Messire Hub', je n'avais qu'un baluchon. Ensuite, l'Auberge vivotait par manque de clients.

Elle finit par tourner son regard vers lui, il n'est pas honteux d'avouer qu'on n'est pas riche.

Je vous propose qu'on partage les gains, s'il y en a… Et pour qu'il y en ait, il faut trouver des innovations. Comme rentabiliser les barques qui n'ont jamais été correctement utilisées, organiser des rencontres, faire des remises sur les nuitées aux voyageurs pour les inciter à venir chez nous … Mais, je pense que pour les idées, vous en avez plein votre besace…

Qu'en pensez-vous ?

Pendant que vous réfléchissez, un autre verre de vin chaud avec une part de gâteau ?


Elle arrêta de parler... qu'elle était bavarde cette Hortense...

Vidin a écrit:
Vidin laissa parler Hortense ... Des idées, il en avait, il en avait toujours de toute façon, il nageait difficilement dedans. Et pour l'argent ... il réfléchit un instant ...

Écoute, parlons argent puisqu'il le faut, je gagne bien ma vie avec mon moulin, je ne souhaite pas mener une vie de Prince alors voilà ma proposition : je ne prends rien, toi, tu prends de quoi vivre décemment et on investit le reste dans l'Auberge.

Et pour les idées, j'en ai beaucoup, toujours, il faudra faire le tri mais je pense qu'il faudrait déjà contacter Armance et Kateyll pour que les voyageurs et les nouveaux aient l'envie de venir ici. Ensuite, avec Vivie, on voulait faire une veillée conte ici même, ce serait la lecture de contes pendant une soirée avec le repas intégré bien sûr. Enfin, je pensais offrir une bière ou même un pain pour tout client nous racontant une histoire intéressante, je peux prendre ça à mes frais.


Vidin laissa un temps, eut un sourire, oubliant complètement la tarte et le vin chaud.

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 566862Essai2

L'idée de faire une soirée contes à l'Auberge plaisait beaucoup à Hortense.
Des contes ça allait lui rappeler lorsqu'elle était au service de cette châtelaine, Dame de Taillebourg de St Emilion, et qu'elle avait accès à sa bibliothèque. Depuis qu'elle était au service de Messire Hub' elle n'avait plus eu l'occasion de lire et ça lui manquait.


Vidin, votre idée de contes est une excellente idée. Par ces froides soirées d'hiver, je pense que ça va attirer beaucoup de monde autour de notre cheminée.

Pour récompenser les meilleurs contes, je pense qu'on peut aussi demander aux bourgeois bordelais de participer par un don... Un pain, un morceau de viande...

Pour les travaux dans l'Auberge je vais demander aujourd'hui à Ancelin de venir me voir. J'ai l'intention de faire repeindre les colombages de la façade. Messire Hub' n'est plus, mais pour son souvenir je veux faire de son Auberge la plus connue de la région.


Hortense regarda Vidin qui en oubliait de manger.


Mangez votre tarte et ne laissez pas refroidir votre vin.

--Ancelin a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 937530Ancelinlejardinier


Sur demande d'Hortense Ancelin arriva.

Bonjour, Damoiselle, bonjour Messire. Vous m'avez fait demander pour travailler à l'Auberge ?
J'ai du temps de libre, Dame Ralas a fermé sa propriété au Domaine de Bonaventure pour un temps indéterminé et, ici, son jardin intérieur ne me donne pas beaucoup de travail. Je suis donc à vos ordres
.


Ancelin regarda à tour de rôle Damoiselle Hortense ainsi que le Messire présent, qu'il ne connaissait pas.

Guenievre13 a écrit:
Gwenn arriva dans l hotel apres avoir heuuuu ...marchait ...oui on va le dire comme ca ....^^ enfin la charette de Bikko est bien conortable tout de meme ....ceci dit elle poussa la porte et entra pour se diriger vers le comptoir de la reception ....ou deja il y avait des personnes

OYEZ OYEZ !!!!!! Y A T IL QUELQU UN POUR RECEPTIONNER DES BRAVES VOYAGEURS ?????

apparemment le receptionniste n etait pas a son poste mais que ne vaille de toute façon elle etait la premiere .....les autres ne tarderaient pas a la rejoindre .....un instant elle se demanda si l hotel avait des dortoirs ...et elle sourit a cette pensee ...enfin pour le responcable il valait mieux qu il n en ai pas ou les autres occupant de l hotel ne dormiraient du sommeil du juste ....heuuu c est qui juste au fait ????? connait pas celui la ......^^

Louanne1000 a écrit:
Ils avaient fait bonne route les cheva....heuuu les boeufs avaient bien tiré hannn nan les hommes avaient bien tiré qu'elle drôle d'idée de faire travailler ses pauvres bêtes tsss

Ils entrèrent dans la ville fièrement comme tout Périgourdin qui se respecte quand elle vit leur Diaconnesse entrer dans la première auberge qui avait de la lumière.

Elle secouat la tête en signe de désaprobation miséricordieux*pffff c'est put ce que c'était si le clergé commencait à avoir des gouts de luxes où allait ont.

D'un regard elle foudroit sa chambrière qui commencait à papillonner des mirettes au premier gueux en vu.

HOOO dite donc la chambrière avant de compter fleurette et avant de tomber comme une loque aux pieds de vostre bellatre,venez donc m'aider à descendre et porter mes bagages non mais,je vais vous apprendre les bonnes manières moi!

Mais!mais! m'dame Louanne j'vais pas tomber c'est lu....

Assé pas d'explications tordues venez m'aider avant que je ne tombe!

Oui m'dame j'arrive mais c'est pour vous di...

PFFFF ça vient oui vous ne croyez pas que je vais descendre toute seule et nos maris sont fourbut par ce voyage pour nous etre d'une quelconque aide!!

Oui oui m'dame voila j'me r'mue l'popotin

NONNN pas vostre euuuh arfff enfin vostre fessier pfff vous voulez les attirer ma parole,vous irez aprés m'avoir aidé réciter à notre diaconnesse dix Christo et dix Aristo et vous confesserez par la même occasion


Elle reussit tant bien que mal à descendre en massant sa chute de rein tout en pensant que décidément rien ne vaut un bon cheval pour voyager.
Elle épousseta sa houppe remit en place sa coiffe et entra à la suite de Gwenn

Héé bien ma soeur on ne traine pas hummm!! *sourire en coin*

HOLLA AUBERGISTEEE IL Y A QUELQU'UN??

Stelliem a écrit:
Stell a moitié endormie, affalée sur la pile de bois dans la charette, essaye tant bien que mal de tenir sans glisser et sans se faire du mal. Elle y arrive a peu pres quand elle sent la charrette ralentir et soudain la voix melodieuse et chantante de Lou la fait sursauter. Reflexe pas encore bien ajuster la voilà qui commence a glisser sur la bache et de se retrouver assise durement, les fesses au sol dans un cri très ... indigne d'elle.

Argggg aïeuuuuuuuuuu !

Regard meurtrier contre le dos de Lou qui l'a si gentiment reveiller et pas le temps de dire autre chose que Sergent arrive et lui leche la figure avec beaucoup de motivation pour la consoler ? la laver de la poussiere du voyage ? Bref Stell se sent soudain comme une glace qui est apprecier et elle se debat pour l'eviter et se relever en grognant et pestant.

Bonjour le reveil pffff ! Un rire si particulier se lève dans la nuit et son regard attiré par lui elle voit Bikko mort de rire.

Et de lever les yeux et de se secouer de maniere très digne oui c'est possible tssss ! puis de passer de pres de lui en murmurant : gnagnagna va y moque toi puis de lui faire un grand sourire en rajoutant : c'est toi qui va me faire un massage mon amour !! héhéhé !! puis elle rejoint ses amies dans l'auberge au moment ou Lou hurle :

HOLLA AUBERGISTEEE IL Y A QUELQU'UN??

Stell eclate de rire et lance : rhooo mais que tu es bruyante Lou !! chuuuuutttt tu vas reveiller toute l'auberge !! et de regarder autour d'elle en se frottant les fesses encore douloureuses.

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 566862Essai2

Hortense vit rentrer des jolies personnes qu'elle s'empressa d'accueillir.


Bonjour mes Dames ! Je peux vous offrir une bonne potée qui mijote au coin du feu et j'ai aussi des chambres confortables.
Combien de personnes êtes-vous en tout ? Avez-vous aussi, servantes et valets qu'il faut loger ?

Pendant que vous m'expliquez tout ça, peut-être qu'un verre de vin chaud vous remettra de la fatigue du voyage ?


Hortense leur fit signe de s'asseoir à une table et attrapa le pichet qui était resté au chaud dans l'âtre de la cheminée.

Louanne1000 a écrit:
Elle était à attendre que l'aubergiste arrive quand elle entendit Stell

rhooo mais que tu es bruyante Lou !! chuuuuutttt tu vas reveiller toute l'auberge !!

Ben quoi les poules sont levées depuis belle lurette nan!! pis si ont est debout je vois pas pourquoi la valétaille doit dormir allé zouuuu

Elle allait lever sa "doucevoixmélodieuseretentir" quand une personne vint les voir leur posa les questions d'usages et breuvage à sa dernière proposition ses yeux se mirent à briller mais se contint

Bien le bonjour demoiselle nous serons hummm cinq personnes à loger et nourrire pour ce jour nous repartons demain déjà mais c'est avec plaisir que nous prendrons vos vins chauds nous avons eu très froid cette nuit ce serait aimable de vostre part ensuite nous ne refuserons pas vostre potée avec du bon lard hummm je sents que nous allons nous régaler.

Ah j'oubliais que nous avons une chambière si vous pouvez lui trouver une chambre près de la notre ce sera parfait.


Elle entraina ses amies à s'assoir en souriant de satisfaction.

Vidin a écrit:
Qu'est ce que c'était que ça ? Trois ... femmes apparemment, oui, des furies plutôt, une entrée en matière qui contrastait avec la discussion tranquille, presque solennelle devant le feu d'il y a un instant. Hortense s'était levée tranquillement, paraissant habitué à ce genre d'arrivée tonitruante. Il engouffra la tarte, trop vite, obligé de boire le vin chaud pour faire passer le tout. Il était dans l'auberge désormais, il fallait y aller, ça ne devait pas être trop dur, proposer son aide, suivre les indications d'Hortense. Il arriva donc quelques secondes après.

Bonjour mes Dames, je suis Vidin, enchanté, aubergiste depuis ... quelques instants.

Il ne put s'empêcher de sourire, la perspective de passer du temps ici lui plaisait.

Puis-je vous aider à vous débarrassée, à monter vos affaires ? Vous avez peut-être aussi des bêtes, je peux m'occuper d'elle pour leur donner de quoi manger.

Il sourit et refréna son envie de faire un travail zélé, il ne s'agissait pas non plus de mettre mal à l'aise les voyageuses en leur prenant des mains leurs affaires.

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 566862Essai2

Hortense sourit à Vidin.

Ancelin va t'aider.

Ancelin, aidez Messire Vidin à porter les bagages de ces dames et occupez-vous des bêtes.


Pendant que ces dames buvaient leur vin chaud et qu'elles se réchauffaient, elle mit le couvert pour cinq personnes sur la table d'à côté ainsi qu'une assiette pour la chambrière sur la une autre table.


Mes Dames, quand vous aurez fini votre vin chaud, la potée vous attend !

D'un geste gracieux elle leur montra la table.

Vos chambres sont à l'étage.

Ancelin faites un bon feu dans les cheminées et portez des baquets d'eau chaude dans les salles d'ablutions.

Stelliem a écrit:
Stell ecoute en souriant Lou prendre les choses en main. Elle salut la demoiselle et l'homme puis dit avant que Lou les entraine vers la table.

Si vous pouviez apporter a boire a mon chien et aussi un bout d'os ou des restes....il ira manger dehors Petit sourire de remerciement, caressant la tete de Sergent assis pres d'elle ne la lachant pas d'une semelle.

Puis elle va s'assoir doucement, son fessier souffrant encore de sa chute et prend un verre de vin chaud appreciant la chaleur qui se repand dans son corps. Elle sourit de pure bonheur quand elle entend qu'un bain va etre possible. Mais d'abord manger !! La bonne odeur qui se degage des cuisines reveille son estomac qui s'empresse de montrer son contentement par un joli bruit très caracteristique.

Arff les filles je meurs de faim ! venez les hommes nous rattraperons bien !! Et de prendre pichet de vin, verre et de changer de table pour assouvir sa faim.

--Ancelin a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 937530Ancelinlejardinier

Ancelin alla à la cuisine et trouva des restes de ragoût pour le chien. Timidement il s'approcha de lui...

Tu ne vas pas me mordre ? Tu es un gentil chien ? Viens dehors avec moi.

Le chien attiré par l'odeur dans la gamelle suivit docilement Ancelin.

Puis, il rentra et revint vers les voyageuses.

Je le ferai rentrer quand il aura fini.

Voulant aider Messire Vidin à monter les bagages, il dit :

Mes Dames, pour cinq personnes vous avez besoin de combien de chambres ? On va aussi prévoir une chambre pour votre... il avait oublié le nom de chambrière. Pour la damoiselle là-bas.

Guenievre13 a écrit:
Gwenn attendait qu on se decide a venir au devant d elle ....quand elle entend une voix qu elle connait que trop bien ......

elle tourne la tete va vers la porte et voit Lou enguirlander sa domestique ......

fichtre elle est dans ses bon jour notre Dame Lou .....* sourit ...puis retourne vers le comptoir attendant son entree
Citation :

Héé bien ma soeur on ne traine pas hummm!! *sourire en coin*

elle sourit ironiquement a Louanne

OH NON !!!! je ne voudrai pas rater une ame perdue .....elle la regarde en se disant j le fais bien heinnn bon maintenant en attendant j'peux boire c est juste pour m hydrater de toute facon ....


sur ces superbes parole voila t y pas que Stell entre a son tour ...a le groupe se reformait ce n etait que mieux
Citation :

rhooo mais que tu es bruyante Lou !! chuuuuutttt tu vas reveiller toute l'auberge

Gwenn eclate de rire

ben quoi vont pas roupiller pendant qu on attend je veux bien aider mon prochain mais s il y en a un qui porte ma besace je ne dirait pas non ......


enfin quelqu un venait les accueillir il etait temps .....

bonjour ma fille je suis bien aise de vous voir enfin pour ma part quand vous aurez nourrit le chien de mon amie un baquet d eau me rendrait bien heureuse ....et Aristote vous rendra au centuple cette gentillesse ....mais vous avez parlez de vin chaud ....il est vrai que je suis bien gelee ....ben oui le vin chaud y a rien de mieux pour lutter contre le froid et meme les diaconnesse ont froid .....ce ne sont que de faible femmes en fait ..... elle regardait Lou et Stell en souriant l air bien sure que sa prouesse pour cacher son ....heuuuuu ....desir de satisfaire un besoin naturel ..(.ben oui jy en a d autre ^^ )....avait bien marchait

Louanne1000 a écrit:
Pas dupe pour un écu elle sourit à ses amies et fit un clin d'oeil à Guwenn

Allé mangeons rippaillons les hommes nous rejoindrons *avec entrain elle planta son couteau dans un jambonneau et entreprit de l'entammer*.

Quelque plats et verres plus loin terminés par de rôt bruillants de satisfaction ils se levèrent de concert

Damoiselle messire ce fût une potée royale nous vous remercions vous serez payé en consequence*elle déposa une bourse d'écus sachant que le matin de bonne heure ils seront repartit*
Pour les chambre ce sera quatre une pour moi et mon presque mari une pour mes amis Stell et Bikko une pour nostre diaconnesse et une pour ma chambrière "Ceriseleretour" qu'elle s'appelle.
Nous vous suivons


Ils se souhaitèrent la bonne nuit une dernière bénédiction de la sainte femme "elle pouvait pas s'en empecher" et montère l'esprit tranquille et le ventre repus.

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 926481Portrait

[Le lendemain matin]

Tous les voyageurs étaient repartis de très bon matin, après avoir pris un bon repas chaud et consistant.

Ancelin venait de commencer la peinture des colombages de l'Auberge et Hortense se retrouvait seule avec Vidin. Elle était heureuse et souriante.


Nous avons eu de l'animation,depuis hier soir. Ça me fait plaisir de voir du monde à l'Auberge c'est la preuve que nous pouvons la faire vivre comme nous en avons tant envie.

Hortense avait dans la main la bourse offerte par une des dames.


Voilà des écus qui vont nous aider.
Bon ! Reprenons l'idée des contes au coin du feu. Dis-moi comment tu penses organiser les soirées ? Comment vas-tu avertir les Bordelais que les soirées se déroulent à l'Auberge ? Que dois-je faire pour t'aider ?


Hortense se surprit à tutoyer Messire Vidin, c'était venu naturellement. Et puis tant pis... N'étaient-ils amenés à travailler ensemble en étroite collaboration ?
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MessageSujet: Re: (du 20 juillet 1458 au...)   (du 20 juillet 1458 au...) EmptyLun 28 Fév - 18:14

Viviemoi a écrit:
vivie vint pimpante et rayonnante à l'auberge du lac
elle frappa à la porte de l'auberge , souriante à l'idée de revoir Hortense.

-toc toc toc!!!!!

Vidin a écrit:
Vidin grignotait tranquillement un bout de pain, repensant à la soirée d'hier où sa fatigue s'était étonnamment envolée. Il s'étonnait d'avoir passé une agréable soirée au milieu de ces voyageurs pleins d'énergie, lui qui affectionnait d'habitude les discussions calmes ou la réponse des feuilles. Et il n'avait pas été stressé par ses nouvelles fonctions, elles demandaient juste apparemment d'être attentif, actif, présent et à la disposition des voyageurs.
Hortense se mit à lui parler et il ne put s'empêcher de sourire en l'entendant le tutoyer. "Tant mieux" se dit-il, "je ferai bien d'en faire autant ...". Il s'apprêtait à répondre quand il entendit toquer à la porte. Il alla l'ouvrir et découvrit Vivie.


Ha, Vivie, tu tombes bien, entre, entre manger quelque chose, on allait parler de la soirée contes.

Vidin s'effaça pour la laisser entrer.

Hé oui, au fait, pour la soule, je ne sais pas où tu en es mais tu peux compter sur moi en tant que joueur... Viens, installe-toi.

Il tira une chaise pour Vivie.

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 926481Portrait

Hortense avait trouvé que la soirée de la veille avait été bien gérée. Pourtant tous ces voyageurs qui sont arrivés volubiles et accompagnés de toute leur suite, c'était surprenant. Elle allait faire des compliments à Vidin pour son excellente organisation quand elle vit Vivie entrer et Vidin l'installer.

Dame Vivie, Vous accepterez bien une part de tarte aux pommes ? Oui, je l'ai faite aux pommes car en cette saison, je n'ai pas d'autres choix...

Hortense alla dans la cuisine sortir la tarte du four à pain.

Elle en servit une part fumante à Vidin et à Vivie, puis une à elle.

Tiens Vidin, ça sera meilleur que ton quignon de pain. Un peu de crème dessus ?
Je vous sers aussi une tisane ?
Tout en mangeant, parlons donc de la soirée contes. J'attends de connaître votre organisation pour gérer la mienne à l'Auberge.

Viviemoi a écrit:
vivie sourit à Vidin, entra lui fit la bise, s'installa dans un fauteuil

-Bonjour Vidin!manger euh.............non , enfin............oui si tu veux......la soule , ah ! oui..........il me manque encore des joueur, merci à toi Vidin, je t'inscris, entendu, les contes oui bien sûr!!

vivie s'interrompit brusquement..... Hortense venait d'entrer.......elle se leva lui fit la bise et lui sourit.

-et bien soit Hortense ! je ne peux refuser , merci à vous c'est gentil

vivie sourit à Hortense

-bien alors qu'en est-il des contes?? moi j'ai commencé pour la soule

Vidin a écrit:
Mercredi !

Ça lui était venu spontanément, lui qui cherchait depuis un moment la date l'avait trouvé en un instant, dans un déclic, comme souvent.

Je pense que le mieux serait mercredi, ça me laisse le temps de chercher quelques contes en plus, à Hortense de se préparer et de le faire savoir. D'ailleurs Vivie, je sais que tu passes souvent dans les autres tavernes, tu pourras en parler un peu ? En invitant les gens à venir raconter leurs histoires aussi.

Vidin s'interrompit et décida de reprendre du début, il partait dans des digressions qui allaient perdre les deux dames.

Je reprends ... de façon chronologique comment je vois ça. A partir de maintenant, je vais chercher quelques contes à raconter. Hortense, avec mon aide et celle d'Ancelin, on va faire des provisions pour l'Auberge pour pouvoir proposer un dîner à tout les participants, un dîner moins cher que d'habitude pour attirer du monde même, pourquoi pas.


Ne pas repartir dans ses digressions, non, non.

Bref, à toi de voir Hortense. Pendant ce temps, si Vivie pouvait en parler autour d'elle aussi, ce serait super. Mercredi, on allume un feu de cheminée dans la soirée, on accueille les participants, on leur propose un dîner pendant qu'en même temps, ceux qui le souhaitent racontent une histoire.


Il sourit, refrénant de nouvelles idées encore et attendit les réponses.

Viviemoi a écrit:
vivie regarda avec surprise Vidin quand il jeta un:

Citation :
quote]Mercredi !

vivie l'écouta avec attention, puis elle ajouta quand il eut fini de parler

entendu je vais en parler aux taverniers et tavernières afin qu'ils tiennent informé leur clientèle
parfait j'y vais sur le champs, mais avant Hortense.......


vivie la regarda souriante

-serait-il possible de réserver une table pour 2 pour lundi soir en vue de la St valentin, avec pourquoi pas..... un menu particulier , que je vous paierai évidemment le bon prix qu'il faudra??est ce possible Hortense?

[quote="--Hortense"]Hortense les regarda à tour de rôle, elle aimait voir briller leurs yeux quand ils parlaient tous les deux des animations pour Bordeaux. Elle aussi, elle avait envie que cette ville vivre comme elle le méritait.

Vivie pendant que vous vous occupez des tavernes, je vais faire une affiche pour le panneau d'affichage de la ville, Ancelin ira la coller. Puis, j'irai au marché faire les emplettes pour nourrir tous ces gens..

Regardant Vidin, avec un sourire.

Ça te va Vidin, comme organisation ?

Pour votre repas, Vivie, je peux vous proposer :
- Pâté en croute
- Rôti de chevreuil, accompagné de cèpes et pommes sautées
Et on termine par un St Honoré à la crème pâtissière.

Le tout accompagné d'un St Emilion et un vin doux pour le dessert.

Qu'en pensez-vous ?

Viviemoi a écrit:
oi"]vivie sourit à l'énnoncée du menu de Hortense

parfait hortense parfait, donc mercredi soir pour !

vivie sourit à Hortense et se leva saluant ses amis

--Hortense a écrit:
Hortense regarda Vivie et sourit.

Vivie, ce menu est pour vous lundi soir.
Pour celui de mercredi, je n'ai pas pas encore réfléchi...

Viviemoi a écrit:
oui oui pour lundi Hortense , je dis des bêtises......... pour Arnaud et moi une table pour 2 en effet

vivie sourit, puis embrassa Vidin et Hortense , se couvrit chaudement puis s'en alla travailler radieuse et gaie

--Hortense a écrit:
Hortense toujours levée à l'aube, prépara dans un coin intime de la grande salle une table pour Damoiselle Vivie. Elle la décora avec goût et la regarda avec une certaine nostalgie en pensant : jamais je n'aurai l'occasion d'être invitée de la sorte...

(du 20 juillet 1458 au...) 9140061

Il restait à allumer les bougies, ce qu'elle fera dès leur arrivée.

Il était encore trop tôt pour préparer le repas, aussi elle partit au marché, demain, pour cette veillée contes, elle avait à cuisiner pour beaucoup de monde.

Viviemoi a écrit:
vivie et Arnaud arrivèrent à l'auberge du lac , vivie frappa à la porte, profitant du moment pour embrasser tendrement Arnaud avant l'arrivée d'Hortense......

(du 20 juillet 1458 au...) 584205vivieroberouge

Arnaudix a écrit:
Arnaudix tenait Vivie par la taille il répondit à son baiser, puis souriant attendit tranquillement que l'on vienne ouvrir.

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 292866Hortenseplaceducaleredimens

Hortense avait mis sa robe des dimanches pour la circonstance et après un dernier regard à la salle pour s'assurer que tout était parfait, elle alla ouvrir.


Bonjour Damoiselle Vivie, bonjour Messire.

Votre table est prête, entrez, je vous en prie !


Elle les conduisit à leur table et alluma les bougies.

Installez-vous !

Viviemoi a écrit:
vivie suivit Hortense, d'un pas léger.........
puis elle retira sa cape et son col, émerveillée par la beauté de cette table


-ooh Hortense que c'est beau!!!

Arnaudix a écrit:
Quand la porte s'ouvrit Arnaudix fit un petit salut de la tête.
- bonjour Hortense.

Ensuite Arnaudix suivit Vivie et Hortense, il trouva la décoration très réussi et bien soigné.

Puis Arnaudix laissa Vivie choisir la place ou elle allait s'assoir, il se positionna donc derrière la chaise en tenant le dossier afin de l'aider à s'y installer. Ceci fait il lui donna un tendre baiser sur la tempe avant de faire le tour de la table et de s'y installer tout sourire à son tour .

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 292866Hortenseplaceducaleredimens

Hortense prit la cape et le col de Vivie puis partit à la cuisine et revint avec le pâté en croute et une bouteille de Bordeaux blanc, Entre Deux-Mers.

Elle posa le pâté sur la table et après avoir montrer l'étiquette à Arnaud, elle en versa un peu dans son verre pour qu'il le goûte.


Il vous plait, Messire, je peux le servir ?

Arnaudix a écrit:
Arnaudix sourit puis gouta le vin, il regarda Vivie et posa son verre puis se tourna vers Hortense.

- très bien cela sera parfait, merci

Viviemoi a écrit:
vivie s'était assise aidée d'Arnaud, puis elle sourit à Hortense, elle la regarda faire pour le vin, puis elle regarda Arnaud .......

-vous êtes une hôtesse parfaite ma chère Hortense,votre décoration est somptueuse, et votre savoir vivre est irréprochable...

vivie sourit et prit la rose rouge posée dans son assiette, elle la sentit, puis la posa devant son verre,elle regarda Arnaud souriante.........

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 292866Hortenseplaceducaleredimens


Hortense, toujours discrète et modeste, remercia Vivie d'un large sourire.

Après le pâté en croute elle leur servit le rôti de chevreuil, cèpes et pommes sautées, le tout accompagné d'un St Emilion.

Puis en apportant le dessert, elle leur dit :


Je vous laisse en tête-à-tête, je vais à la cuisine préparer le repas pour la soirée contes. Mais je reste vigilante si vous avez besoin de moi.

Elle leur fit un signe en baissant la tête et se retira.

Arnaudix a écrit:
Arnaudix regarda Hortense amener les mets qui avaient l'air tout aussi bon les uns que les autres.

- merci Hortense.

Il avait servit le vin blanc et avait trinqué avec Vivie

Il se tourna vers Vivie et lui sourit

- et bien, attaquons lui dit il.

Viviemoi a écrit:
vivie regarda Arnaud , elle avait bu un peu de vin blanc et ses joues étaient devenues rosies

-bon appétit mon amour...........

ils mangèrent de bon appétit , les mets délicieux apportés et préparés par Hortense

vivie but aussi du vin et ses yeux pétillaient, à la fin du repas , pour le dessert vivie approcha sa chaise près d'Arnaud, elle l'embrassa tendrement

le repas avait été animé par des rires et de la joie, de nos 2 tourtereaux

Arnaudix a écrit:
Arnaudix avait bien apprécié ce repas ou il avait très bien mangé, le vin y avait été excellent. Et surtout il s'était bien amusé avec Vivie et il avait pu échanger leurs bonnes humeurs.

Lorsque Vivie approcha sa chaise, Arnaudix répondit à son baiser, il alla chercher dans sa poche, revint prés de Vivie la prie par la taille l'embrassa de nouveau, puis souriant il lui tendit une petite boite et souriant.

- Tiens j'avais pris cela chez un artisan, et j'attendais une occasion pour te la donner.

Vivie ouvrit la petite boite.
(du 20 juillet 1458 au...) Baguelapislazuli2

Viviemoi a écrit:
vivie regarda Arnaud aller et venir,souriante

-mais que Fais tu?

puis Arnaud vint se rasseoir, la prit par la taille et...........,vivie prit la petite boite , regardant Arnaud dans les yeux, puis elle ouvrit la boite et .....

-han!! Arnaud!!! elle est belle

vivie passa la bague à son doigt, elle admira la beauté de son cadeau,elle laissa échapper une larme de joie, heureuse qu'elle était...........elle embrassa Arnaud avec passion enlassant tendrement son cou d'un bras et posant sa main libre sur la joue d'Arnaud

-merci mon amour , elle est magnifique!!! je t'aime...........

--Ancelin a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 937530Ancelinlejardinier


Ancelin était heureux, son nouveau travail lui plaisait, Damoiselle Hortense était gentille avec lui et Messire Vidin aussi. En plus, l'Auberge était animée et elle allait l'être encore plus avec cette veillée contes.

Pour cette grande fête il s'était dépêché à terminer le travail qu'Hortense lui avait commandé et, fier de lui, il entra dans l'Auberge et alla directement la trouver dans la cuisine.


Damoiselle, voulez-vous bien venir dehors, j'ai quelque chose à vous montrer ?

Il s'écarta de la porte pour la laisser passer puis, sortit derrière elle.


Voilà ! J'ai fini de peintre les colombages de l'Auberge.


Il laissa Hortense découvrir son travail.


(du 20 juillet 1458 au...) 193749AubergedeHub

--Hortense a écrit:
Hortense était ravie du travail d'Ancelin et aussi ravie que l'Auberge soit repeinte pour cette soirée contes.

Merci Ancelin, je suis contente de votre travail.

J'ai préparé le parchemin avec le menu de demain, affichez-le sur la porte.


Elle lui déroula le menu fraîchement fini et repartit en cuisine.



(du 20 juillet 1458 au...) 307929Menu4

Hortense avait beaucoup travaillé... La terrine était cuite depuis la veille, le bouillon de bœuf pour la soupe au verjus bouillonnait dans le coin de l'âtre de la cheminée de la cuisine.
Le porcelet acheté à un paysan bordelais était paré, le chou nettoyé prêt à braiser.
Demain il ne lui resterait plus que la pâte de rissoles et faire toutes les cuissons.


Après avoir fait l'inventaire des choses faites et celles qui restaient pour le lendemain, elle se demanda où était passé Vidin...

Dans le bureau, se dit-elle, il doit-être en train de relire ses contes, cette soirée lui tient tellement à cœur.
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MessageSujet: Re: (du 20 juillet 1458 au...)   (du 20 juillet 1458 au...) EmptyMer 2 Mar - 13:05

Vidin a écrit:
Les livres sous le bras, Vidin avançait, en cette nouvelle soirée, vers l'auberge du Lac. Prendre à droite, ensuite ... la deuxième à gauche ... la deuxième ou la troisième ... la deuxième, oui ! Il n'avait pas encore bien intégré le trajet, il ne perdait pas de temps mais même de loin, on pouvait sentir sa concentration. Il sourit en voyant le lac et l'auberge se profiler. Il ne prit pas le temps de toquer, entra à la volée et avec enthousiasme.

Bonsoir Hortense !

Il s'approcha d'une table, laissa tomber les livres sur la table avec fracas, il les aimait ces livres mais il n'arrivait pas à prendre soin. Cette réflexion le fit sourire. Amèrement.

Comment vas-tu ? Je suis désolé de n'être pas venu t'aider aujourd'hui mais je suis resté coincé, si j'ose dire, dans mes bouquins et je n'arrive toujours pas à me décider entre deux ... Et je me suis dit que je pourrai demander à quelqu'un d'autre et j'ai pensé à toi. Tu veux bien que je te les lise et que tu me dises lequel tu préfères ?

Vidin sourit, se dépêcha de s'asseoir sur la chaise. Persuadé qu'Hortense accepterait, il sortit la feuille où il avait pris les notes et commença à ouvrir les livres.

Viviemoi a écrit:
vivie arriva peu de temps après Vidin, elle les salua lui et Hortense , elle leur fit la bise et s'installa au coin du feu

-alors vidin que nous lis tu?et vous Hortense le repas est prêt besoin d'aide? je peux me rendre utile à quelques choses??

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 292866Hortenseplaceducaleredimens

Hortense s'assit en face de Vidin et l'écouta avec beaucoup d'attention puis, après un moment de réflexion :

Vidin, c'est le premier conte que je préfère.

Vivie, s'était mise près de l'âtre, déjà en situation pour ce soir.

Damoiselle Vivie, tout est presque près pour le repas, par contre, si vous voulez bien, il serait judicieux de rappeler la soirée aux Bordelais par les moyens que vous voulez. Et, je pensais que la taverne était peut-être le lieu idéal.

Je sais que vous en avez déjà beaucoup parlé mais, les Bordelais ont tous de multiples occupations, et je pense que leur redire est une bonne chose.

Qu'en pensez-vous ?


Elle prit le pichet de vin qu'elle tenait toujours au chaud au coin de l'âtre.


Un gobelet chacun, pour vous réchauffer ?

Viviemoi a écrit:
vivie écouta Vidin..........puis Hortense...........oui en effet il fallait dire et redire et reredire les choses

-Oui hortense , volontiers pour le vin chaud et je repars en taverne essayer de faire venir les gens , les convaincre..........

Pandacool a écrit:
Panda ouvrit la porte et passa sa tête

Bonjour à tous... je ne fais que passer mais voulais vous réserver un belle table pour deux. J'inviterai l'ancienne maire que Blaye, Fleur de Cactus. Je tiens à ce qu'elle garde un bon souvenir de son sjour parmi nous et en plus m'a rendu divers services comme MA.
J'ai affiché l'évènement en taverne... J'espère que cela amènera du monde ! Excusez moi, mais je suis pressé par de multiples tâches, et je tiens à me libérer pour ce soir.

Vidin a écrit:
Passage éclair de Panda, même pas le temps de lui répondre qu'il n'y aura qu'une grande table ronde pour que ce soit plus convivial ... Tant pis, il le découvrira comme tout le monde. Vidin avait enlevé tranquillement les tables avec Ancelin, un brave homme, tranquille mais disponible. Toutes les tables débarrassées dans une autre pièce, ils installèrent la grande. Avec l'aide d'Hortense et sa douceur, le couvert ainsi que les décorations et les bougies furent mis en place.
Puis, ils allèrent en cuisine et Vidin tenta d'aider comme il put, cet univers étrange plein de parfums, de couleurs, de textures, il ne le connaissait pas. Curieux, il toucha un peu à tout dès qu'il avait un peu de temps, goûtant discrètement fruits ou légumes inconnus. Des bonnes surprises dans l'ensemble. Néanmoins, il se sentait de plus en plus inutile ...


Je vais aller dehors, devant la porte, ils ne vont pas tarder à arriver, je vais aller les accueillir.

Il sortit précipitamment, se plaça sur la droite, dans le froid, se frotta les mains pour les réchauffer et attendit, espérant.

Pandacool a écrit:
Comme pévu, Panda, qui pour une fois, invitée oblige, n'était pas en retard, arriva en cariole à l'auberge du lac.
Il fut étonné de n'encore voir personne, mais aperçut une ombre près de la porte. Diable, il ne faisait pas chaud pourtant!
En s'approchant, il reconnut Vidin et s'empressa d'aller le saluer.


Bravo, Vidin, pour ton initiative. J'espère qu'elle attirera plein de monde.

Puis embarassé d'avoir oublié de le faire, il lui présenta Fleurdecactus, qu'il avait convié à cette soirée.

Viviemoi a écrit:
vivie resta assise près de l'âtre, n'était ce pas la soirée des contes!!!!
juste panda et Fleur de cactus , pas un chat personne!!
vivie rageait intérieurement
pourquoi tant se démener pour rien? pourquoi les gens vous disent ils oui je viendrais, et finalement ne se déplacent-ils pas?pourquoi placarder des affiches non lues? pourquoi? hein!!!!

vivie resta assise les yeux dans les flammes, déçue que cette soirée conte n'ai pas attirées, déçue oui tout simplement!! et ma messe!! elle se dit que les gens ne peuvent pas être à la messe et aux contes!!!!

mais après s'être rendu elle même à l'office du soir seulement 5 bordelais était présents à son office ,elle pensa soudain à voix haute


mais ou sont-ils, que font les bordelais?

Ralas a écrit:
Ralas arriva emmitouflée dans un mantel noir. Trouvant Vidin dehors elle le salua en lui faisant une grosse bise.

Merci Vidin, pour cette bonne idée.

Puis, elle s'aperçut que Panda aussi était arrivé, accompagné d'une fort jolie femme, elle l'embrassa et salua la Dame.


Bonsoir Dame, je suis Ralas. Depuis mon deuil c'est ma première sortie, mais je tenais à venir en l'honneur de Vidin, qui a eu l'initiative de faire cette soirée contes pour animer la ville.

Mais rentrons, il fait froid ce soir.

L'entrée dans l'auberge leur donna une bouffée d'air chaud et de bonnes odeurs.

Vidin a écrit:
Il faisait froid, vraiment froid. C'était peut-être une mauvaise idée de sortir dehors finalement. Mais quel plaisir ce silence, ce calme avant que tout le monde n'arrive et qu'il faille être attentif à tout. Le silence, néanmoins, fut peu à peu troubler par des bruits de roues, une calèche de toute évidence. Il reconnut assez vite Panda et la dame dont il avait parlé. Il alla à leur rencontre, salua et avec un sourire :

Merci Panda, j'espère aussi.

Se tournant vers la dame, il salua à nouveau, il ne distinguait pas grand chose mais devina qu'elle était plutôt bien vêtue et d'une certaine distinction.

Enchanté Dame, je suis Vidin, j'espère que vous passerez une bonne soirée.

Il sourit et, malgré l'obscurité, il avait deviné à qui appartenait la silhouette au loin, Ralas, évidemment. La démarche était significative, à ses yeux du moins et dans cette robe noire de deuil, elle était belle. "Il est des êtres qui se révèlent dans la souffrance si émouvants et si beaux, qu'on peut à peine regretter de les rendre malheureux.". Il y avait un peu de vrai dans cette citation qui était venu à l'esprit de Vidin, un peu de vrai mais surtout beaucoup de faux. Il oublia tout ça et lui répondit

Je t'en prie Ralas, je t'en prie ...

Il laissa Ralas se présenter et suivi le mouvement amorcé par celle-ci, prenant juste la peine d'ouvrir la porte.


Asseyez-vous, je vous en prie.

Vidin désigna du bras les chaises et s'empressa de reculer les chaises pour aider les convives à s'installer.

Viviemoi a écrit:
vivie déjà installée près de l'âtre se leva pour embrasser Fleur et Panda, puis Ralas, elle leur sourit et retourna s'asseoir silencieuse

Brixius a écrit:
Brixius arriva d'un pas léger, impatient cependant d'entre différentes histoires qu'allait raconter Sire Vidin. Il salua son Ami puis lui dit :

" Bonjour Sire Vidin, je suis content de voir que du monde se présente. Vous le savez, mon penchant pour la lecture a fait que je ne pouvait manquer un tel évènement! "

Une fois avoir salué la petite assemblée, Brixius alla s'assoir.

Fleurdecactus a écrit:
Fleur salua messire Vidin

Bonsoir messire ravie de vous rencontrez

Lui sourit et suivi Panda à l'intérieur

Vidin a écrit:
Vidin regarda et sourit aux invités présents. Un peu d'appréhension le parcourait mais rien de bien méchant, il saurait en faire abstraction.

Bonsoir et merci à vous d'être venus, j'espère que d'autres vont venir et qu'on arrivera aussi bien à ravir vos oreilles et vos papilles. J'espère aussi que vous raconterez quelques contes, vous en avez certainement en mémoire. Pour commencer, pour introduire, je vais lire un texte sobrement intitulé "Sagesse des contes, mode d'emploi"

Il s'éclaircit la voix tout en ouvrant un petit livre de conte dans les toutes premières pages.

Le conte n'est pas fait pour être lu
mais pour être fréquenté comme un ami proche,
secret. Vous pouvez lui demander
de vous nourrir, il vous nourrira
de vous éclairer, il vous éclairera
de vous émouvoir, de jouer, il jouera avec vous
le jeu le plus mystérieux, celui du hasard
qui n'existe pas.

Posez-lui une question, inquiète
ou espérante, en tout cas intime
une de ces questions d'au-delà de
l'intelligence que d'ordinaire on pose
à son cœur, les yeux fermés. Ouvrez-le
au hasard. Quelqu'un est là, qui vous parle,
Il ne vous dit pas seulement quelque chose
de plus ou moins intéressant, non.
Il répond à cette question que
vous n'avez même pas dite à voix haute.
Il y répond à sa manière qui peut être
déconcertante. Mais ne grimacez pas.
Ce qui vous est dit là s'avère toujours
étrangement sensé.

C'est un jeu que l'on pratique
depuis des millénaires avec des contes
assez constamment aimé pour rester vivants,
donc agissants, malgré le temps accumulé.
Nombre de princes, ayant de déployer
leurs bannières, ont ainsi consulté
la Bible, ou le Coran, ou les Védas.
Nombre de voyageurs spirituels,
d'êtres un moment perdus, un moment
trop seuls ou simplement soucieux d'éviter
un obstacle - vous et moi, en somme - ont ainsi
demandé à des contes du feu pour leur lanterne.
Et les contes leur ont donné
la lumière dont ils avaient besoin.

Pourquoi, comment, d'où viennent
les réponses ? Il ne faut pas tenté d'expliquer cela.
Il ne faut pas trop en parler non plus.
Je sais, pour les avoir fréquentés toute ma vie,
que les contes sont des vieillards immémoriaux
et bienveillants. Ils connaissent la musique
du cœur du monde. Ils répondent toujours
à nos questions, pour peu qu'ils soient interrogés
avec cette innocence dont ils sont
eux-mêmes pétris.

Gardez les contes auprès de vous.
Ouvrez-les de temps en temps,
comme on rend visite à un ami.
Et si vous avez besoin d'un conseil,
d'une lumière sur votre route intime,
demandez-lui, par simple jeu. Fermez les yeux.
Ouvrez le livre. Ouvrez les yeux.
Remerciez qui vous voulez.

Vidin sourit et laissa un silence se faire, un silence assez long. Puis,

Si quelqu'un veut en raconter un ...

Citation :
Très légèrement adapté de "Sagesse des contes, mode d'emploi" de Henri Gougaud tiré du livre "Contes des sages qui guérissent" aux éditions Seuil

Arnaudix a écrit:
Entre temps Arnaudix était arrivé, juste à temps pour écouter le premier conte de Vidin, il salua tout le monde de la main et alla rapidement s'assoir auprès de Vivie.

Viviemoi a écrit:
vivie s'était blottie dans les bras d'Arnaud pour écouter Vidin, elle avait aimé ce poème , et Vidin avait su le raconter et le faire vivre

Ralas a écrit:
Tout le monde applaudit très fort Vidin.

Ralas était émue devant la façon dont Vidin parlait du conte.

Comme il fallait que quelqu'un commence à raconter... Alors, elle ouvrit sa besace et en sortit un manuscrit, se leva et dit
:

Tous mes amis, vous savez que mon instruction je la dois à un précepteur égyptien qui avait aussi été le précepteur de ma mère.
Cet homme, érudit, était arrivé un jour sur les côtes bretonnes dans un bateau de papyrus, mais il fut toujours discret sur sa vie d'antan.

Souvent il me racontait la légende de Sethos et j'ai eu la chance de la retrouver dans un manuscrit de ma bibliothèque aussi je vais vous la conter. Elle est un peu longue mais si belle...


Citation :

La légende de Sethos

Le père de Sethos dirigeait, tout le jour, une barque qui transportait le long du Nil de lourdes pierres de granit, les charges de blé et les jarres pleines d'huile de palme. Deux boeufs patauds tiraient la barque sur la rive.

Sethos jouait entre le ciel bleu et l'eau claire. Il cueillait les lotus que la barque frôlait ; ou bien il jetait des pierres aux crocodiles qui dormaient et, comme des troncs d'arbres rugueux, se laissaient aller à la dérive.
Parfois Sethos s'ennuyait, parce qu'il voyait toujours les mêmes rives plates et que le bruit de l'eau lui semblait monotone. Mais un jour, tandis qu'il dormait, son père posa entre ses bras une bête au corps velu.

C'était un petit lion dont les chasseurs avaient tué la mère. En passant ils avaient donné le lionceau au batelier. Sethos l'appela Aken, obtint qu'on le nourrit avec du lait, et bientôt ils devinrent deux grands amis. Quand Sethos dormait, Aken veillait gravement sur lui et passait longuement sa langue rugueuse sur les petites mains croisées.

Malheureusement Aken grandit. Il aimait toujours Sethos, qui ne craignait ni ses griffes puissantes, ni sa gueule énorme. Mais Aken était violent. Quand il descendant sur la rive, il terrassait parfois les chiens des villageois et, un jour, il égorgea un âne qu'il avait surpris au coin d'un champ.

Il fut décidé qu'on le tuerait. Sethos pleura beaucoup en serrant entre ses petits bras la tête rugueuse de son ami. Aken immobile et pensif semblait comprendre qu'un danger le menaçait, et il regardait mélancoliquement la ligne jaune du vaste désert que ses yeux ne devaient plus revoir.

La barque s'était arrêtée dans une anse, à l'ombre des hauts papyrus. Sethos, lui aussi, regardait le désert.
"Aken, dit-il, sauve-toi. Comprends-tu ? Comprends-tu ? Tu es maintenant trop fort et trop sauvage. Mon père t'aime bien, mais il sera puni à cause de tes méfaits. Oublie ton ami Sethos. Sauve-toi. Retourne au désert, où tu ne craindras plus les hommes.

Aken se leva, bâilla, fronça son mufle, regarda Sethos qui lui causait tendrement. Puis, en quelques bonds, il s'enfonça entre les collines. La nuit suivante, l'enfant entendit vibrer dans l'air des rugissements lointains : le lion célébrait sa délivrance.

Les jours passèrent.

Sethos, d'abord triste, finit par oublier son ami lion. Il était plus fort maintenant, et il aidait son père à ranger les marchandises du bateau ou à aiguillonner les bœufs indolents. La vie coulait, monotone, sous le même ciel bleu, sur les mêmes eaux tranquilles.

Vint le temps où le père de Sethos dut payer les impôts au roi Mykerinos. Or, les Égyptiens ne connaissaient pas l'argent. Ils donnaient aux intendants du roi le blé de leurs champs, l'huile de leurs celliers ou le travail de leurs bras.

Mykerinos construisait l'immense pyramide qui porte son nom. Toute une armée de travailleurs taillait dans les montagnes les blocs de granit, les charriait par les chemins, les amenait par les bateaux du Nil, les hissait, d'assises en assises, toujours plus haut. Les hommes haletaient sous le soleil éclatant, mais la volonté du maître et les coups de bâton les redressaient.

Le père de Sethos, pendant toute une lune, devait amener des pierres depuis les carrières, jusqu'aux chantiers. Malheureusement un des bœufs mourut. Tout le jour, à côté de celui qui survivait, le batelier tendait ses muscles pour haler la barque. Pourtant elle n'avançait pas vite. La besogne était en retard.

"Homme, dit le chef des ouvriers d'un air dur, achète un autre bœuf. Il faut que le travail de Mykerinos s'achève.

- Je n'ai ni blé, ni huile, ni marchandises pour le payer. Je n'ai pas pu travailler.

- Fais tirer ta femme et ton fils. Si ces pierres ne sont pas amenées au chantier à la date fixée, tu seras emprisonnés."

Le batelier reprit tristement sa besogne sur le Nil. La prison, c'était, pour sa femme et son enfant, la misère et la fin. Il faudrait vendre la barque et s'en aller mendier par les bourgs sous les risées des gamins et les moqueries des vieilles femmes. Au lieu de dormir, il voulut continuer la nuit son travail. Sous la clarté froide de la lune, au milieu du silence universel, on entendait le grincement du cordage, le pas lent du bœuf et le halètement du batelier. Les pierres s'amoncelaient sur le chantier. Le chef des ouvriers serait satisfait, et l'on pourrait pendant des mois et des mois reprendre la vie heureuse et les lents voyages tranquilles sur le Nil. Mais un jour, sous le soleil plus ardent, le bœuf s'affaissa. En vain on essaya de le relever. Le travail de la nuit l'avait tué comme son camarade.

Désespéré, le batelier s'assis sur la rive. La nuit était froide et claire. Un sphinx gigantesque allongeait jusqu'au Nil son ombre énigmatique. Seul, tandis que sa femme et Sethos dormaient, l'homme fixait sur sa barque ses yeux désespérés. Elle était maintenant immobile pour toujours et, dans quelques jours, le chef des ouvriers viendrait réclamer son dû.
La prison l'attendait. Plus de nuits lumineuses et de journées éclatantes. Plus de vie libre et joyeuse, mais les murs froids d'un cachot, et la misère quand il sortirait. Le batelier pleura de longues heures.

Le jour vint. Sethos éveillé regardait avec de grands yeux étonnés le bœuf étendu, son père assis d'un air morne, et la barque immobile sur le bord du Nil. Puis il comprit à son tour, et comme son père il pleura.
Il essaya bien de joindre ses forces à celles de son père, mais la barque avançait à peine, et il aurait fallu des jours et des jours pour achever la tâche commandée.

Les villageois plaignirent les infortunés, mais la tyrannie de Mykerinos les opprimait eux aussi, et ils n'avaient pas trop de toutes leurs ressources pour satisfaire ses intendants.

Le jour passa. Une nouvelle nuit survint. Le batelier, résigné à son sort, restait assis sans bouger sur la rive du fleuve. Il regardait au loin la silhouette de la gigantesque pyramide sortir des brouillards du matin ou s'enfoncer dans la brume du soir, et il lui semblait que tout le poids de ses pierres pesait sur ses épaules.

Sethos dormait à ses pieds, brisé de tristesse et de fatigue et, comme toutes les nuits, la lune ronde montait au-dessus des collines.
Soudain un rugissement violent déchira l'air, si soudain et si proche que le pauvre homme, sa femme et son fils, réveillés en sursaut, eurent la sensation qu'ils ne pouvaient plus échapper et que le lion était sur eux.
Et ils restaient immobiles, serrés les uns contre les autres, glacés d'épouvante et les yeux grands ouverts.

Un bâillement rauque troubla le silence à nouveau. Une forme noire bondit. Sethos ferma les yeux... et il sentit un mufle humide qui caressait sa poitrine, une langue chaude et rugueuse qui cherchait ses mains.

"Aken ! Aken !" cria-t-il.

La minute d'après il pleurait dans la crinière du lion accroupi près de lui, et il lui racontait ses misères, la mort des bœufs et les menaces du chef des ouvriers.

"Si tu voulais, disait-il,... si tu voulais... Tu es fort, Aken, plus fort que dix bœufs. Tu pourrais tirer notre barque pendant quelques jours, et tu retournerais au désert après avoir sauvé ton ami Sethos. Sans doute ce n'est pas le métier d'un lion de traîner une barque avec licol au cou. Mais tu la traîneras la nuit, et je serai si heureux !"

Sans doute Aken comprenait, car il regardait Sethos avec de larges yeux bienveillants.
Il le suivit docilement quand il s'approcha de la rive du fleuve, il se laissa passer au cou le cordage tressé.

Le lendemain matin, plein d'étonnement et d'épouvante, le chef des ouvriers vit arriver sur le bord du chantier un lion qui halait gravement une barque sur le Nil, et, parmi les pierres de granit, Sethos qui dansait de joie en chantant les louanges d'Aken.

Ce fut là le commencement de la fortune de Sethos, qui plus tard prit le nom de Touthemès Salen ou "le fils du lion" et deviendra ministre du pharaon Mykerinos.



Ralas se tut et regarda l'émotion sur les visages. Puis, elle montra une des images du manuscrit.

(du 20 juillet 1458 au...) 29524460848121p1

[hrp]D. MORNET - Janvier 1907

On retrouve Sethos dans : Séthos, histoire, ou Vie tirée des monuments anecdotes de l'ancienne Egypte , traduction d'un manuscrit grec par l'abbé Terrasson (Terrasson, Jean : 1670-1750)
[/hrp]

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 292866Hortenseplaceducaleredimens

Hortense ne montra pas sa déception de voir que personne derrière Dame Ralas ne lut un conte et elle se mit à servir le repas aux invités avec toute sa grâce et sa bonne humeur habituelle.

Tous avaient l'air d'apprécier les mets qu'elle avait sélectionnés avec soin.

Elle profita d'un moment de répit entre deux plats, pour dérouler le parchemin sur lequel elle avait écrit un conte trouvé dans un des manuscrits que lui avait laissé Madame de Taillebourg à sa mort.

C'était un simple conte pour enfants…



Citation :

La princesse au petit pois

Il était une fois un prince qui voulait épouser une princesse, mais une vraie princesse.
Il fit le tour de la terre pour en trouver une mais il y avait toujours quelque chose qui clochait ; des princesses, il n'en manquait pas, mais étaient-elles de vraies princesses ?
C'était difficile à apprécier, toujours une chose ou l'autre ne lui semblait pas parfaite. Il rentra chez lui tout triste, il aurait tant voulu avoir une véritable princesse.

Un soir, par un temps affreux, éclairs et tonnerre, cascade de pluie que c'en était effrayant, on frappa à la porte de la ville et le vieux roi lui-même alla ouvrir.

C'était une princesse qui était là dehors. Mais grands dieux ! de quoi avait-elle l'air sous cette pluie, par ce temps ! L'eau coulait de ses cheveux et de ses vêtements, entrait par la pointe de ses chaussures et ressortait par le talon ... et elle prétendait être une véritable princesse !

- Nous allons bien voir ça, pensait la vieille reine, mais elle ne dit rien. [

Elle alla dans la chambre à coucher, retira la literie et mit un petit pois au fond du lit ; elle prit ensuite vingt matelas qu'elle empila sur le petit pois et, par-dessus, elle mit encore vingt édredons en plumes d'eider. C'est là-dessus que la princesse devrait coucher cette nuit-là.

Au matin, on lui demanda comment elle avait dormi.

- Affreusement mal, répondit-elle, je n'ai presque pas fermé l'œil de la nuit. Dieu sait ce qu'il y avait dans ce lit. J'étais couchée sur quelque chose de si dur que j'en ai des bleus et des noirs sur tout le corps ! C'est terrible !

Alors, ils reconnurent que c'était une vraie princesse puisque, à travers les vingt matelas et les vingt édredons en plume d'eider, elle avait senti le petit pois.

Une peau aussi sensible ne pouvait être que celle d'une authentique princesse.

Le prince la prit donc pour femme, sûr maintenant d'avoir une vraie princesse et le petit pois fut exposé dans le cabinet des trésors d'art, où on peut encore le voir si personne ne l'a emporté.




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Célèbre conte danois, écrit par Hans Christian Andersen et publié en 1835

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Vidin a écrit:
Vidin mangeait distraitement, écoutant surtout les contes des deux dames. Avec attention celui de Ralas car il ne le connaissait pas et avec un sourire celui d'Hortense car il l'appréciait particulièrement. Il remercia d'un sourire poli les deux oratrices, laissa un temps et voyant que personne ne prenait la parole.

J'espère qu'on aura un peu de temps pour en reparler après, reparler de tout ces contes ! En voici un de tradition chinoise, "La feuille d'érable rouge".

Il sortit un livre assez imposant, se fit un peu de place devant lui pour pouvoir le poser et plus difficile, l'ouvrir. Il but un verre d'eau avant de commencer, le sachant long.

Ceci s'est passé il y a bien longtemps. Le jeune Che-t'ouen vivait alors, je ne sais plus si c'est un village du sud ou du nord. C'était un beau garçon, courageux et persévérant. Un beau printemps, il fit la connaissance d'une jeune fille nommée Fleur de Jade, et la même année encore il l'épousait. Fleur de Jade était belle comme une pierre précieuse, très bonne et appliquée.

Che-t'ouen était très heureux, mais pas pour longtemps. Sa marâtre vivait avec le jeune couple et, comme il arrive souvent, la vieille jalousait la jeune femme. La pauvre petite ne faisait rien à son goût. Un jour, la belle-mère refusait sa nourriture sous prétexte qu'elle était trop chaude, et le lendemain, parce qu'elle était trop froide. La jeune épousée faisait de son mieux pour satisfaire sa belle-mère, mais elle eut vite compris que c'était peine perdue. Il semblait même que plus elle était serviable et adroite dans les travaux du ménage, plus la vieille devenait maussade.

Fleur de Jade aimait Che-t'ouen de tout son cœur, c'est pourquoi elle s'efforçait de satisfaire au mieux sa marâtre, dont l'attitude injuste lui fendait le cœur. Bien souvent, elle laissait couler les larmes en silence. Et Che-t'ouen, le cœur lourd, constatait que le rose des joues de Fleur de Jade s'effaçait à vue d'œil, mais il se sentait impuissant à y porter remède. Les mœurs du temps ne permettait pas à un fils de se dresser contre sa mère.
Un soir, en rentrant à la maison, Che-t'ouen eut vraiment peur en découvrant Fleur de Jade toute en larmes, près de la cheminée. Le cœur fendu, il s'approcha de sa chère épouse pour la prendre dans ses bras et tenter de la consoler; ressentant plus que jamais son impuissance vis à vis de sa marâtre.
"Oh, Che-t'ouen," sanglotait la pauvrette, "tu peux me croire, si ce n'était pas pour toi, il y a belle lurette que j'aurai fui d'ici. Mais je n'ai plus la force de supporter ce calvaire. Hélas, qu'allons-nous faire ?"
Che-t'ouen se sentit profondément désolé. En contemplant sa chère Fleur de Jade aux yeux gonflés par les pleurs, il se résolut soudain :
"Nous ne pouvons plus rester ici," dit-il d'un ton décidé. "Cette nuit même, nous nous sauverons."

Sur le coup de minuit, ils se glissèrent sans bruit à l'écurie, sellèrent deux maigres chevaux, passèrent en silence le portail et se dirigèrent vers le nord-ouest.
Ils chevauchèrent longtemps, traversant quelques villages, et parvinrent dans une région montagneuse. Là, Che-t'ouen quitta la route et enfila un sentier tortueux et raboteux. Fleur de Jade le suivit docilement. Dans l'obscurité de la nuit, la chevauchée devint plus difficile encore. Les chevaux glissaient sur les pierres où leurs sabots résonnaient fort dans le silence.

L'aurore commençait à poindre au moment où ils atteignaient le sommet du pic. Fleur de Jade et Che-t'ouen s'était arrêté, et gardaient le silence, côte à côte. Ils admiraient les fleurs printanières qui, dans le crépuscule, éclataient sur le vert des prés alpestres ; des hérons volaient par couples dans l'air frais matutinal tandis que les moineaux pépiaient sur les branches.
"Chacun de ces oiseaux a son nid," soupira Fleur de Jade, "toute créature a un endroit où reposer la tête, et nous n'avons rien. Dans quelles complications tu t'es lancé pour moi, mon pauvre Che-t'ouen"
"Comment des complications ? Ne te soucie pas," dit Che-t'ouen en hochant joyeusement la tête. "La nuit, nous dormirons tranquillement dans une grotte, et le jour nous nous reposerons au pied d'un arbre. Hue, dada !"

Et de nouveau les sabots des chevaux résonnèrent sur le sol pierreux, percèrent les bancs de brouillard, glissèrent sur les pentes glacées, jusqu'à ce qu'enfin les chevaux fissent halte sur le sommet le plus élevé.
Che-t'ouen regarda Fleur de Jade en souriant, et la jeune femme rosit un peu. "Je ne suis pas du tout fatiguée," dit-elle à son jeune époux, "je ne souhaiterais rien de plus que de pouvoir rester ainsi avec toi toute la vie."
Et une fois de plus ils lancèrent leurs montures, par monts et par vaux, sentes et halliers. Comme le soleil se levait, les chevaux s'arrêtèrent. Che-t'ouen et Fleur de Jade s'émerveillèrent devant une fontaine dont l'eau jetait des feux rubis dans les rayons du soleil levant. La surface du miroir d'eau brillait comme la lune. Une source jaillissait de la fontaine, dont l'eau transparente était rouge comme le sang. Tout autour poussait, dru comme l'herbe, une petite fleur écarlate dont le parfum, lourd et capiteux, embaumait toute la clairière.

Fleur de Jade poussa un petit cri d'admiration. Che-t'ouen la fit descendre de son cheval et la posa au beau milieu du tapis de fleurs.
"Il faut nous reposer un peu" dit-il.
Fleur de Jade regarda un instant les chevaux, qui broutaient de bon appétit les fleurs rouges, puis elle se leva et s'approcha de la fontaine. Comme fascinée, elle contempla longtemps cette eau à la fois cristalline et rouge, puis, se penchant plus fort, elle en prit dans sa paume recourbée en conque, et en but une gorgée. L'eau était délicieuse. Elle lui réchauffa tout le corps comme un alcool, dissipant sur l'instant toute trace de fatigue.

Elle lança un sourire à son mari, qui constata que les fleurs de pêcher étaient revenues à ses joues fraîches comme autrefois. Là-dessus, un cheval poussa un hennissement. Che-t'ouen se retourna, n'en croyant pas ses yeux. Au lieu de deux haridelles efflanquées qui les avaient menés jusque-là, deux fougueux coursiers piaffaient dans les fleurs rouges, secouant leur crinière brillante. Che-t'ouen frissonna, et Fleur de Jade frémit de peur, elle aussi.
"Tout ça ne me dit rien qui vaille, partons vite d'ici," dit-il.
Ils sautèrent aussitôt en selle, lançant leurs montures au trot. Mais maintenant, c'était une autre affaire ! Les deux chevaux trottaient gaiement, droit devant eux, sans se soucier ni des côtes, ni des descentes, ils volaient comme le vent, par-dessus les rocs inaccessibles, comme des oiseaux, ils passaient par-dessus les ravines de plusieurs toises de large. Après un galop de tout le jour et de toute la nuit, la montagne à la fontaine rouge avait disparu très loin derrière eux, perdue dans les brumes, par-delà l'horizon.

Ce soir-là, nos deux jeunes gens arrivèrent à un hameau, et firent halte près d'une petite chaumière. Che-t'ouen fit retentir le heurtoir de la porte. Une petite vieille vient lui ouvrir.
"Eh quoi, voilà des voyageurs bien tardifs ? Je suppose que vous venez de loin, je ne vous ai jamais vus dans les parages," leur dit-elle d'un ton amène.
"Ma bonne dame," dit la jeune femme d'un ton éploré, "nous avons voyagé tout le jour et toute la nuit, nous ne connaissons personne, par ici, et nous sommes fourbus, nous et nos chevaux. Je pense que nous ne pourrions pas tenir un jour de plus. Ayez donc la bonté de nous laisser passer ici la nuit."
"Bien volontiers," répondit la vieille, "de toute façon, je suis toute seule. Je vais vous donner la petite chambre au couchant, et vous y resterez aussi longtemps que vous voudrez."

Puis la vieille fit entrer ses hôtes, et leur donna à manger et à boire. Tandis qu'ils étaient là tout les trois, assis tranquillement et devisant, il semblait aux deux jeunes tourtereaux qu'ils avaient trouvé leur vrai foyer. La vieille leur était si proche qu'ils avaient l'impression de la connaître depuis toujours. C'est pourquoi ils lui racontèrent tout, les raisons qui les avaient amenés à fuir, et leur course par monts et par vaux. Ils n'omirent même pas de lui parler de la fontaine mystérieuse, à l'eau écarlate. A ouïr l'incident de la fontaine rouge, la vieille fondit en larmes. Les deux jeunes étaient tout consternés devant ces pleurs.
"Vous savez quelque chose sur cette fontaine, bonne vieille ?" s'enquit Che-t'ouen, la gorge serré.
"Hélas ! C'est à vous que cela devait arriver, mes enfants ! Je crains fort que vous ne restiez plus longtemps ensemble. Cette Fontaine Rouge appartient à la Montagne Rouge. Sur cette montagne, il y a un érable rouge. La source jaillit de des racines de cet érable. Tous les ans, lorsqu'à l'automne, les feuilles de l'érable rougissent, l'érable se change en esprit à la Face Rouge, avec de grands yeux de braise ardente. Ces yeux là voient par-delà dix crêtes de montagnes et des milliers de falaises rocheuses, et personne ne peut leur échapper. Hélas, mes enfants, personne, jusqu'à présent, ne leur a échappé !"
Et la vieille se remit à sangloter de plus belle.
"Mais que craignez-vous tant, Grand-mère ? Cet esprit est-il donc si méchant ?" demanda Che-t'ouen, très surpris.
"Non, il n'est pas méchant envers tout le monde," dit la vieille en poussant un gros soupir, "mais malheur s'il voit une belle jeune femme. Chaque année, il guette, du haut de cette montagne, pour découvrir la plus belle fiancée du pays. Et lorsque les premiers flocons de neige tombent, l'Esprit à la Face Rouge et sa femme se changent en érables. Hélas, mon enfant, j'ai peur pour toi."

Fleur de Jade prit grand-peur à ces dires, mais ne voulant pas attrister encore davantage la bonne vieille, elle rit, prit Che-t'ouen par la main en disant :
"Comment l'Esprit à la Face Rouge pourrait-il me désirer pour femme, puisque je suis déjà mariée ?"
La vieille essuya ses larmes et exprima ce souhait tout en soupirant :
"Espérons que tout se passera bien, mes enfants."

[...]

Voilà que les jours raccourcissaient plus vite, le nuit était tout de suite là. Un jour, Che-t'ouen rentra des champs quand la nuit tombait déjà. Lorsqu'avec Fleur de Jade ils allèrent donner à manger aux chevaux, à l'écurie, la lune brillait au ciel. La vieille sortit sur le seuil pour les observer. Elle se sentait toute inquiète.

C'est alors qu'elle vit une feuille rouge d'érable voleter dans la cour, portée par la brise. Elle tourna, tournoya, et disparut dans un grand tourbillon de vent sauvage, et, au milieu de la cour, on vit surgir l'Esprit à la Face Rouge. Ses cheveux roux flottaient au vent, ses grands yeux de braises lançaient des éclairs, les longues manches de son manteau rouge balayaient le sol. L'esprit à la Face Rouge balança le bras, et aussitôt la feuille d'érable rouge se changea en un carrosse nuptial.

La vieille poussa un cri de terreur et s'écroula, à moitié morte. Che-t'ouen, entendant le cri, sortit de l'écurie, Fleur de Jade sur ses talons. Alors Face de Rouge agita son bras pour la deuxième fois, et Fleur de Jade se retrouva sans savoir comment dans le carrosse.
Face Rouge eut alors un rire sardonique, et agita le bras pour la troisième fois. Le carrosse s'éleva dans les airs, et avant que Che-t'ouen, revenu de sa stupeur, ait compris ce qui se passait, Fleur de Jade avait disparu dans l'obscurité de la nuit. De loin, par-dessus le faîte de la montagne, se fit entendre une voix qui résonna dans la plaine : "Elle a bu l'eau de ma
fontaine, elle sera ma femme, elle sera ma femme !"

Che-t'ouen restait stupéfait, comme plongé dans un rêve. Il ne gémit pas, ne pleura pas. Silencieux, il fixait la direction dans laquelle avait disparu Fleur de Jade. Mais à ce moment, il entendit un soupir. La vieille s'était réveillée de son évanouissement, et se mettait à se lamenter.
Che-t'ouen s'approcha pour la relever, et lui dit :
'Ne pleurez pas, Grand-mère, je la ramènerai."
"A quoi penses-tu mon enfant," dit la vieille, horrifiée. "Tu veux qu'il te tue, toi aussi ? Combien de jeunes filles n'a-t-il pas ainsi emportées, et jamais, jamais il n'en est une qui est revenue."
"Et pourtant, Grand-mère, moi, j'y vais !" déclara tranquillement Che-t'ouen, en se dirigeant vers l'écurie pour en faire sortir son cheval.
"Prend du moins un couteau, ne t'en va pas ainsi les mains nues," lui recommanda la vieille.

Che-t'ouen prit le couteau que la vieille lui tendait, et l'embrassa comme si elle était sa propre mère. Il glissa le poignard dans sa ceinture, sauta en selle, et se dirigea vers la montagne.
Arrivé au pied du premier massif, il fit cette prière :
"Gentil cheval, mène-moi par-delà ce grand rocher !"
Le cheval se cabra, et d'un seul élan vola littéralement par-dessus la
montagne.

[...]

L'aube se leva et le cheval s'arrêta. Che-t'ouen releva la tête. Devant lui, une énorme chaîne de montagne se dressait jusqu'au ciel. La Montagne Rouge se trouve par là, mais d'inextricables broussailles de ronces barrent tout les chemins, des arbres gigantesques poussent dru comme l'herbe, et là où il y aurait un peu d'espace, les roches s'empilent les unes sur les autres. Comment y pénétrer, par où chercher la Fontaine Rouge ? Le massif montagneux est tout en pentes abruptes et ravins, les falaises rocheuses se dressent jusqu'au ciel.

Che-t'ouen se dit qu'il pourrait bien chercher son chemin durant mille jours et mille nuits sans le trouver, et ses yeux se remplissent de larmes. Il regarde tout autour de lui, et ne voit qu'une montagne après l'autre, dans tout les sens. Il tend le poing, impuissant vers cette montagne hostile, en s'écriant :
"Et pourtant, je te le jure, Esprit à la Face rouge, je te reprendrai Fleur de Jade ! Gentil cheval, je t'en prie, porte-moi au sommet de la plus haute montagne !"
Aussitôt, le cheval fila au grand trot, par dessus les crêtes et les ravins, les pics et les gouffres, les précipices, et vint se planter au faîte même du massif le plus élevé. En cet instant, Che-t'ouen ignore encore que c'est au centre de cette montagne que se trouve la grotte où l'Esprit à la Face Rouge a caché Fleur de Jade.

Il y a déjà un bon moment qu'elle s'y trouve, la jeune femme. La grotte est d'une splendeur, comme elle n'en a jamais vu. Des tableaux sont suspendus aux murs qui sont incrustés de pierreries ; sur les divans, de luxueux brocarts de soie sont étendus. Dans la grotte, règne le silence. Ni le chant des oiseaux, ni le murmure du vent ne peuvent y parvenir. L'Esprit à la Face Rouge, s'inclinant devant elle, vient de se changer en un très beau jeune homme.
"Tu as bu l'eau de ma fontaine, donc tu dois être ma femme," dit-il en souriant à Fleur de Jade.
"Jamais je ne serai ta femme," répond-elle, "même si j'ai lu l'eau de ta fontaine."
"Crois-tu par hasard que quelqu'un viendra te libérer ?" dit l'Esprit, toujours souriant, à la jeune femme qui ne semblait pas la craindre. "Même s'il avait trois têtes et six bras, ton chéri ne parviendra pas jusqu'ici. Ôte-toi cela de la tête."
"Et si pourtant il y parvenait ?"
"S'il arrive jusqu'ici, alors je te libèrerai, je te le promets." Tout en disant cela, l'Esprit riait de bon cœur. Il se retourna pour regarder, hors de la grotte, le hérissement de pointes rocheuses. Il se figea alors de stupeur. Son œil avait percé les murailles naturelles, et avait aperçut Che-t'ouen arrivant à toute allure sur son fringant coursier.

Fronçant les sourcils, l'Esprit à la Face Rouge défit sa ceinture bariolée et la lança hors de la grotte. La ceinture se changea en un dragon énorme qui, gueule grande ouverte, se mit à descendre la pente en rampant.
Che-t'ouen, qui scrutait anxieusement les lointains, aperçut alors deux lumières rouges. Avant qu'il ait compris de quoi il s'agissait, le dragon était devant lui, ses deux yeux flamboyants par-dessus son énorme gueule de feu, ouverte comme un four. Serrant les dents, Che-t'ouen lança son cheval vers le monstre. Comme une flèche, le cavalier, toujours sur sa monture, pénétra dans le gosier large ouvert comme un portail, et fila tout droit jusqu'à l'estomac. On eût dit que monture et cavalier étaient tombés dans une cuve d'eau bouillante. Mais Che-t'ouen ne se laissa pas effrayer. Il saisit son couteau d'une main qui ne tremblait pas, fendit hardiment la paroi élastique, et le cavalier toujours monté déboula au sol. En regardant autour de lui, Che-t'ouen ne vit pas la moindre trace de dragon. Seule, la ceinture bariolée gisait à terre, semblable à un serpent.

Une fois encore, Che-t'ouen pressa son cheval, qui reprit son envolée par-dessus les monts et les vallées, par-dessus les falaises rocheuses, toujours se dirigeant vers le sommet le plus élevé.

[...]

L'Esprit à la Face Rouge, fronçant les sourcils, arracha un tableau du mur, et agita son bras. Aussitôt, une montagne extrêmement élevée sortit du plateau, un pic comme on en avait jamais vu, raide et nu, qui se dressa à l'entrée de la grotte.
Che-t'ouen s'arrêta un instant, sous la surprise, puis il incita son cheval à aller courageusement en avant et en haut. Mais cette fois, c'est en vain que la brave bête bandait ses forces. Ses sabots glissaient sur la paroi abrupte, Che-t'ouen avait beau l'inciter et le prier, le cheval retombait chaque fois qu'il donnait l'assaut.

En désespoir de cause, Che-t'ouen sauta à bas de sa monture et se mit en devoir de grimper par ses propres moyens. Ses pieds glissaient sur les pierres, ses mains étaient en sang, mais il grimpait, de plus en plus haut. Alors une pierre roula sous son poids, et notre pauvre héros roula lui aussi jusqu'au bas de la falaise. Il avait les mains et le visage déchirés par les arêtes rocheuses, mais sans y prendre garde, il se remit à l'œuvre, grimpant lentement, à grande peine, mais enfin gagnant en hauteur, à force de courage et de volonté. Il était prêt du but, presque à portée du sommet, quand une fois encore il glissa, et redescendit en un clin d'oeil tout ce qu'il avait monté à si grand effort. Il était couvert de plaies, ses vêtements en lambeaux, mais c'est à peine s'il s'en rendait compte. Il ne savait qu'une chose, c'est qu'il lui fallait vaincre cette montagne, car c'était le chemin qui menait à Fleur de Jade. Trois fois encore, il retomba après avoir été tout près d'atteindre le but, trois fois il recommença, sans se donner le temps de souffler. La sueur lui tombait dans les yeux, brouillant sa vue, le sang se coagulait partout sur son visage, ses bras, ses jambes, au point que ses vêtements lui collaient au corps. Che-t'ouen cependant ne se rendait pas. Se passant la manche sur le visage pour s'essuyer, il s'accrocha à un contrefort de pierre, et ne voilà-t-il pas que la montagne magique s'écroule soudain, et que notre ami se retrouve au pied du pin sauvage, à une branche duquel pendait le tableau qui avait naguère orné la grotte, et qui maintenant était tout trempé de sueur et de sang.

Che-t'ouen leva les yeux. Droit devant lui, se silhouettait sur le ciel la crête rouge de la montagne magique. Il était arrivé au but. Il sauta une dernière fois en selle, et enleva sa monture vers les ultimes hauteurs à vaincre.
Sombre et grave, l'Esprit à la Face Rouge se dressait à l'entrée de la grotte. En voyant arriver son rival, il se retourna, et agita sa longue manche, en regardant Fleur de Jade. Du coup, la jeune femme se figea, muette et incapable d'un mouvement, littéralement pétrifiée. L'Esprit fit le même geste sur deux coussins, qui prirent à l'instant l'aspect de Fleur de Jade. Impossible de reconnaître, d'entre les trois, laquelle était la vraie. Alors l'Esprit disparut.

Che-t'ouen était arrivé au centre de la Montagne Rouge, il aperçut les roches rouges, l'érable rouge, et, en se retournant, découvrit l'entrée de la grotte. Sautant à bas de sa monture, il fit basculer les roches rouges qui barraient l'accès vers ce leu où était sa bien-aimée, mais quand il y pénétra, il se figea de stupeur. Devant lui, il y avait TROIS Fleur de Jade, identiques, et identiquement immobiles.
"Fleur de Jade !" appela-t-il, le cœur serré. Pas de réponse.
"O mon aimée, je te cherche depuis si longtemps, et tu ne me réponds pas !" se plaignit-il, en se rapprochant.

[...]

Che-t'ouen examina attentivement les trois jeunes femmes, chacune à l'autre semblable. Deux paires d'yeux fixaient sans expression le vide, mais les yeux de la troisième jeune femme exprimaient une souffrance indicible et étaient baignés de larmes.
"C'est toi, oui, tu es ma Fleur de Jade !" s'exclama Che-t'ouen.
Il prit sa bien-aimée dans ses bras pour fuir avec elle, mais elle était pesante et raide comme le bloc de pierre auquel elle ressemblait. A grand effort, il la porta en hors de la grotte où l'attendait son fidèle cheval. Hélas, la brave bête ne pourrait pas les porter ! Alors Che-t'ouen fit cette prière :
"Gentil et bon cheval, conduis nous à la maison, tu connais le chemin mieux que moi !"
Puis il saisit fermement Fleur de Jade dans ses bras, et se mit en route à la suite du cheval, trébuchant et peinant dans le sentier raboteux.
Mais maintenant, il ne s'agit plus d'envolée par-dessus les crêtes et les ravins. Le cheval s'avance lentement, frayant de ses sabots un passage pour son maître et sa chère charge, à travers les taillis, les ronces, les bardanes qui accrochent et effilochent ce qui lui restent de costume. L'homme tombe et se relève cent fois, mais jamais il ne lâche son précieux fardeau, jamais il ne le heurte ou le blesse. Che-t'ouen perd le souffle, il perd son sang, ses jambes se dérobent sous lui. Il est épuisé, mais il va, et va toujours. Il ne voit ni n'entend rien. Il a sa bien-aimée dans les bras, et personne ne lui reprendra ! Et ainsi ils vont, la bête intelligente montrant et dégageant la voie.

Ils vont depuis longtemps, quand soudain le cheval s'arrête. Che-t'ouen lève ses yeux fatigués, et il constate qu'ils sont arrivés dans le bois d'érables. Il eut souhaité se reposer, mais il craignit de lâcher Fleur de Jade. En pensée, sans pouvoir l'exprimer, celle-ci lui disait : "Laisse-moi ici, Che-t'ouen. Jamais nous n'arriverons à la maison. Tu périras en route !" Ses larmes avaient séché, mais ses yeux exprimaient une douleur incommensurable, ils brûlaient et ardaient comme la braise.
Che-t'ouen sentait la souffrance de sa bien-aimée. Il regarda avec un doux sourire le visage aux yeux si tristes, et lui dit :
"Même si tu es vraiment changée en pierre, jamais je ne t'abandonnerai !"
Il serra encore plus fermement Fleur de Jade contre son cœur, et reprit sa route. A cet instant, une feuille d'érable voleta dans l'air et vint tomber au sol, entre les grosses pierres rouges. L'Esprit à la Face Rouge s'en dégagea sans bruit. Che-t'ouen sursauta, et serra encore un peu plus fort sa bien-aimée. Mais l'Esprit restait silencieux, contemplant les deux amoureux. Enfin, il éleva la voix, tout en s'élevant lui-même par-dessus la couronne des érables, pour disparaître dans ses montagnes. Il disait :
'Jeunes gens, mon cœur est dur comme pierre. Jamais je n'ai eu pitié de quiconque, mais jamais je n'ai vu d'amour comme le vôtre. J'ai perdu, je me retire."

D'en haut, il jeta un dernier regard sur Fleur de Jade, et des larmes jaillirent de ses yeux. A cet instant, il disparut. A l'endroit où il s'était trouvé, se dressait maintenant un bel érable, sur les feuilles rouges scintillaient des gouttes de rosée brillantes comme l'argent.

[...]

Il arrivait parfois que quelque voyageur passât du côté de la Fontaine Rouge, et, attiré par cette eau claire comme le rubis, s'en désaltérât au passage. Mais plus jamais l'érable ne s'est changé en Esprit à la Face Rouge, au moment où ses feuilles prennent leurs teintes cuivrées d'automne.

Citation :

Tiré de "Contes chinois" aux éditions Gründ

Brixius a écrit:
Après que Vidin eut fini son conte, le Médicastre qui appréciait grandement cette soirée, prit la parole.

" Permettez que je vous raconte l'Histoire d'Orphée.

Lorsque les dieux régnaient sur l'Olympe, le monde était peuplé de créatures étranges et enchanteresses. Et quelquefois on entendait ici et là des petites notes de musique qui s'entrelaçaient pour former la plus jolie des mélodies. C'est le musicien Orphée qui faisait naître ces accords fabuleux.
Qui aurait pu charmer un être aussi extraordinaire, si ce n'est la douce Eurydice ?
Tous deux s'aimaient tendrement mais par malheur la jeune fille périt le jour même de leur mariage, mordue par un serpent.
Alors, Orphée, désespéré, descendit aux Enfers pour en ramener sa bien-aimée. Par son chant, il adoucit les divinités infernales, qui consentirent à laisser partir Eurydice.
Mais les dieux y mirent une condition : tant qu'il serait dans le royaume des morts, Orphée ne chercherait pas à voir celle qu'il était venu quérir.
Le jeune homme acquiesça et il se mit en marche, suivi de sa jeune épouse. Orphée aperçut rapidement la lumière du jour : il allait quitter les Enfers.
Oubliant sa promesse, il se retourna pour contempler sa bien-aimée. La jeune fille retomba alors dans les abîmes ; Orphée avait vu Eurydice pour la dernière fois !
Inconsolable, le poète se retira dans un lieu isolé où il chanta ses malheurs. "

Alaynia avait promis de passer pour conter une histoire.
Elle avait cherché dans les archives si elle poussait découvrir un trésor.
Quand elle réussit à touver une légende célèbre, elle pris la parchemin précieusement et se rendit à l'Auberge du Lac.
S'intallant au devant de la scène elle chercha son ange des yeux.
Il avait promis de venir l'écouter et cela lui donna du courage.
C'est qu'elle n'était pas tant que ça à l'aise en public.
Le voyant, elle eu un sourire tendre et le remercia silencieusement puis souffla un bon coup et ....


Bonjour ! Je me présente pour ceux qui ne me connaisse pas encore : je suis Alaynia et j'ai récemment emménagé avec mon futur époux Madfly.
Un certain messire à lunettes m'a prié très gentiment de passer vous faire la conversation.


Alaynia sourit à Brixius qui n'était pas loin et déroula la parchemin.
Après s'être éclaicit la voix, elle se mit à lire posément et clairement.


[rp]Au XIVe siècle, la Suisse dépendait encore du Saint Empire romain germanique.
Ce dernier dépêchait des baillis (des sortes de gouverneur) dans les cantons suisses pour représenter l'autorité autrichienne des Habsbourgs.
A Uri, le bailli se nommait Herman Gessler et n'était pas connu pour sa grande mansuétude et sa compréhension.
Sur la place publique d'Altdorf il fit hisser son chapeau au bout d'une perche et exigea de chacun qu'il salue le couvre-chef à chaque fois qu'il passa.
Personne n'osa braver l'ordre du bailli, sauf Guillaume Tell.
Il fut arrêté et conduit devant Gessler.
Ce dernier décida de ne pas le mettre en prison mais ordonna que Guillaume place son fils au pied d’un arbre, une pomme sur la tête, fit reculer le père de 100 pas
et lui demanda de prouver qu’il était bien le meilleur arbalétrier du canton en transperçant la pomme.
Dans un premier temps Guillaume refusa de s’exécuter mais fut finalement contraint d’obéir.
Guillaume tira et transperça la pomme, mais il avait en réserve un second trait, qu’il avait réservé à Gessler au cas où son fils fut tué.
Lorsque Gessler entendit de la bouche de Guillaume à quoi aurait servi la seconde flèche, il se mit dans une grande colère et ordonna que père
et fils soient enchaînés et jetés dans une barque afin de traverser le lac de Lucerne pour les enfermer dans la forteresse de Küssnach.
Mais durant la traversée un orage éclata, il était si violent que Gessler ordonna qu’on détacha Guillaume pour qu’il aide à manoeuvrer la barque et lui promit,
s’il les faisait arriver à bon port, de les libérer, lui et son fils. Guillaume réussit à faire accoster la barque, mais prit son fils et sauta sur le rivage en repoussant la barque à l’eau.
Aujourd’hui encore ce lieu est nommé le « saut de Tell ».
Un peu plus tard Tell tendit une embuscade au bailli Gessler sur la route de Küssnach et le tua d'un trait au coeur.
Pour plusieurs, cet acte mena au pacte de confédération suisse de 1291.[/rp]

C'est les joues rosies et le coeur battant qu'Alaynia finit de lire le conte.
Elle remercia tout le monde de leur écoute et alla se rassoir près de son amour.


Ralas a écrit:
Ralas se leva et applaudit très fort tous les intervenants.

Vous m'avez tous ravie, tous avec choses très différentes mais combien subtiles et, je suis aussi très contentes que Bordeaux comptent des gens de cœur, car j'ai senti que c'est votre cœur, à tous, qui parlait.

Elle se rassit avec un immense sourire.

Jaques a écrit:
Le jeune paysan s'approcha a son tour et ausa prendre la parole
dame Viviemoi l'avait convié après tout et il fallait bien montrer que la poésie a Casti sa existait aussi!

il se racla la gorge

bonsoir je me nome jaques et je vais vous conter l'histoire

du Paysan du Maïs et de l'Ortie

Un paysan dans son champ fauchait les orties allégrement
le maïs son ami allait surement lui en être reconnaissant
sa faux s'abattait sans répits quand une ortie lui dit
holà que fait tu ainsi! ne voit tu pas que tu fauches mes amies
le laboureur stupéfait se dit quel est donc ce méfait!
est ce donc le diable qui te pousse a parler!
maudite maudite maintenant tu te tais!
et d'un coup de faux l'élimine tout de go
le maïs son ami dépité lui dit
que ne l'as tu écouté elle n'est pas si mauvaise qu'on le dit
le paysan déboussolé se retourne vers l'épi élancé
que me dit tu tout ce labeur que je fait te déplait
la mauvaise herbe ne mourant jamais l'ortie se relève aussitôt
écoute moi laboureur tu sais que quand je suis jeune tu peu me manger
que me faire macérer améliore la vie de tes plantes cultivées
a vouloir nous éliminer tu ne fait que t'épuiser
apprend donc a nous utiliser
le maïs approuva
le paysan désorienté par cette alliance contre nature s'en alla se coucher
espérant que le seigneur lui pardonnerait cette fainéantise avérée

la morale de cette histoire est qu'il n'y en as pas

le jeune laboureur resta surpris de ces propres paroles qui n'avait rien a voir avec le conte qu'il était venu dire et se rassit pensif et troublé de cet égarement

..kessy a écrit:
Kessy avait entendu parler des contes qui se disait en cette belle auberge. Elle poussa la porte et s'installa dans le fond et les écouta un sourire aux lèvres

Kikinet a écrit:
Ralat avait dit à Kiki et Thierry qu’il y avait une auberge très intéressante ou l’on pouvait très bien déjeuner
Tout en écoutent des conteurs et même si on connaissait une histoire on pouvait prendre la parole
Alors sans plus attendre ils allèrent main dans la main dans cette fameuse auberge
Ils furent reçus chaleureusement, on les installât à une table pas trop loin de la cheminée
Apres avoir applaudit un narrateur, Kiki proposa une histoire
Elle se gratta la gorge, avala une gorgée de vin, et se mis en devoir de bien raconter son historiette en y mettant le ton


HISTOIRE SANS FIN

Il était une fois, un roi. Parmi les serviteurs de la cour, il avait un Conteur.
Ce roi avait pour habitude, chaque soir avant de s'endormir, de se faire conter 5 histoires.
Une fois, le roi, accablé de soucis, ne pouvait trouver le sommeil .Il demanda donc à son conteur de lui raconter plus d'histoires qu'à l'accoutumée.
Le conteur en narra 3 supplémentaires, mais elles étaient bien courtes..; et le souverain en réclama encore!
Comme le conteur était fatigué, il essaya de trouver une excuse et prétexta qu'il n'avait plus d'idée, qu'il en aurait certainement des nouvelles pour le lendemain, mais pour l'heure, son répertoire était épuisé.
Le roi répliqua:


- Je sais que je t'ai demandé plus d'histoires qu'à l'ordinaire, mais...elles étaient si courtes! C’est pourquoi, je désire que tu extraies de ta mémoire la plus lointaine, une de celles qui contiennent tant de mots qu'elles sont interminables et provoquent à coup sûr le sommeil!

Le conteur, dans un soupir, recommença donc à narrer une nouvelle histoire, car bien sûr, il en avait d'innombrables en mémoire!..Voici ce qu'il conta au roi:

"Une année, la récolte fut si bonne qu'un paysan gagna beaucoup d'écus. Il décida donc d'acheter un troupeau de moutons .Comme cela n'était pas cher, il obtint un troupeau vraiment important, d'environ deux mille têtes. Quand Il le conduisit chez lui, il tomba une averse soudaine et torrentielle!!! La rivière qui coupait la route déborda et emporta le pont!Comme il n'y avait là aucun bateau pour traverser, notre homme, très soucieux, chercha un moyen de faire passer son troupeau de l'autre côté du ruisseau devenu si large. Il finit par trouver une barque, mais elle était si petite qu'il ne pouvait y entrer que 2 moutons à la fois! Néanmoins, notre paysan se décida de commencer sa tâche, et il transporta les deux premiers montons sur l'autre berge."

...Arrivé à ce point de l'histoire, le Conteur s'endormit. Mais le roi le réveilla aussitôt et exigea qu'il lui contât la suite! Alors, l'air ensommeillé, le conteur enchaîna:


"Cette rivière est large, la barque petite, et les moutons innombrables! Sois patient, mon roi! Quand le paysan aura fait traverser toutes ses bêtes, je te dirai comment cela finit!"


Ainsi le Conteur eut-il raison de ce roi qui aimait tant les longues, très longues histoires... et le roi finit par s'endormir! Sans doute comptait-il les moutons?..

--Hortense a écrit:
(du 20 juillet 1458 au...) 915030Hortenseplaceducaleredimens

Hortense était ravie de voir autant de monde et c'est avec légèreté dans ses mouvements, qu'elle servit le repas qui avait l'air de faire plaisir aux convives.

Cette soirée, lui donnait de l'espoir, l'Auberge n'allait pas mourir.
Avec l'aide de Vidin elle allait pouvoir prouver à Messire Hub', où il était, que son idée d'auberge avait été une excellente idée.

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