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 Septembre 1458 - octobre 1458

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MessageSujet: Septembre 1458 - octobre 1458   Septembre 1458 - octobre 1458 EmptySam 2 Oct - 22:30

El_barto a écrit:
mis en post it le temps des élections {C_c}

Voilà bientôt un mois qu'il travaillait au Conseil Municipal. Regardant, jaugeant, proposant et rédigeant. De par son 'seul' statut honorifique de consultant, il avait parfois tenu sa langue.

A quelques jours du prochain scrutin bordelais, son projet réfléchi et en tête, il se dirigea de bon matin à la Mairie. Fit inscrire son nom et régla la somme due pour pareille candidature.

La rumeur, puis l'annonce de la candidature du vicomte bordelais circula dans toute la cité, rapidement. En fin de matinée, debout en haut des marches de la Mairie, une petite foule s'amassa rapidement. Il allait se lancer dans un exercice difficile, mais il en maîtrisait désormais l'art. Si le picotement de l'excitation était intact depuis des années, la gaucherie des premiers mots étaient depuis longtemps effacée.

Alors qu'il commençait son discours, une copie fut placardée sur la façade de l'édifice par un employé municipal. Son discours, préparé, avait été soigneusement recopié par son secrétaire. D'ailleurs, le-dit Bragevin s'était mêlé à la foule.



Chères Bordelaises, Chers Bordelais,

C’est avec un grand plaisir que je dépose ce jour ma candidature à ces élections municipales.

Plus qu’un programme pour notre cité, c’est un projet que je viens vous présenter, et vous proposer. Celui se veut audacieux, mais demandera travail et application. Il ne pourra se réaliser en un mois, aussi d’ores-et-déjà, m’insérant comme tête de file de ce projet, je peux vous dire que ma candidature sera reportée pour le mandat suivant, et si Aristote le veut, ainsi que vous, pour d’autres.

La ligne directrice est fort simple à exprimer, mais bien riche en implication : faire de Bordeaux une Capitale de duché reconnue dans le Grand Sud Ouest du Royaume. Trop longtemps notre cité aura été, simplement, la ville comptant les institutions ducales et vivant pour elles, sans plus. Je ne balaie pas le long travail des Maires passés. Certains mandats ont été fort concluants et ont porté Bordeaux : développement de son activité de pêche, mise en place d’un Conseil Municipal, d’une organisation, relevé de ses finances. Bien entendu, les aléas tombent, s’estompent puis retombent. La Guyenne en est un bel exemple. Et si notre duché s’est bien relevé de sa lourde et longue crise économique, du travail reste à accomplir. Tant au Palais ducal que dans l’enceinte de nos villes. Aujourd’hui notre cité connaît des problèmes qui lui sont bien contemporains. Avant d’être ambitieux, nous devrons nous atteler à les corriger.


Le cadre légal devra être dépoussiéré et revu en conséquence. Depuis le début de l’actuel mandat je suis consultant au sein du conseil municipal et ai commencé à m’atteler à cette tâche. Mais n’ayant pas la crédibilité d’un Maire élu et porté par sa population, la procédure traîne à la table ducale. Et cela, par contre, est un phénomène bien trop récurrent au fil des Conseils ducaux et des mandats municipaux. Je m’engage devant vous, ici et maintenant, à taper du poing sur la table des discussions ducales aussi fort et aussi souvent qu’il le faudra pour défendre les intérêts et les projets novateurs de notre Bordeaux. Je l’ai déjà fait par le passé, je le referai.

Car, depuis un certain temps, sortant le nez de son ancienne dette abyssale, les derniers Conseils économiques de notre Duché ont, selon moi, dans leur bon bilan néanmoins trop oublié nos villes de Guyenne pour donner une priorité trop grande à l’Ombriere (j’entends par là l’institution). A juste titre, les caisses de notre province et son commerce devaient être dynamisés et relevés, mais depuis quelques temps cela semble se faire au détriment des Mairies. Telle est la plainte relayée par la Teste, telle est l’impression du Bourgmestre de Blaye, telle est mon sentiment croissant. Ensemble, les Maires de Guyenne doivent donner la direction commerciale et économique de notre province, sous politique du Conseil ducal. Et dans cette logique, au centre de cela, Bordeaux doit tenir sa place de capitale.

Tout d’abord, revue du corpus législatif. En me penchant sur la chose, j’ai été agréablement surpris de voir que plusieurs points de décrets que j’avais fait passer lors de mes précédents mandats sont toujours en vigueur. Avec et parmi d’autres, certains sont probablement désuets. Par ailleurs, le très récent problème qu’a connu notre marché nous oblige à nous protéger contre toute forme de menace mercantile qui viderait subitement notre place de vie de ses ressources. Un cadre légal doit ainsi être donné, et vite. Déjà, depuis plusieurs jours, une proposition de décret, rédigé er corrigé de ma main, a été présenté avec approbation du conseil municipal par notre Mairesse au Conseil Ducal. Mais la chose s’éternise. Ma première action au Palais et en Salle de débats sera de réveiller tout ce petit monde et poser la chose clairement : Bordeaux sera désormais fière capitale de Guyenne et saura faire entendre sa voix.

Ensuite parlons bien évidemment du moteur économique de notre ville. Traditionnellement, et pour avoir été celui qui lança la vraie première exploitation de pêche organisée à Bordeaux, je ne m’étendrai pas indéfiniment, la pêche doit être moteur de nos activités. Cette ressource doit se poursuivre et prendre de l’ampleur. L'idée de contrats de pêche, pour équipement ou commerce poussé, devra être débattue.
Toutefois, je tiens ici à appuyer sur un point nouveau : la culture de la vigne et la confection de vin de Bordeaux devra désormais entrer en ligne de compte. Le Bordeaux est une chance incroyable, tant économique que culturelle. C’est une activité qui, bien développée, saura dynamiser notre ville et la faire rayonner. Vente et exportation de notre vin, tel est le défi à relever ! Néanmoins, j’avoue ne pas être expert en le sujet. J’ai d’ores-et-déjà lancé la discussion au conseil municipal et j’invite tout cultivateur de vigne et/ou caviste à me contacter dès maintenant pour que nous discutions d’un vrai projet.

J’en viens maintenant à la position que doit jouer Bordeaux dans notre Guyenne : ville centrale, de passage, de commerce, d’échange et, surtout, de vie ! Bordeaux a la chance d’être située le long de notre cher fleuve, de disposer d’un port et d’être à un carrefour de trois villes. C’est une position privilégiée, tant vers la mer que vers le centre du Royaume, que notre duché doit et devra exploiter. Et Bordeaux ne doit pas simplement jouer là le rôle d’ « outil », mais bien un rôle actif et plein ! Concernant notre port, durant mon règne à la tête de notre duché je fus le premier à officialiser un Code Maritime et Portuaire. Il n’était pas parfait et demandait à être modifié dans un futur proche, notamment avec la construction d’un arsenal et de moyens militaires marins. Certains (les premiers navigants) le critiquèrent, principalement en raison des taxes d’amarrage que ce texte prévoyait : chaque bateau devait s’acquitter d’un droit d’anneau. L’objectif était de voir la circulation des bâtiments, de leurs cales et ainsi dynamiser des flux de marchandises, de personnes, car alors un bateau serait en port pour une bonne raison. Désormais, ces taxes ayant été abrogées, nous assistons à un stationnement permanent de bateaux dans notre port, qui restent à quais sans aucune utilité et sans être inquiété d’aucune sorte. Si bien que, très souvent, il ne reste même plus une place dans notre port pour un éventuel bateau qui viendrait pour commerce ou échange. Ce n’est pas une situation viable, ni pertinente et pour le commerce et pour la circulation fluviale des biens et des personnes. Ainsi certains points me semblent aberrants dans le présent Code Maritime et je les ferai remonter au Conseil Ducal. Avec conviction et, à nouveau, poing sur la table s’il le faut.

Dans tout ceci, j’ai imaginé un grand événement, premier du genre en Guyenne, un événement novateur et rassembleur. Un Grand Tournoi, se déroulant sur les terres bordelaises et invitant des participants de toutes nos villes. Le projet a déjà été déposé au Palais ducal. Une nouvelle fois, la chose stagne. Une nouvelle fois, je m’engage, une fois porté par vos voix, à pousser tout cela. Dans le contexte actuel, il faut comprendre que le Conseil puisse avoir d’autres sujets brûlants à régler. Néanmoins, la part d’avis demandée par le texte envoyé est fort simple et sans piège. La chose peut être réglée fort aisément. Si tout va bien, vous découvrirez l’organisation de cet événement, d’ici peu. Tous pourront participer : vagabonds, paysans, artisans, soldats, officiers, bourgeois, érudits, nobles !

Je pourrais développer d’autres points et entrer dans des détails techniques. Ce que je ne ferai pas. J’ai volontairement passé sous silence une bonne partie des discours habituels. Bien évidemment, nos paysans et nos artisans seront régulièrement conseillés sur le meilleur choix de culture et d’artisanat pour la meilleure rentabilité qui soit et satisfaire aux besoins de la ville. Mais j’ajoute ici que les intérêts de nos cultivateurs, éleveurs et artisans seront entendus, défendus et portés, par les révisions du corpus législatif que j’ai déjà évoquées et précisées. Bien évidemment, la filière blé-farine-pain, avec les récents problèmes connus, sera la filière surveillée et accompagnée en priorité. Mais ne tombons pas dans l’excès de demander à tous de cultiver du blé et de faire de la farine ou du pain. Bordeaux, si elle doit être indépendante dans sa fourniture de nourriture de base, doit savoir de développer, s’étendre et se diversifier de façon solide. Ensemble, les filières seront accompagnées.

A nouveau, cela demandera du temps. De la persévérance, de l’envie et du temps. Beaucoup d’entre vous m’avaient porté à me présenter lors de la dernière élection. J’ai pris le temps d’intégrer le conseil municipal, de poser mon attention sur différents sujets et de réfléchir ce projet. Néanmoins, je ne me pose ni en tyran, ni en sauveur de Bordeaux, si tant est qu’elle ait besoin d’être sauvée. Si j’ai de l’expérience et des connaissances, je ne pourrais réaliser toutes ces choses seul. C’est une réelle dynamique que nous devons insuffler à nos murs, à nos institutions et à nos métiers. Du plus simple effort aux plus intenses nuits blanches, c’est ensemble que la population bordelaise doit pousser et se diriger vers le progrès : en dopant son économie avec une filière viticole enfin à jour, en s’organisant en filières bien pondérées, en faisant entendre sa voix au Conseil ducal et dans tout le duché, et en étant le centre d’événements commerciaux et culturels.

Si cette marche ensemble est celle que vous attendiez, je ne peux que vous demander de m’accorder votre confiance. Contatez-moi, soumettez vos idées, intégrez le conseil municipal ! Par contre, si c’est un simple gouvernant laissé aux problèmes quotidiens les plus terre-à-terre que vous attendiez, n’attendez pas de moi que je m’engage dans cette voie.


Il s'arrêta. Un court silence s'installa. Beaucoup de choses dont il fallait s'imprégner, d'un coup, pour ses interlocuteurs.

Après ces quelques secondes de repos, un sourire naquit sur ses lèvres. Ses yeux parcoururent les visages qui l'observaient. Invitant, ainsi, toute discussion à débuter.

Ralas a écrit:
Ralas toujours discrète était dans un petit coin de la place de la Mairie, mais elle avait écouté avec attention les projets du vicomte.

Elle savait à quoi il pensait quand il parlait du "cadre légal". Mais elle se décida, enfin, et s'avança vers lui pour lui poser d'autres questions.

"Bonjour Messire le vicomte, je viens de vous écouter et j'ai deux questions à vous poser."

Elle essaya de parler avec une voix audible par tous.

" Nous, simples Bordelais, nous savons très peu de choses sur les bateaux du port. Pour ma part, je n'ai jamais eu l'occasion de rencontrer des marins dont le bateau était à Bordeaux. Ou si je l'ai fait, ils ont omis de se présenter. Donc, je ne sais pas du tout comment ça se passe. Viennent-ils mettre sur notre marché des denrées ? Combien de temps environ restent-ils ? Certaines personnes voyagent-elles par bateau ? Si c'est le cas, quels sont pour elles les avantages ? Combien de bateaux sont actuellement à Bordeaux ? Pourquoi les taxes ont-elles été abrogées ? Et quels sont vos projets pour ces marins et leurs bateaux ?

Ma deuxième question est aussi très important, certains diront même, qu'elle est la plus importante.
Dans la situation actuelle quelles sont les mesures à conseiller aux cultivateurs et aux artisans ?"


Ralas se recula et attendit les réponses du vicomte.

El_barto a écrit:
Il fallut un petit moment avant que quelqu'un de l'assistance ne vienne rompre le silence qui retombait. Il fallut un petit moment, mais ce n'était pas à une première question qu'il devait donner réponse, mais à une rafale d'interrogations.

Ainsi Ralas fit un petit pas en avant, vers le centre de la foule, et après s'être éclaircie la voix :


Nous, simples Bordelais, nous savons très peu de choses sur les bateaux du port. Pour ma part, je n'ai jamais eu l'occasion de rencontrer des marins dont le bateau était à Bordeaux. Ou si je l'ai fait, ils ont omis de se présenter. Donc, je ne sais pas du tout comment ça se passe. Viennent-ils mettre sur notre marché des denrées ? Combien de temps environ restent-ils ? Certaines personnes voyagent-elles par bateau ? Si c'est le cas, quels sont pour elles les avantages ? Combien de bateaux sont actuellement à Bordeaux ? Pourquoi les taxes ont-elles été abrogées ? Et quels sont vos projets pour ces marins et leurs bateaux ?

- Bonjorn, Ralas. Le mouillage dans notre port, ainsi que dans tous les ports du Duché, est libre. Tous bateaux de commerce ou de plaisance peut s'y arrêter. Pour les navires de guerre, il me semble que l'actuelle version du Code Maritime en vigueur n'en parle pas, mais j'imagine qu'il faut approbation de notre Régnant. Donc certains viennent déposer des denrées en notre marché, certainement oui, en espérant que ce soit en respect des décrets en vigueur, d'autres sont seulement pour le transport de personnes. Combien de temps chaque bateau reste à quai à Bordeaux ? Là, je ne sais comment je pourrais vous répondre. Etant donné que, désormais, le Code Maritime ne demande aucune autorisation aux navigants, ils sont libres. Ainsi certains doivent passer seulement quelques heures, d'autres quelques jours. A leur guise. Mais certains s'endorment et font ronfler leurs cales dans notre port. Prenez l'exemple de l'Erika, qui mouille ici depuis au moins la construction du port bordelais.

Pour ce qui est de l'avantage de voyager en bateau, c'est que c'est bien plus rapide. Rallier Bordeaux à Agen, par exemple, peut prendre seulement quelques heures si les conditions sont bonnes, contre au moins trois jours à pieds, et à bon rythme.

Pourquoi les taxes ont été abrogées ?
Il sourit. Permettez-moi plutôt de débuter ma réponse en vous expliquant pourquoi j'avais voulu l'instauration de ces taxes. Outre le fait de rapporter de l'argent à la Mairie - car il était bien question de laisser les droits d'anneaux aux Mairies - le but était de faire en sorte que les capitaines de navire aient à réserver leurs anneaux, pour mouillage. Ainsi, ils devraient prévoir leur durée de séjour dans notre port et, sauf finances luxuriantes, n'y resteraient pas ad vitam eternam. Cela créerait un flux de navires, marchands et donc bons pour notre économie, ou simplement de personnes, chose également bonne pour les activités de nos paysans et artisans, mais aussi pour la vie de la capitale. Et, surtout, cela découragerait les capitaines de bateaux qui s'imagineraient pouvoir stationner ici et bloquer une place, si tous les anneaux sont pleins, à un navire qui souhaiterait entrer pour une raison utile, comme faire commerce. Aujourd'hui, deux bateaux sont à quai. Mais très récemment encore, tous les anneaux (quatre) étaient occupés.

Mon projet ? D'abord, faire ces remarques au Conseil. Je dois dire que je trouve l'actuel Code Maritime inutile : il ne donne que des définitions et ne légifère rien. Ensuite, ramener les propositions clés de la toute première version du texte, si les autres Maires des cités portuaires me rejoignent sur ces constatations.



Votre seconde question : Dans la situation actuelle que conseiller aux cultivateurs et aux artisans ?

La chose importante est, surtout, que tous nos cultivateurs ne se mettent pas à faire pousser du blé et que tous nos artisans ne se tournent pas vers un moulin ou un four à pain, parce que nous avons connu des problèmes de vente de pain, il y a peu. Toutes nos filières doivent savoir se développer, et nous les développerons. Dans la filière importante blé - farine - pain, nous comptons peut-être trop de boulangers. Mais tout est relatif et dépend du roulement des fours. Cela est vrai dans toutes les activités.

Pour revenir sur la filière viticole que je souhaite dynamiser, eh bien, si les résultats se font sentir, il y a à ce jour, il me semble, encore de la place à Bordeaux pour l'ouverture de caves et la plantation de pieds de vigne, sans que cela ne bloque la filière. Mais, idem, tout le monde ne doit pas se ruer dans cette voie.

Je nommerai un responsable aux questions paysannes, personne que j'ai déjà trouvée. Celui-ci aura notamment pour tâche de suivre, très régulièrement, le nombre de chaque culture dont dispose Bordeaux et d'informer des trop grands écarts. Les priorités d'achat pour les nouveaux paysans et ceux qui seraient prêts à changer de culture seront diffusés périodiquement.

Idem pour ce qui est de notre artisanat, où nous avons une bonne marge de développement. Là, je suis encore à la recherche de la personne qui pourrait s'en trouver responsable. Et je reçois toute candidature.

Ralas a écrit:
"Je vous remercie pour vos réponses. Personnellement, je trouverais logique qu'un droit d'anneau soit demandé à tous les capitaines ainsi qu'un contrôle des personnes qui sont dans notre port. Je suis vice-prévôt des douanes de Guyenne et je n'ai aucun contrôle sur ces gens-là pendant que je peux en avoir sur tous les nouveaux arrivants à Bordeaux à pied ou à cheval. (S'ils ne sont pas en "mode fugitif").

Pour les cultivateurs et artisans, effectivement il va falloir continuer à les guider et s'il y a des projets d'exportations ça va les aider.

Je reste à votre disposition si vous avez besoin de moi dans votre équipe. Je n'ai pas de préférence pour un poste. Par contre, je vous demande de ne pas être échevin aux mines..."


Ralas se retira dans un coin de la place de la Mairie pour laisser aux autres Bordelais la possibilité de poser leurs questions.

Ysoir a écrit:
Son panier de carottes sous le bras,Ysoir en allant au marché pour les vendre ,était passé 2 jours auparavant devant la mairie.....et avait entendu le discours de Messire El_Barto...
Elle était ensuite rentrée chez elle et avait longuement réfléchis sur son avenir,avait pesé le pour et le contre de rester ou pas à bordeaux pour enfin se décider....
c'est donc avec le sourire qu'elle revint a la mairie et s'adressa à Messire El_Barto...


Bien le bon jour Messire El_Barto,j'ai bien écoutée votre programme et si je n'ai certes pas l'aisance ,ni la connaissance des choses de mairie,je puis vous assurez que votre enthousiasme a vouloir rendre belle et vivante notre Capitale est très communicatif...
je ne viens donc pas ici pour vous questionner sur ce qu'il me semble de tout bon aloi,mais seulement pour vous dire que si vous avez besoin de mes petits bras ,je suis prête à servir Bordeaux ....
et puis heu.....ben ....j'aime bien boire vous savez..et surtout notre cru Bordelais qui ma foi est un régal des papilles...


puis elle s'arrêta net de parler Ysoir,de peur de passer pour une ivrogne...et attendit que Messire El_Barto lui réponde.....

Montecristaux a écrit:
Montecristaux qui visité Bordeaux,fut attiré par une foule qui semblait ecouter un homme .
l'homme se tenait debout face a la foule et lisait un discourt plein de fougue et d'envie.
Montecristaux sourit puis repris sa promenade,en réfléchissant a la fin du discourt qu'il venait d'entendre

travailler dans la vigne pourquoi pas ,ca pourrait etre interressant et ce travaille n'a pas l'air trop fatiguant

Fanch. a écrit:
Fanch écouta encore un ces politiciens qui ne pense qu'à s'enrichir et faire parler de lui.
Puis il s'aperçut qu'en plus cet homme était un noble.
Il décida de lui laisser le bénéfice du doute et de lui poser une question simple.


Bonjour Vicomte,

J'ai une question simple pour vous.
Que faites-vous à l'heure actuelle pour le marché?

El_barto a écrit:
Aux impressions de Ralas, El Barto acquiesça d'un signe de tête.

Alors la discussion était partie. Beaucoup se mirent à chuchoter quelques mots à leurs voisins, d'autres arrivaient.

Une femme prit la parole. Et à ses propos, De Cessac comprit qu'il s'agissait d'Ysoir, qui lui avait très aimablement écrit la veille. Il lui répondit :


Bonjorn, doña. C'est avec grand plaisir que je reçois votre envie de participer à ce grand projet que nous dessinerons, et que je l'accepte, bien entendu.

Il eut le temps d'adresser un petit sourire franc à la Bordelaise, lorsqu'une autre voix s'éleva. Ton différent. Bien plus neutre.

- Bonjour Vicomte, j'ai une question simple pour vous. Que faites-vous à l'heure actuelle pour le marché?

Le noble fit un pas en avant sur l'estrade et se tourna vers son nouvel interlocuteur. S'il sentit bien ce qui se cachait derrière cette question, il n'en laissa rien paraître. Il ne connaissait pas l'homme, et lui répondit en ces termes :

- Bonjorn, Messer. Ce que je fais pour le marché à l'heure actuelle ?

Il s'arrêta un court instant.

En tant que participant aux activités commerciales de notre marché, deux employés de mes domaines y vendent régulièrement du blé, issu de mes exploitations céréalières.

En tant qu'homme public, voici un mois que je travaille au conseil municipal, en particulier sur un plan de sauvegarde de notre marché, suite aux événements que nous avons connus. Il y a deux types de risque, bien distincts, à séparer.

Le premier : la mise en vente massive de produits issus d'une "spéculation" à l'échelle ducale. C'est-à-dire, un Guyennois fait une belle affaire en achetant tel produit à prix fort intéressant dans une ville, et se rend à Bordeaux pour déposer d'un coup son énorme stock à prix plus élevé mais toujours compétitif, puisqu'il peut se le permettre. Ce qui noie nos étales, discrédite et nuit grandement aux revenus de nos cultivateurs et artisans, qui ne peuvent plus vendre. Voilà dans quel cadre j'ai rédigé une proposition de décret visant à légiférer, suivre et organiser pareille situation. L'arrivée de produits peu cher est une aubaine pour les acheteurs bordelais, mais peut être un fléau pour les commerçants. Il faut s'en protéger et bien pondérer la chose. Le texte en projet a été soumis au Conseil Ducal pour approbation voici des semaines. Il a reçu des éloges de rédaction et de nouveauté, mais d'autres... "Conseillers", ont chipoté plusieurs jours sur des points sans importance et évidents. Après plus de deux semaines de discussion entre la Mairie de Bordeaux et l'Ombriere, et le changement de Conseil Ducal, la chose n'avance plus.

Le second risque, c'est l'achat massif. On parle parfois abusément de pillage. C'est cela qu'a connu notre marché dernièrement, seulement une poignée de jours après la situation exposée précédemment. Là, des recours en justice ont été déposés au Conseil Ducal. Mais les présumés malfaiteurs ayant pris la fuite, il n'y a, à ce jour, pas eu de suite.

Dernière chose. Je ne souhaitais pas en parler, mais puisque vous me tendez la main, j'en dévoilerai une partie. Depuis plusieurs jours, avec mes ressources personnelles, je mets de côté certains produits issus de mes domaines ou des pêches de mes gens
(IG, de mon perso) pour les injecter ensuite, si besoin, dans les fonds de la Mairie, à très bas coût pour la Mairie, si ce n'est pour dire nul. Dans le meilleur des cas, et je l'espère, cela pourra servir de contribution pour réduire la dette ducale.

Fanch. a écrit:
Fanch avait écouté et entendu la réponse du Vicomte, il lui répondi par politesse

Merci à vous Vicomte, au moins j'ai l'impression qu'il n'y a pas que moi qui me déplace pour aller chercher des denrées dans d'autre villages et les réinjecter sur notre marché sans aucuns bénéfice, voir même du déficit au vu du voyage

Manonlapetite a écrit:
Je. Tu. Il... Ou l’art de lui parler en public.

Manon avait écouté les différents intervenants avec attention ainsi que les réponses qui avaient été faites, puis profitant d'un silence, elle se décida à poser la sienne.


" Vicomte, une question me vient à l’esprit.


Vous avez mis en avant le fait que les villes soient dépendantes du Duché autant pour les aides à recevoir que pour les décisions à valider vis à vis des maires.

Je suis convaincue de l’intérêt de votre projet et je ne doute aucunement que vous vous donniez les moyens de lui faire voir le jour, mais devant la lenteur et la lourdeur des conseils précédents, quels sont les moyens de pression existants pour faire avancer les choses et ne pas se retrouver avec des projets sur les bras en attente de validation si la situation venait à se représenter? "



Elle se tut, pas très à l’aise au final, peu habituée à prendre la parole en public.

El_barto a écrit:
Une voix bien familière s'éleva ensuite de la foule. Regard, et sourire ensoleillé pour son interlocutrice.

Eh bien, Doña, il n'y a, à proprement parlé, aucun moyen de pression.

Les projets de loi doivent passer par le Conseil Ducal et recevoir approbation pour être ensuite officialisés. Le Conseil Ducal est élu par l'ensemble de la Guyenne, dont l'autorité est donc supérieure aux seuls intérêts d'une cité. Par ailleurs, faire pression sur le Conseil Ducal, c'est faire pression sur notre Régnant.

Mais bien entendu, cela n'empêche de pousser une bonne gueulante et de taper du poing. Mais à la table des négociations ducales, c'est avant tout l'argumentation qui prévaut. Pour faire avancer les choses, il faut proposer des choses. Déjà. Et ensuite, présenter des choses pertinentes et bien amenées. Bien entendu, il faut avoir en face de soi des personnes réceptives.


Il hésita à descendre de l'estrade pour... Mais, non. Si lui y prendrait un ingénu plaisir, il préféra ne pas tenter le Sans-Nom.

El_barto a écrit:
Trois semaines plus tard.


Les résultats étaient au rendez-vous. Remontée des caisses municipales. Passées d'un négatif à près de trois chiffres à un positif confortable.

Et réduction de la dette due de la ville au Duché. Les comptes remontaient partout, et vite.

Toutes les commandes passées par les Bordelais étaient honorées dans les plus brefs délais. Le port de pêche reprenait un nouveau souffle. L'exploitation viticole vendait ses premiers tonneaux, la Foire au Vin avait été annoncée.

Mais cette nuit, la loi martiale avait été décidée. Vélin fraîchement signé de la main du Duc. Le premier exemplaire fut sûrement pour le Maire de la Capitale. Avec ceci, le ban de la noblesse était également levé. Bordeaux devait se préparer pour un siège. Vite.

Debout devant le majestueux meuble de son bureau, De Cessac passa le bout de son index sur le fourreau de sa lame, qu'il défaisait machinalement de sa ceinture chaque matin, en s'installant.

Léger sourire.


Dernière édition par Admin le Mer 3 Nov - 16:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Septembre 1458 - octobre 1458   Septembre 1458 - octobre 1458 EmptyMer 3 Nov - 16:36

El_barto a écrit:
28 Octobre 1458 : D'un noble à la tête de la Capitale, Bis.


Les nouvelles élections municipales se profilaient déjà. Ce mois de travail et de résultats s'achevait. Les idées, les projets et les moyens ne manquaient pas dans l'esprit du noble bordelais. Aussi, c'est assuré du bon bilan de ces dernières semaines qu'il retrouva l'estrade, montée un peu plus tôt.

Maintenant tous le connaissaient, même les plus jeunes qui n'étaient pas présents en la capitale de Guyenne lors de ses mandats bordelais de 1457. Dès les premiers jours de ce mois d'Octobre, De Cessac avait été très agréablement surpris par la quanité journalière de courriers qu'il recevait de divers Bordelais : commandes, demandes de conseils, et autres ! Bordeaus s'agitait en coulisse, la Capitale se réveillait, la cité bordelaise reprenait bon pied.




Chères Bordelaises, Chers Bordelais,

Je renouvelle ce jour ma candidature à la gestion de notre Capitale guyennoise. Voici le bilan des trois semaines passées, ainsi que les axes que je veux vous soumettre pour celles à venir.

Si le pain est venu à manquer deux jours en début de ce mandat, il y en a ensuite toujours eu sur notre marché. Il est ici à féliciter nos boulangers, dont je ne peux que constater, par la vente de bois municipal pour leurs fours, la grande assiduité que certains mettent à leur artisanat. Un grand merci à eux, Bordeaux est désormais bien autonome pour sa nourriture de base.

En bois donc, mais aussi en fer et en raisin, toutes les doléances matérielles et commandes que vous avez pu m’adresser ont été honorées, et le résultat est satisfaisant. Nos boulangeries proposant du pain comme il se doit, nos charpentiers sont à l’œuvre, certains ayant aidé à la construction du port de notre cité voisine de Blaye, d’autres mettant sur pied les premières charrettes bordelaises, d’autres encore confectionnant des tonneaux pour nos cavistes.

Nos caves ! Le vin de Bordeaux se diffuse et se vend, nous y sommes ! C’est là un point sur lequel notre ville peut être fière. Pour la première fois depuis des mois, notre marché a écoulé son stock permanent de vin bordelais. La filière de nos viticulteurs et cavistes, jusque là endormie depuis des lustres, est aujourd’hui lancée et ne demande qu’à se développer. Et nous allons lui donner tout moyen de prendre l’essor qui se doit ! Avec le récent décret ducal de loi martiale, notre première Foire au Vin, prévue pour débuter le 25 Octobre dernier, a connu un imprévu de taille. Mais ce n’est là que partie remise !

L’exploitation de notre lac connaît, elle aussi mais dans une moindre proportion, un regain de dynamisme. Durant ce mandat une belle quantité de poissons de Bordeaux ont été vendus à la ville de Saintes, notamment. Poissons et vin de Bordeaux se diffusent, des marchands, Guyennois et d’ailleurs, viennent désormais en nos murs pour commercer, c’est là la base d’une cité dynamique, et les fondations d’une vraie Capitale de Duché.

Pour ce mandat à venir, ma ligne directrice reste inchangée : dynamiser Bordeaux, développer toujours sa dynamique poissonnière et inscrire notre ville comme grande ville viticole en Aquitaine. Par là, notre cité bordelaise s’affirmera petit à petit comme grande cité, comme Capitale d'un vrai rang.

Pour ce qui est de la santé de notre ville, deux choses : sa trésorerie et sa dette envers le Duché. A ma prise de fonction, la trésorerie était bien négative. Elle est aujourd’hui positive, restant somme toute modeste, mais permettant une capacité d’action dont nous n’avons pas à rougir. Pour ce qui est de notre dette, celle-ci provient des levées d’impôt passées qui n’ont pas été ensuite relayées au Duché. En soi, vivre avec cette dette n’est pas un problème. Mais Bordeaux comptabilise la dette la plus importante de toutes les cités guyennoises. Cette somme, quoiqu’on dise, pèse sur la situation de notre ville et de son essor recherché. Pour ce mandat à venir, je m’engage à œuvrer pour effacer autant que possible cette dette. Un bon objectif sera, a minima, de repasser au-dessus de la barre des 1000 écus (soit une réduction de plus de 1000 écus pour y arriver), mais cela ira plus avant si les moyens sont là. D’ailleurs, d’ici quelques jours, la Mairie sera en mesure de passer une importante transaction avec le Duché, qui relèvera considérablement le montant de notre dette.

Enfin, notre filière blé – farine - pain étant désormais rôdée, la prochaine à faire l’objet de travaux poussés sera celle des carcasses - morceaux de viande. A ce sujet, je ne peux que saluer la proposition que m’a faite, récemment, celui qui fut mon adversaire aux dernières élections pour travailler de concert avec le conseil municipal sur ce projet.

A évoquer le conseil municipal, je ne peux que dire ici qu’il réalise un travail de qualité. Les personnes y oeuvrant mènent avec sérieux et bonne humeur le rôle qui leur a été confié et c’est bien sûr là un moteur de résultats pour celui qui est chargé de gérer la ville. Bordelaises, Bordelais, n’hésitez pas à rejoindre notre salle de travail, toutes les bonnes volontés seront accueillies avec plaisir !

Ainsi donc, au sein du contexte actuellement turbulent, décret de loi martiale et bâtiments de la Mairie en rénovation [forum secondaire des RRs], les résultats sont là. Mais s’ils sont là, ils ne demandent qu’à être confortés, et attendent d’autant plus de travail. Bordeaux est désormais sur un bon chemin pour sa remontée et son essor, il n’appartient qu’à nous de le suivre de la meilleure des manières. A nouveau, je ne peux que vous redire que les travaux futurs ne tiendront pas du miracle, et donc que toute avancée se fait à son rythme. Beaucoup de travail reste à accomplir, du temps sera nécessaire pour l’achever, et du temps encore sera nécessaire pour que des résultats durables apparaissent. Mais j’ai bonne confiance.



Il s'arrêta. Exposé qui n'était pas court. Du moins... bien plus long que le commun des candidats que l'on pouvait croiser à travers le Royaume. Il était comme ça, un vicomte qui en avait... à dire.

Avec un sourire,


La parole est à vous !
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