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 Le 18 janvier 1460

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Le 18 janvier 1460 Empty
MessageSujet: Le 18 janvier 1460   Le 18 janvier 1460 EmptyMer 18 Jan - 19:42

Lettre au Maire :

Citation :

Bonsoir Messire,

Avant tout, je me présente, Vidin, rédacteur en chef du journal "l'Avis de Guyenne".

Je suis dans votre ville, avec ma compagne Ralas, pour essayer de trouver des personnes qui seraient susceptibles de désirer écrire pour notre journal.
Comme vous êtes celui qui connait le mieux les habitants de Blaye, j'ai pensé que vous pourriez peut-être nous aider dans notre recherche.

Nous avons l'intention d'aller tous les soirs en taverne et nous nous ferions une joie de pouvoir vous rencontrer. Si votre emploi du temps ne vous le permet pas, nous pouvons communiquer par missives.

En vous remerciant de l'attention que vous venez de porter à ma lettre,


Bien Cordialement,

Vidin


Vidin a écrit:
[rp]

Citation :

-------------------------------------------"L’Avis de Guyenne" vient à votre rencontre !


...Cela fait trois mois que le journal "l’Avis de Guyenne" est distribué gratuitement dans les rues, cherchant à informer le plus grand nombre. Et, pour informer le plus grand nombre, il nous semblait nécessaire d’aller directement dans chacune des villes de Guyenne pour rencontrer, débattre.
...Ainsi, nous serons à votre disposition durant ces prochains jours sur la place publique pour répondre à vos questions, assouvir votre curiosité, écouter vos critiques constructives.

Nous recherchons plus particulièrement, en vue d’un journal plus actif :
- Des correspondants pour distribuer le journal dans votre ville ou pour écrire sur l’actualité de celle-ci, aussi bien au niveau culturel que politique ou autre.
- Des journalistes dans l’âme, des écrivains qui souhaitent écrire, des politiques voulant débattre, s’exprimer.
- Toute proposition innovante, originale.

...A noter aussi qu’une rémunération est possible vu la quantité de travail que peut représenter l’écriture d’un article.

........."Rêver, c’est informer l’avenir"

[/rp]



Vidin collait, placardait avec enthousiasme son affiche manuscrite qu'il avait pris le temps d'écrire à l'identique une bonne quinzaine de fois. Une devant la mairie, le marché, le verger, sur les grandes places, les auberges. Et enfin, une plus grande sur leur, leur, leur... Leur quoi d'ailleurs ? Leur table quelconque qu'ils avaient dressée, lui et sa tendre Ralas sur la grande place, légèrement sur le côté pour ne pas gêner non plus et protéger la petite du froid.

En arrivant, il colla donc la dernière grande affiche, embrassa Ralas et alla faire un coucou à Astrid, toute emmitouflée. Finalement, il s'assit sur sa chaise bien ancrée dans le sol. Un léger vent, sournois et pernicieux le fit frissonner.


Espérons qu'ils viendront ! On discutera et on passera un bon moment ! ... Et avec un peu de chance, ils nous protègeront du vent !

Il s'était tourné vers Ralas en parlant et en riant doucement mais espérait sincèrement trouver des personnes intéressés par le journal.



Lasayette a écrit:
Passant par là Mo de Lasayette se dit qu'il serait bien de parler du port de Blaye et de son évènement récent la construction de son premier Bateau.
Hum bonjour je suis le Captaine Lasayette, avez vous entendu parler du développement du port et de la construction du premier bateau, voila un article qui va intéresser les habitants de notre charmant village.

Vidin a écrit:
Vidin songeait fortement à plier bagages, ayant constaté que la porte de la mairie avait été fermée elle aussi, il s'était rassis quand un homme qu'il reconnut, apparut. Il avait rencontré l'homme en taverne il y a quelques jours et fut heureux de le voir, comme quoi la taverne ça avait du bon aussi.

Bonjour Messire ! Je suis heureux de vous revoir, nous nous sommes vus en taverne il y a deux soirs, il me semble. Pour ce qui est de votre proposition, ce serait très intéressant, vous pouvez l'écrire si vous le désirez ou on peut tenter de le faire si on a plus d'informations. De plus, c'est assez rare de rencontrer un capitaine et on a eu, il y a quelques mois, une personne qui voulait répondre au sujet d'un bateau. Le problème s'est vite cristallisé sur la question de la propriété du bateau, on se demandait s'il appartenait au Duché ou au capitaine ? Avez-vous des informations à ce sujet, s'il existe un texte de loi, je serais heureux de pouvoir le lire, le Codex Maritime de la Guyenne ne donnant rien.

Vidin s'arrêta brusquement, il voulait détailler ses questions mais il sentait qu'il fallait arrêter le monologue.

Lasayette a écrit:
Écoutant ces questions et interrogation Mo répondit.

Il s'agit d'un bateau de commerce et j'en suis le propriétaire, l'histoire qui est intéressante c'est l'aboutissement d'un rêve de plus de 1 an, mon rêve.
Je suis un charpentier à l'origine qui a décidé de devenir un marin. C'est cela que je peux raconter et montrer que tout est possible même les rêves les plus fous.


Le saluant
quand vous voudrez on peut en parler en taverne autour d'une choppe.

Vidin a écrit:
Vidin écouta... Visiblement, c'était son bateau car il l'avait payé de sa poche. Il partait visiblement, il lui répondit rapidement.

Messire Lasayette, je crains que je n'aille pas en taverne, on a pas mal de route à faire pour aller dans les autres villes. De plus, je crains que la taverne ne soit pas l'endroit idéal pour parler de votre rêve. Venez plutôt en discuter avec nous au domaine de Bonaventure, c'est là-bas que sont les locaux du journal et il y a aussi une taverne avec des choppes, je me ferai un plaisir de vous en offrir.

Il le salua d'un hochement de tête respectueux et ils se mirent, avec Ralas, à rassembler leurs affaires.



[hrp]Domaine de Bonaventure[/hrp]

Bilan du RP : environ 50 visites

Départ de Blaye le 22 janvier au soir, arrivés le 23 à Bordeaux, repartis le soir même, arrivés à La Teste le 24 janvier au matin.

Message du maire de La Teste

Spoiler:
 

RP à La Teste : début le 24 janvier 1460 le matin

Vidin a écrit:
[rp]

Citation :

-------------------------------------------"L’Avis de Guyenne" vient à votre rencontre !


...Cela fait trois mois que le journal "l’Avis de Guyenne" est distribué gratuitement dans les rues, cherchant à informer le plus grand nombre. Et, pour informer le plus grand nombre, il nous semblait nécessaire d’aller directement dans chacune des villes de Guyenne pour rencontrer, débattre.
...Ainsi, nous serons à votre disposition durant ces prochains jours sur la place publique pour répondre à vos questions, assouvir votre curiosité, écouter vos critiques constructives.

Nous recherchons plus particulièrement, en vue d’un journal plus actif :
- Des correspondants pour distribuer le journal dans votre ville ou pour écrire sur l’actualité de celle-ci, aussi bien au niveau culturel que politique ou autre.
- Des journalistes dans l’âme, des écrivains qui souhaitent écrire, des politiques voulant débattre, s’exprimer.
- Toute proposition innovante, originale.

...A noter aussi qu’une rémunération est possible vu la quantité de travail que peut représenter l’écriture d’un article.

........."Rêver, c’est informer l’avenir"

[/rp]



Vidin collait, placardait avec enthousiasme son affiche manuscrite qu'il avait pris le temps d'écrire à l'identique une bonne quinzaine de fois. Une devant la mairie, le marché, la cabane près du lac, sur les grandes places, les auberges. Et enfin, une plus grande sur leur, leur, leur... Leur quoi d'ailleurs ? Leur table quelconque qu'ils avaient dressée, lui et sa tendre Ralas sur la grande place, légèrement sur le côté pour ne pas gêner non plus et protéger la petite du froid.

En arrivant, il colla donc la dernière grande affiche, embrassa Ralas et alla faire un coucou à Astrid, toute emmitouflée. Finalement, il s'assit sur sa chaise bien ancrée dans le sol. Un léger vent, sournois et pernicieux le fit frissonner.


Espérons qu'ils viendront ! On discutera et on passera un bon moment ! ... Et avec un peu de chance, ils nous protègeront du vent !

Il s'était tourné vers Ralas en parlant et en riant doucement mais espérait sincèrement trouver des personnes intéressés par le journal.

Ralas a écrit:
Ralas, toujours tendre avec Vidin lui rendit son baiser et elle était bien décidée à rester auprès de lui pour recevoir les Testerins ou les voyageurs intéressés pour avoir plus de renseignements sur "l'Avis de Guyenne". Elle savait Astrid bien au chaud contre elle donc rien à craindre.

Elle disposa quelques parchemins et plumes sur la table pour que ceux qui savaient écrire puissent noter leur nom. Pour les autres, elle était là pour écrire sous leur dictée.

Vidin a écrit:
C'est ce qui s'appelait le grand désert glacé... Il avait cru voir quelques personnes déambuler ici ou là et encore, elles s'étaient évaporées aussi vite. Sachant maintenant que la Bourgmestre ferait publier le journal ici, il ne trouvait plus de raisons de rester. La voix un peu dépitée malgré tout, il parla simplement.

Partons ma chérie, il y a encore beaucoup de villes où aller...

Elle acquiesça, ils firent leurs paquets. Vidin laissa malgré tout un dernier message, si jamais quelqu'un voulait les rencontrer.


[hrp]Domaine de Bonaventure[/hrp]

Bilan du RP = 15 visites

Départ pour Bordeaux le 25 janvier 1460 le soir

Le 26 au matin arrivée à Bordeaux
Mémoire et vision
Aujourd'hui, en chemin, vous avez croisé Ptitloup et l'armée "L'Aguiane" dirigée par Kronembourg.
Avant-hier, en chemin, vous avez croisé un groupe composé de Desirade et de Isoeltoo.
Il y a trois jours, en chemin, vous avez croisé un groupe composé de Clarence de Arielle et de Nowah et les défenseurs de Bordeaux.

Départ le 26 janvier le soir pour Bazas


Dernière édition par Admin le Ven 27 Jan - 21:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le 18 janvier 1460   Le 18 janvier 1460 EmptyVen 27 Jan - 16:38

Arrivés à Bazas le 27 janvier au matin.
Lettre envoyée au maire.
RP mis démarre avec 4 visites.

Aujourd'hui, en chemin, vous avez croisé les défenseurs de Bazas.
Aujourd'hui, en chemin, vous avez croisé Pullrose26.



Vidin a écrit:
Citation :
-------------------------------------------"L’Avis de Guyenne" vient à votre rencontre !


...Cela fait trois mois que le journal "l’Avis de Guyenne" est distribué gratuitement dans les rues, cherchant à informer le plus grand nombre. Et, pour informer le plus grand nombre, il nous semblait nécessaire d’aller directement dans chacune des villes de Guyenne pour rencontrer, débattre.
...Ainsi, nous serons à votre disposition durant ces prochains jours sur la place publique pour répondre à vos questions, assouvir votre curiosité, écouter vos critiques constructives.

Nous recherchons plus particulièrement, en vue d’un journal plus actif :
- Des correspondants pour distribuer le journal dans votre ville ou pour écrire sur l’actualité de celle-ci, aussi bien au niveau culturel que politique ou autre.
- Des journalistes dans l’âme, des écrivains qui souhaitent écrire, des politiques voulant débattre, s’exprimer.
- Toute proposition innovante, originale.

...A noter aussi qu’une rémunération est possible vu la quantité de travail que peut représenter l’écriture d’un article.

........."Rêver, c’est informer l’avenir"

[/rp]



Vidin collait, placardait avec enthousiasme son affiche manuscrite qu'il avait pris le temps d'écrire à l'identique une bonne quinzaine de fois. Une devant la mairie, le marché, la forêt, sur les grandes places, les auberges. Et enfin, une plus grande sur leur, leur, leur... Leur quoi d'ailleurs ? Leur table quelconque qu'ils avaient dressée, lui et sa tendre Ralas sur la grande place, légèrement sur le côté pour ne pas gêner non plus et protéger la petite du froid.

En arrivant, il colla donc la dernière grande affiche, embrassa Ralas et alla faire un coucou à Astrid, toute emmitouflée. Finalement, il s'assit sur sa chaise bien ancrée dans le sol. Un léger vent, sournois et pernicieux le fit frissonner.


Espérons qu'ils viendront ! On discutera et on passera un bon moment ! ... Et avec un peu de chance, ils nous protègeront du vent !

Il s'était tourné vers Ralas en parlant et en riant doucement mais espérait sincèrement trouver des personnes intéressés par le journal.

Ralas a écrit:
Ralas, toujours tendre avec Vidin lui rendit son baiser et elle était bien décidée à rester auprès de lui pour recevoir les Bazadais ou les voyageurs intéressés pour avoir plus de renseignements sur "l'Avis de Guyenne". Elle savait Astrid bien au chaud contre elle donc rien à craindre.

Elle disposa quelques parchemins et plumes sur la table pour que ceux qui savaient écrire puissent noter leur nom. Pour les autres, elle était là pour écrire sous leur dictée.

Louisphilippe a écrit:
LouisPhilippe vit l'affiche intitulée "L'Avis de Guyenne vient à Vous". Il se mit à la lire attentivement et trouva l'initiative plaisante. De plus, la veille il avait rencontré Ralas en taverne qui lui en avait parlé et lui avait fait lire la troisième édition du journal. LouisPhilippe avait particuliérement apprécié l'histoire de la ville de Bordeaux et l'article économique consacré à la régulation des marchés. Il se retourna et apperçu Ralas et Vidin et comme promis la veille à Ralas il vint se joindre à eux.

"Bonjour, votre journal m'intéresse vraiment et serait ravis d'être journaliste pour votre journal bénévolement d'abord. Par contre étant tout nouveau habitant de Bazas, je dois contacter le Maire pour faire connaissance et avoir son avis. Pouvez-vous m'expliquer en quoi consistera mon rôle et à combien d'articles mensuels attendez-vous de ma part s'il vous plait si je vous rejoint?"

LouisPhilippe s'assit en face de Vidin en attendant sa réponse et sourit à Ralas qu'il avait eu plaisir à rencontrer en taverne la veille.

Vidin a écrit:
Vidin jouait avec un bout de bois, un beau bout de bois en vérité. Un de ces bouts de bois qu'on a envie de garder, de mettre dans sa poche en partant et de ressortir un jour, par hasard, par erreur. Bref, Vidin était en pleine contemplation quand il se prit un gentil coup de coude mais un coup de coude quand même et quand on est absorbé, ça fait sauter l'adrénaline.

Hein ? Quoi ?!

"C'est lui, là, je t'avais dit qu'il viendrait." Un homme s'avançait effectivement, lisant l'affiche mais apparemment, celui-ci était amené à venir s'asseoir. "Allez... Le bâton dans la poche, on le ressortira par erreur plus tard..." Il prit place sur le fond de la chaise et écouta le Messire.


Bonjour Messire, vous êtes Louisphilippe j'imagine, je suis Vidin, enchanté. Pour répondre à vos questions, nous avons voulu un journal très flexible, ainsi, votre rôle et votre investissement est celui que vous déciderez.

Nous sommes actuellement en train de travailler pour changer son mode de fonctionnement, d'un conseil de rédaction assez fermé qui débattait, nous allons ouvrir les discussions et les responsabilités aux journalistes. Prendre une responsabilité et participer aux discussions est une possibilité, pas une obligation. La seule obligation notable est l'écriture d'un article par mois et demi ou, si ce n'est pas possible, nous tenir au courant de vos indisponibilités. Maintenant, concrètement, il est vrai qu'il est préférable qu'il y ait un ou deux articles par mois pour faire tourner le journal correctement.

Et enfin, je me permets d'anticiper une question qui revient souvent... Vous pouvez écrire sur ce que vous désirez...


Qu'en dites-vous ?

Vidin sourit, content de voir quelqu'un et attendit la réponse.

Hull19 a écrit:
Hull avait entendu dire la venu d'un journaliste. Que fut sa surprise de réaliser que c'était nul autre que Vidin, son rédacteur en chef....


"Ah, Vidin! Laissez-moi vous souhaiter la bienvenue dans ma belle Bazas!"

Le Curé sourit.

"Je vois que vosu avez déjà envouté un de mes ouailles avec vos belles paroles...!"

Louisphilippe a écrit:
Louisphilippe salua chaleureusement le curé de sa paroisse qu'il était heureux de rencontrer pour la première fois et lui promit de prendre contact avec lui ultérieurement pour faire plus ample connaissance et pourquoi pas rédiger un article sur l'Eglise.

Puis se retournant vers Vidin et Rajas il leur adressa un sourire et s'adressa à eux :

"Je vient de prendre contact avec le maire de ma commune qui m'a souhaité la bienvenue par courrier et m'a dit qu'il réponderai à mon courrier plus précisément et avec attention ce soir. Je serais donc normalement en mesure de vous donner mon premier sujet d'article demain et mon article en entier vers la fin de semaine. Pourriez-vous m'indiquer l'adresse où je peux vous envoyer mes articles pour publication ou modifications s'il vous plait Messire Vidin?"

Louisphilippe prit une chaise et s'asseya aux côtés de Vidin et Rajas en attendant la réponse.

Vidin a écrit:
Bonjour Hull, ravi de vous voir !

Il lui sourit et se tourna vers Louisphilippe.

Pour les articles, nous travaillons au domaine de Bonaventure, c'est là-bas que toute l'équipe se réunit pour discuter des projets et soumettre les articles, je vous indique l'endroit...


Il sortit une carte et lui montra précisément l'emplacement du domaine.

[hrp]Domaine de bonaventure[/hrp]

Tetard a écrit:
[Un matin d'hiver 1460]

L'oeil hagard, les lèvres gercées aussi bien par le froid que la soif, un homme de petit gabarit traîne des pieds à l'entrée de la ville de Bazas. Alors que l'on voit autour de lui des gens vêtus de chaudes fourrures, lui déambule avec un simple linge de corps sale et rapiécé. Il gémit tout en marchant, pensant à voix haute :

- Ooooh... Nooon.. Encore!... Les brutes!.. Pourquoi toujours moi?.. Aaah mais c'est froid!
s'écrit-il en marchant sur une dalle de pierre.

Songeant alors que les excréments humain et animal qui stagnaient dans les rues avaient au moins l'avantage d'être tièdes, Têtard remarqua qu'il était parvenu sur la grand place de la ville. Une table était dressée non loin de lui, trois personnes autour, et une affiche placardée dessus. Sur la table, hein, pas sur les gens. 25 années à réaliser divers petits boulots lui permirent de déduire qu'il y avait sans doute du recrutement pour une tâche quelconque. Et vu sa situation... Il ne pouvait rater ça. Un puits se trouvant non loin, il y passa d'abord pour se débarbouiller un peu, non sans gémir chaque fois que l'eau glaciale touchait sa peau. Fin prêt, il s'approcha du petit groupe.


Madame, messires, je vous salue bin bas,
dit-il, exécutant une révérence aussi appuyée que ridicule dans sa tenue. Les accents plaintifs avaient quitté sa voix, remplacés par un ton mielleux à souhait.

J'ai point l'honneur d'savoir lire comme vos excellences, aussi j'ai l'impudence de vous d'mander c'que peut dire c't'affiche, et d'vous prop'ser mes humbles services, au besoin,
rajouta-t-il en s'inclinant de nouveau, un grand sourire venant découvrir sa bouche édentée.

Ralas a écrit:
Pendant que Vidin discutait avec Hull et Louisphilippe, Ralas observa l'homme qui venait de parler. Malgré sa pauvre mine et ses vêtements usés et bien trop légers pour la saison, elle lui trouvait, comme on dit "une bonne tête" aussi elle s'approcha de lui avec un grand sourire.

Bonjour Messire, je suis Ralas. Nous cherchons des personnes qui accepteraient d'écrire pour notre journal, "l'Avis de Guyenne".

Il venait de dire qu'il ne savait pas lire, elle en déduisit qu'il ne savait pas non plus, écrire. Mais, toujours guidée par son instinct, elle se dit que comme elle lui trouvait un regard intelligent, rien n'était peut-être pas perdu pour lui.

Vous dites ne pas savoir lire. Vous savez, beaucoup de gens sont dans votre cas et, si vous le désirez, je peux vous apprendre à lire et à écrire.


Voilà, elle l'avait dit ! Vidin allait penser qu'elle était devenue complètement folle… Vouloir faire un journaliste d'un homme illettré. Mais elle avait plus d'une corde à son arc, Ralas et elle allait bien trouver les mots pour expliquer à Vidin que rien n'est impossible quand on le désire très fort. Et que certains illettrés sont très intelligents pendant que certains érudits sont très bêtes…

En attendant de pouvoir parler à Messire Vidin qui est occupé, venez donc vous réchauffer.

Elle lui désigna une chaise et lui tendit un bol de soupe chaude destinée à Astrid, mais cette coquine préférait le lait de sa mère.

Vidin a écrit:
Trois personnes, trois personnes ! Vindiou ! On n'était pas loin de la fin du monde. Enfin, le nouveau venu n'avait pas vraiment la tête de l'emploi, visiblement très maigre, mal rasé, des poils absents remplacés par de longues cicatrices. Comme souvent, après la méfiance primaire et première vint la curiosité.

Discrètement, il le regardait, espérant que ça ne se voyait pas. Il était comme fasciné par les cicatrices, d'où venaient-elles ? La guerre, un accident ? Quel destin, quelles histoires tentaient de montrer et de faire disparaitre ces balafres blanchâtres ? Il continua de l'observer, alors qu'il mangeait, toujours avec cette curiosité presque malsaine de celui qui voudrait tout comprendre, tout connaître.

Des miséreux, à Bordeaux, il en avait vu beaucoup mais jamais comme celui-ci... Et dans tout cela, il n'avait pas entendu ce qu'avait dit Ralas.


Je peux vous aider, Messire ?


La phrase avait mis un temps fou à sortir des lèvres car des questions l'envahissaient de plus en plus. Qui était donc ce pauvre bougre à l'aura si particulière ?

Tetard a écrit:
La dame présente lui accorda son attention, un grand sourire au lèvres. Attrapant le bol qu'elle lui tendait, Tetard avala deux grandes lampées de soupe avant de voir les yeux légèrement étonnés de la dame. Se contrôlant à grand peine, il le reposa un instant. L'homme qui devait être Messire Vidin l'interpella alors à son tour.

Ah, bin... Vot' gente dame m'a déjà bin aidé!

dit-il, soulevant d'une main le bol.

J'suis Têtard. Et j'accept'rai avec grand plaisir vos leçons, dame, jamais on a été si généreux avec moi dans la même journée!

Il rit, puis son rire se changea en légère toux. Ah ça il lui fallait accepter, les possibilités que ça allait lui ouvrir!..

Mais, m'ssire, bin que je doute pas des capacités de dame Ralas, j'pense pas pouvoir écrire dans vot' journal avant un moment... Mais... Vot' journal, faut le vendre nan? J'pourrais p't'êt' le faire ça, nan?..

Son ton avait au fil de sa tirade lentement tiré du mielleux jusqu'au geignard. Incapable de se retenir plus longtemps, il vida le bol de soupe à toute allure, s'en maculant le bord de la bouche, qu'il nettoya d'un revers de main.

Vidin a écrit:
Vidin continuait de le regarder... et eut un temps d'arrêt en entendant son nom... Têtard ? Têtard ?! Immédiatement, il eut cette image des milliers d’œufs pondus par la femelle contenant tous un têtard différent, il les voyait éclore et les imaginait attaquer, agresser par des prédateurs aussi divers que cruels. Un têtard était par nécessité un survivant... Survivant de quoi, de qui ? Survivant de lui-même peut-être...

Il se dit aussi qu'il était surement, comme un têtard, en évolution, en développement, comme tous, mais lui, peut-être plus que les autres, surement plus que les autres. De la grosse boule qu'est le têtard, il allait sortir, émerger; devenir ce qu'il contenait et non contenir son devenir.

Ses ressentis l'avaient emmené bien loin, il en était conscient mais cela avait été fulgurant tout comme le retour à la réalité, à la réponse.


Je comprends bien que vous ne puissiez écrire immédiatement pour le journal, Messire Têtard et Ralas fera des miracles avec vous, j'en suis persuadé. Pour le reste, oui, j'ai besoin de personnes pour distribuer le journal et vous êtes tout indiqué pour cela.

Les mains glacées, il les fourra dans ses poches de pantalon, se remettant à jouer avec le bout de bois...

Vous serez bien évidemment payé pour vos services, j'ai l'impression que vous en avez grandement besoin...

Ralas a écrit:
L'heure du départ avait sonné… Ralas, regarda les personnes présentes.

Nous allons devoir partir, mais nous vous laissons l'affiche du journal. Merci d'être venu parler avec nous et, on se reverra bientôt.

[hrp]Domaine de bonaventure[/hrp]

Elle rangea la table et ramassa les parchemins qu'elle mit dans sa besace.

Messire Têtard, Nora mon hobereau vous portera régulièrement des parchemins pour vous apprendre à écrire. J'ai confiance en vous, vous allez faire rapidement de grands progrès. A notre retour, nous repasserons par Bazas et, si vous désirez venir visiter la Capitale, vous pourrez nous accompagner quelques jours.

Elle vérifia que rien ne traînait sur la place, saluant tout le monde amicalement et serrant Astrid contre elle, elle glissa sa main dans celle de Vidin et ils prirent la route dans le froid.

= 115 visites au RP
à notre retour = 131 visites



Lettres envoyées le 31 janviers 1460 à Messires :
Popsas
Senji02
Lord_cuchulain



Citation :

Sujet : Vidin et Ralas en visite à Bazas

Bonjour Messire,

Comme vous devez le savoir, Vidin, mon compagnon, et moi-même nous sommes dans votre ville pour trouver des journalistes pour le journal "l'Avis de Guyenne". Nous avoir même installé une table sur la place publique avec une grande affiche : "L'Avis de Guyenne" vient à vous ! Affiche que vous pouvez, d'ailleurs, retrouver à plusieurs endroits à Bazas.

Bazas est une charmante ville où les gens sont très sympathiques et, comme notre rôle est de les interroger, certains nous ont parlé de vos talents d'écriture, c'est la raison qui m'amène aujourd'hui à vous écrire. Ne vous sentez-vous pas l'âme de participer avec nous, pour faire vivre ce journal, avec les idées ou des innovations que vous pourriez lui apporter ?

Nous allons prochainement quitter Bazas pour aller visiter les autres villes de Guyenne mais pour plus de renseignements, vous pouvez nous rendre visite dans les bureaux du journal ou nous envoyer un pigeon.

Dans l'attente d'un prochain contact,

Très cordialement,

Ralas

P.S. : Adresse du journal :
http://familledebonaventure.forumgratuit.org


Départ pour Marmande le 02 février 1460, le soir




Dernière édition par Admin le Mer 7 Mar - 17:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le 18 janvier 1460   Le 18 janvier 1460 EmptyVen 3 Fév - 10:51

Arrivée à Marmande le 03 février le matin.
Aucune rencontre en chemin.


Vidin a écrit:
Citation :
-------------------------------------------"L’Avis de Guyenne" vient à votre rencontre !


...Cela fait trois mois que le journal "l’Avis de Guyenne" est distribué gratuitement dans les rues, cherchant à informer le plus grand nombre. Et, pour informer le plus grand nombre, il nous semblait nécessaire d’aller directement dans chacune des villes de Guyenne pour rencontrer, débattre.
...Ainsi, nous serons à votre disposition durant ces prochains jours sur la place publique pour répondre à vos questions, assouvir votre curiosité, écouter vos critiques constructives.

Nous recherchons plus particulièrement, en vue d’un journal plus actif :
- Des correspondants pour distribuer le journal dans votre ville ou pour écrire sur l’actualité de celle-ci, aussi bien au niveau culturel que politique ou autre.
- Des journalistes dans l’âme, des écrivains qui souhaitent écrire, des politiques voulant débattre, s’exprimer.
- Toute proposition innovante, originale.

...A noter aussi qu’une rémunération est possible vu la quantité de travail que peut représenter l’écriture d’un article.

........."Rêver, c’est informer l’avenir"

[/rp]



Vidin collait, placardait avec enthousiasme son affiche manuscrite qu'il avait pris le temps d'écrire à l'identique une bonne quinzaine de fois. Une devant la mairie, le marché, le verger, sur les grandes places, les auberges. Et enfin, une plus grande sur leur, leur, leur... Leur quoi d'ailleurs ? Leur table quelconque qu'ils avaient dressée, lui et sa tendre Ralas sur la grande place, légèrement sur le côté pour ne pas gêner non plus et protéger la petite du froid.

En arrivant, il colla donc la dernière grande affiche, embrassa Ralas et alla faire un coucou à Astrid, toute emmitouflée. Finalement, il s'assit sur sa chaise bien ancrée dans le sol. Un léger vent, sournois et pernicieux le fit frissonner.


Espérons qu'ils viendront ! On discutera et on passera un bon moment ! ... Et avec un peu de chance, ils nous protègeront du vent !

Il s'était tourné vers Ralas en parlant et en riant doucement mais espérait sincèrement trouver des personnes intéressés par le journal.

Ralas a écrit:
Ralas, toujours tendre avec Vidin lui rendit son baiser et, elle était bien décidée à rester auprès de lui pour recevoir les Marmandais ou les voyageurs intéressés pour avoir plus de renseignements sur "l'Avis de Guyenne". Elle savait Astrid bien au chaud contre elle donc rien à craindre.

Elle disposa quelques parchemins et plumes sur la table pour que ceux qui savaient écrire puissent noter leur nom. Pour les autres, elle était là pour écrire sous leur dictée.

Vidin a écrit:
C'est ce qui s'appelait le grand désert glacé... Il avait cru voir quelques personnes déambuler ici ou là et encore, elles s'étaient évaporées aussi vite. Ils avaient fini malgré tout par trouver quelqu'un de motiver en taverne, il ne trouvait donc plus de raisons de rester.

Partons ma chérie, il y a encore beaucoup de villes où aller...

Elle acquiesça, ils firent leurs paquets. Vidin laissa malgré tout un dernier message, si jamais quelqu'un voulait les rencontrer.


[hrp] "Pour toutes questions, remarques, propositions d'articles ou envie de s'évader, le domaine de Bonaventure vous est ouvert ![/hrp]

Visites sur la halle = 20
A notre retour visites sur la halle = 33
Départ pour Agen le mercredi 8 février le soir.



Arrivés tous les deux à Agen le 09 février 1460

Aujourd'hui, en chemin, vous avez croisé un groupe composé de Regglys de Nessert de Elodivague de Arien. de Adriel. de Personne. de Pelipa et de Vari.



Citation :

Lettre envoyée, de bon matin, au Maire, Angel_marcus, pour demande d'autorisation de vendre des fruits sur le marché.

Bonjour Messire,

Je suis Ralas habitante de Bordeaux, adjointe au Maire de la ville.

Arrivée ce matin avec Vidin mon compagnon, dans votre belle ville d'Agen, et ayant quitté Marmande avec deux fruits dans ma besace, je viens par la présence vous demander l'autorisation de les vendre au marché car ça fait fort longtemps que je ne mange plus ces excellents fruits.
Il est évident que je les vendrai 8,95 pièces HT pour qu'ils soient à 9,22 TTC sur le marché pour que la Mairie puisse en profiter.

Dans l'attente de votre réponse et avec mes remerciements,

Respectueusement,

Ralas



Vidin a écrit:
Citation :
-------------------------------------------"L’Avis de Guyenne" vient à votre rencontre !


...Cela fait trois mois que le journal "l’Avis de Guyenne" est distribué gratuitement dans les rues, cherchant à informer le plus grand nombre. Et, pour informer le plus grand nombre, il nous semblait nécessaire d’aller directement dans chacune des villes de Guyenne pour rencontrer, débattre.
...Ainsi, nous serons à votre disposition durant ces prochains jours sur la place publique pour répondre à vos questions, assouvir votre curiosité, écouter vos critiques constructives.

Nous recherchons plus particulièrement, en vue d’un journal plus actif :
- Des correspondants pour distribuer le journal dans votre ville ou pour écrire sur l’actualité de celle-ci, aussi bien au niveau culturel que politique ou autre.
- Des journalistes dans l’âme, des écrivains qui souhaitent écrire, des politiques voulant débattre, s’exprimer.
- Toute proposition innovante, originale.

...A noter aussi qu’une rémunération est possible vu la quantité de travail que peut représenter l’écriture d’un article.

........."Rêver, c’est informer l’avenir"

[/rp]



Vidin collait, placardait avec enthousiasme son affiche manuscrite qu'il avait pris le temps d'écrire à l'identique une bonne quinzaine de fois. Une devant la mairie, le marché, le verger, sur les grandes places, les auberges. Et enfin, une plus grande sur leur, leur, leur... Leur quoi d'ailleurs ? Leur table quelconque qu'ils avaient dressée, lui et sa tendre Ralas sur la grande place, légèrement sur le côté pour ne pas gêner non plus et protéger la petite du froid.

En arrivant, il colla donc la dernière grande affiche, embrassa Ralas et alla faire un coucou à Astrid, toute emmitouflée. Finalement, il s'assit sur sa chaise bien ancrée dans le sol. Un léger vent, sournois et pernicieux le fit frissonner.


Espérons qu'ils viendront ! On discutera et on passera un bon moment ! ... Et avec un peu de chance, ils nous protègeront du vent !

Il s'était tourné vers Ralas en parlant et en riant doucement mais espérait sincèrement trouver des personnes intéressés par le journal.

Nicocescu a écrit:
Nicocescu passai sur la halle afin de poser une affiche quand il fut attiré sur le même panneau d'affichage par un autre parchemin neuf, exceptionnels dans les temps qui couraient. Il s'aperçut aussi qu'une nouvelle table avait été installée. Il vit deux personnes qu'il n'avait jamais vu auparavant dans la ville, grelottant de froid. Il lut l'affiche qui semblait être la même que celle qu'il y avait sur leur table pour s'informer puis s'approcha.

Bonjour, comment allez vous? Les gens qui vous ont attribué Agen comme ville de base ne vous ont pas gâté. Vous n'avez pas du voir trop de monde... Je ne savais pas qu'un tel organe de presse existait en guyenne et je suis donc tout ouïe pour en apprendre un peu plus. Il est possible que je vienne vous prêter main forte pour la rédactions d'actualités villageoise (dans la mesure qu'il puisse y en avoir!!

Vidin a écrit:
Le froid, le grand froid et surtout, mais ils s'y habituaient, l'absence. Personne ne venait spontanément alors il discutait, de tout, du journal et en parlant, ils travaillaient, sans rien noter, ils avançaient. Et c'est presque surpris que Vidin se retourna en entendant une voix derrière lui.

Bonjour Messire, ma foi, ça va, il fait froid mais on commence à s'y faire ! Je suis Vidin, enchanté, ma compagne, Ralas et la petite "boute" toute emmitouflée au fond, c'est Astrid, notre fille. Nous ne sommes pas d'ici en fait, nous venons de Bordeaux et traversons la Guyenne pour faire connaître un peu plus le journal et tenter de trouver des gens qui seraient intéressés pour nous rejoindre.

Après, sur le journal en lui-même, il y aurait beaucoup à dire, on essaie surtout de laisser la liberté à ceux qui participent. Tous n'ont pas les mêmes responsabilités, en dehors du journal j'entends, tous n'ont pas le même temps et tous n'ont pas besoin du même temps pour écrire. Le journal n'est pas non plus apolitique mais propose à chacun d'exprimer son point de vue, tant qu'il est respectueux et les sujets sont ouverts, il n'y a pas tant de politique que ça finalement.

Si vous avez d'autres questions... En tout cas un plaisir de vous lire et de vous publier ! Vous vivez depuis longtemps à Agen ?


Une petite question glissée pour que la discussion ne s'arrête pas, il était trop content de voir une tête nouvelle.

Nicocescu a écrit:
Vidin, l'homme qui venait de se présenter, grelottait mais semblait heureux de voir un peu de monde.

Enchanté, je m'appelle Nicocescu mais beaucoup m'appellent Nico.. Je suis à Agen depuis un petit peu moins de deux mois. Ça m'intéresserait de participer à ce journal, à l’écriture ou à la distribution. Mais où faut il que j'aille pour savoir quelle est la tenue des articles à fournir par exemple?

Vidin a écrit:
La carte, il lui fallait trouver la carte, quelque part au milieu de ses affaires... Entre deux brouillons, il la trouva, la sortit et la déplia rapidement. Son doigt glissa un instant en rond, cherchant un embranchement...

Voilà Messire, c'est juste ici, c'est le domaine de Bonaventure. Il vous suffit de sortir de la ville et d'aller au nord pendant une heure environ. C'est assez grand car il y a plusieurs choses qui se font mais vous pouvez vous rendre à l'auberge, il y a toujours quelqu'un ou bien si vous trouvez mon bureau, ce sera un plaisir de vous recevoir !

Il tourna la carte en direction de Nicocescu pour qu'il puisse mieux se repérer.

[hrp] Domaine de Bonaventure ![/hrp]


Nicocescu a écrit:
Nicocescu regarda la carte, la mémorisa et la rendit à ces charmants ambassadeurs de la cause journalistique

Merci beaucoup! Eh bien! Je crois que je vais aller y faire un tour! Merci pour tout! Ne restez pas trop longtemps dans le froid!

Ralas a écrit:
Ralas était restée en retrait pour laisser les deux hommes discuter. Pendant ce temps, elle disposa quelques parchemins et plumes sur la table pour que ceux qui savaient écrire puissent noter leur nom. Pour les autres, elle était là pour écrire sous leur dictée.

Quand ils eurent terminé, elle s'approcha avec deux verres de vin chaud.


Bonjour Messire, je suis Ralas. Vous prendrez bien un peu de vin chaud ? Il fait si froid.
Tenez, buvez ! Moi je n'y ai pas droit, je nourris mon bébé.

Nicocescu a écrit:
Nicocescu prit le verre chaud que lui présentait Ralas, la compagne de Vidin, l'homme qui l'avait renseigné.

Merci beaucoup! Il est vrai qu'il fait très froid... Eh bien écoutez, je vais m'inscrire. Que dois-je faire pour? Comment faire mes preuves?

Vidin a écrit:
Faire ses preuves ? Ça sonnait étrangement aux oreilles de Vidin comme s'il était un recruteur qui croulait sous les propositions, c'est qu'il avait bien réussi à retourner la situation... Partir en plein hiver avec une petite fille de seulement six mois, c'était vraiment le dernier choix qu'il avait. Faire ses preuves... Son intérêt suffisait, le reste, le style, l’orthographe, la construction d'un article, ça s'apprend et surtout, c'est secondaire...

Écoutez, vous n'avez pas vraiment à faire vos preuves, je crois pouvoir parler pour Ralas aussi, votre intérêt nous suffit, si vous faites l'effort de venir au domaine, d'y venir régulièrement pour participer, ça nous suffira amplement...

Tenez, je vous donne la carte, nous en avons d'autres, ce sera plus simple pour vous. Pour le reste, pour s'inscrire, une fois arrivé au domaine, vous pouvez aller lire la charte du journal et une fois fait venir me voir au bureau ou en taverne. Si vous êtes d'accord avec la charte, ce sera rapide !


Il souleva son verre.


Et santé !

Slurp.

Ralas a écrit:
[Le soir tard]

L'heure du départ avait sonné… Ralas, laissa l'affiche bien en vue,


[hrp]Domaine de bonaventure[/hrp]

rangea la table et ramassa les parchemins qu'elle mit dans sa besace.

Elle vérifia que rien ne traînait sur la place, saluant les quelques passants encore présents et, serrant Astrid contre elle, elle glissa sa main dans celle de Vidin et ils prirent la route dans le froid.

Visites sur la halle d'Agen = 60
A notre retour le 29 février 1460 = 65 visites

Départ le 16 février 1460 le soir


Dernière édition par Admin le Jeu 1 Mar - 12:38, édité 3 fois
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Le 18 janvier 1460 Empty
MessageSujet: Re: Le 18 janvier 1460   Le 18 janvier 1460 EmptySam 18 Fév - 0:03

Nous sommes arrivés à Montauban au petit matin du 17 février... Sains et saufs...

Hier, en chemin, vous avez croisé un groupe composé de Toto.dangely de Nael35 de Olympia de Wamarine et de Ravageuse, un groupe composé de David064 de Arestel et de Elyane, un groupe composé de Cyana de Greg. de Zazzera de La_fronde de Camille56 et de Aleximo, et Titaniums.
Hier, en chemin, vous avez croisé Titaniums.


Citation :

Spoiler:
 

Après avoir pris une offre d'emploi pour les humbles

Citation :

Expéditeur : Sergent_tagghor
Date d'envoi : 17/02/2012 - 21:06:05
Titre : Attention !
Bonjour Ralas,

Vous avez été embauché chez Scath_la_grande le 17/02 13:23 pour un salaire de 19.00 écus.
Or cette embauche n�est pas conforme au jour des humbles.

Le vendredi, les salaires supérieurs à 16 écus sont réservés aux humbles (nv. 0 et nv.1) jusqu'à 20h.

Afin de vous éviter de passer devant le juge, je vous propose une médiation.
Je mets en vente dès maintenant une miche de pain sur le marché des joueurs au prix de 9,09 écus, soit 3.00 écus de plus que le cours actuel de la miche.
Vous aurez alors tout à loisir de déguster cette délicieuse miche.

Je vous laisse un délai de deux jours pour m�acheter ce pain, au-delà de ces 48h, la médiation sera considérée comme ayant échoué et une plainte à votre encontre sera déposée au tribunal.
Des poursuites judiciaires seront alors engagées.

Bien à vous,
Tagghor Sergent en formation avec accord d'ombres vice prévôt à l'instruction.

Lettre envoyé le samedi 19 février 1460, le matin au policier de Montauban

Citation :

Bonjour,
Désolée, mais l'attestation me concernant n'est pas celle-là :
Expéditeur : Tagghor
Date d'envoi : 18/02/2012 - 11:34:10
Titre : Re: Re: Attention !
Bonjour voila l'attestation :
17-02-2012 21:00 Vous avez acheté à Lovely12 2 miches de pain pour 6,01 écus.
Cdlt
Mais celle-là :
17-02-2012 23:50 : Vous avez acheté à Tagghor 1 miche de pain pour 9,09 écus.
Salutations,
Ralas

Réponse de la Mairesse

Citation :

Expéditeur : Scath_la_grande
Date d'envoi : 19/02/2012 - 15:58:14
Titre : Le jour des humbles
Salve Ralas,

Il n'y a aucun nota bene à mettre puisque vous n'auriez pas dû payer cette amende n'étant pas récidiviste. Ceux qui sont pris en faute écope d'habitude d'un avertissement, les récidivistes quant à eux paient une amende bien plus chère que les 3 écus que vous avez dû débourser. D'ailleurs la municipalité va vous faire don de 4 écus pour mettre les ardoises au net, je me suis arrangée avec mon sergent car nous avions des divergences sur le travail de chacun mais la question est réglée et ce genre d'événements ne se produira plus. Pour ce qui est des noms sur le panneau d'affichage de la mairie, ça en a toujours été ainsi, vous n'avez pas à vous sentir gênée, ce n'est qu'une petite infraction vous n'avez volé ni tué personne, une pléthore de gens bien honnêtes y sont passés avant vous et personne ne vous jugera comme étant faiseuse de trouble.

Cordialement, et passez un séjour agréable par chez nous.

Scath Von Frayner
Sublime Gouverneur de Montauban

Lettre envoyée à Melkior le dimanche 19 février 1460 à 00:30

Citation :

Bonsoir,

Pour vous, je suis une inconnue mais je suis Ralas habitant de Bordeaux et en voyage à Montauban.

Je passais tout à l'heure dans la rue près du bureau du tribun et, comme vous avez la voix forte, j'ai entendu votre monologue qui était très amusant...

Je suis journaliste à l'Avis de Guyenne et suis à Montauban avec mon compagnon, Vidin qui est le rédacteur du journal et nous cherchons, dans les villages des journalistes.
Comme vous avez, on va dire pour rester drôle, "la langue bien pendue" vous devez avoir une très bonne "plume" alors pourquoi ne viendrez-vous pas nous voir sur la place publique où nous avons dressé une table ?
Il nous manque un journaliste avec de l'humour qui pourrait faire des articles amusants sur son village.

Qu'en pensez-vous ?

Et, si vous avez envie de faire notre connaissance, venez boire un coup avec nous sur la place. Je n'ai que du vin chaud à vous offrir, mais je suis curieuse de goûter à votre boisson de chez vous, comme vous dites.

Cordialement,

Ralas

Voilà sa réponse mais après être venu nous voir sur la Halle.

Citation :

Expéditeur : Melkior
Date d'envoi : 19/02/2012 - 20:05:37
Titre : Re: Un mot d'une inconnue
Madame,

voici à l'état embryonnaire une contribution qui se veut légère à votre journal Je la soumet à votre critique ainsi qu'à celle de votre mari à qui je la fait parvenir aussi. il ne s'agit que d'une ébauche que je peux étoffer à loisir. Néanmoins, je ne crois pas qu'il faille être trop long au risque de lasser le lecteur.

Respectueusement,

Melkior

Spoiler:
 



Vidin a écrit:
[rp]

Citation :

-------------------------------------------"L’Avis de Guyenne" vient à votre rencontre !


...Cela fait trois mois que le journal "l’Avis de Guyenne" est distribué gratuitement dans les rues, cherchant à informer le plus grand nombre. Et, pour informer le plus grand nombre, il nous semblait nécessaire d’aller directement dans chacune des villes de Guyenne pour rencontrer, débattre.
...Ainsi, nous serons à votre disposition durant ces prochains jours sur la place publique pour répondre à vos questions, assouvir votre curiosité, écouter vos critiques constructives.

Nous recherchons plus particulièrement, en vue d’un journal plus actif :
- Des correspondants pour distribuer le journal dans votre ville ou pour écrire sur l’actualité de celle-ci, aussi bien au niveau culturel que politique ou autre.
- Des journalistes dans l’âme, des écrivains qui souhaitent écrire, des politiques voulant débattre, s’exprimer.
- Toute proposition innovante, originale.

...A noter aussi qu’une rémunération est possible vu la quantité de travail que peut représenter l’écriture d’un article.

........."Rêver, c’est informer l’avenir"

[/rp]



Vidin collait, placardait avec enthousiasme son affiche manuscrite qu'il avait pris le temps d'écrire à l'identique une bonne quinzaine de fois. Une devant la mairie, le marché, l'entrée de la forêt, sur les grandes places, les auberges. Et enfin, une plus grande sur leur, leur, leur... Leur quoi d'ailleurs ? Leur table quelconque qu'ils avaient dressée, lui et sa tendre Ralas sur la grande place, légèrement sur le côté pour ne pas gêner non plus et protéger la petite du froid.

En arrivant, il colla donc la dernière grande affiche, embrassa Ralas et alla faire un coucou à Astrid, toute emmitouflée. Finalement, il s'assit sur sa chaise bien ancrée dans le sol. Un léger vent, sournois et pernicieux le fit frissonner.


Espérons qu'ils viendront ! On discutera et on passera un bon moment ! ... Et avec un peu de chance, ils nous protègeront du vent !

Il s'était tourné vers Ralas en parlant et en riant doucement mais espérait sincèrement trouver des personnes intéressés par le journal.

Ralas a écrit:
Ralas, toujours tendre avec Vidin lui rendit son baiser et elle était bien décidée à rester auprès de lui pour recevoir les villageois ou les voyageurs intéressés pour avoir plus de renseignements sur "l'Avis de Guyenne". Elle savait Astrid bien au chaud contre elle donc, rien à craindre.

Elle disposa quelques parchemins et plumes sur la table pour que ceux qui savaient écrire puissent noter leur nom. Pour les autres, elle était là pour écrire sous leur dictée.

Melkior a écrit:
Curieuse missive qu'il avait reçu là. Glisser d'on ne sait où, dans l'une des fentes de son tonneau qu'il ferait bien de colmater avant que la saison des pluies ne surviennent - car tant que l'on ne risque que le froid peu importe de se couvrir mais s'il s'agit d'eau, là, il faut être extrêmement prudent : certains sont morts de moins que ça - elle l'invitait en des mots forts agréables pour ses oreilles vagabondes à venir boire un coup sur la place. inutile de dire que le reste de l'information ne lui parvint que dans un grand flou et qu'il courut au plus vite au lieu dit.

Bien que la distance soit fort courte - un ou deux lancers de pierre, tout au plus - il mit une bonne heure à réaliser ce chemin. En effet, devant l'énormité de la tâche qui l'attendait, il prit le temps avant de partir de vider une petite bouteille d'un petit rouge de derrière les fagots qu'il avait stocké dans un deuxième tonneau annexé au premier. Puis heureux de pouvoir participer à l'économie d'une bourgade si joyeuse, il s'offrit une ou deux pintes dans une taverne locale où il rencontra le fameux propriétaire de l'auge à cochon dans lequel il avait passé sa première nuit et qui ne le reconnut pas tant l'alcool semblait troubler son discernement - mon dieu, boire à cette heure, quel honte !. finalement, il s'arrêta quelque temps près d'un petit bosquet pour soulager sa vessie qui lui semblait bien pleine ainsi qu'une bouteille qu'il avait emporté par précaution et qui avait elle aussi bien besoin d'être soulagé.

C'est donc frais et gaillard qu'il arriva sur la grande place où il vit deux individus visiblement transis par le vent froid qui soufflait sur Montauban. Il ignorait s'il s'agissait de l'auteur de lettre qui l'avait porté en ses lieux mais son âme charitable ainsi que sa nette tendance à vouloir parler de tout et de rien, le poussa à aller les voir.


Oyez, camarades ! Qu'est-ce qui peut faire que de jeunes gens vigoureux comme vous, prennent le temps de se geler les miches en des lieux aussi frigorifiés ? A part si vous appartenez aux sectateurs qui idolâtrent la Tramontane, je ne vois guère de raison de rester ici dans le froid. Surtout que je vois bien que vous n'avez pas pris la peine de vous munir du minimum pour ce genre de situation : un bon fortifiant qui saura vous réchauffer. Ne vous inquiétez pas, j'ai toujours qui traine dans mes poches de quoi faire refluer dans vos joues rosies par la jeunesse et blanchies par le froid, le sang qui leurs manque.

Il fouilla alerte dans ses haillons à la recherche d'un brin d'alcool. Il trouva d'abord deux bouteilles de rouge, vides comme il se doit, une pinte de bière vide comme il se doit aussi, un morceau de pain qui avait macéré dans je-ne-sais-quoi et qui de toute évidence, ne pouvait être mangé que par un rat affamé - " Bah, se dit-il, désinfecté au calva, ça fera l'affaire pour le déjeuner" - et sa bouteille personnelle de calva qui leur tendit de bon cœur car comme le disait son défunt père, il vaut mieux regarder une bouteille vide avec des amis pleins que vider des bouteilles pleines avec des amis vides - sombre métaphore normande que l'on ne comprenait que bourré.

Tenez voilà de quoi vous ragaillardir. ça rendrait des couleurs à un mort et ça lui ferait danser une bonne bourrée jusqu'à ce qu'il ne meure une seconde fois, ivre mort.

Il profita de l'instant qu'ils passèrent à boire pour observer les affiches, les tables et autres choses qui leur servaient de campement. Il se tourna de nouveau vers eux :

Alors, vous êtes journalistes ! Beau métier, difficile mais beau métier. Surtout, je sais d'expérience que la gloire n'est guère au rendez-vous et que malgré le temps et le bon cœur que vous y mettez, peu de gens viendront lire ou commenter vos parutions. Mais ne désespérez pas. D'abord parce que il y aura toujours un minimum de personnes pour vous lire si votre feuille de choux est de qualité. Et surtout, parce que l'intérêt d'un bon journal ne réside pas dans le nombre de ses lecteurs mais dans la qualité de ses rédacteurs.

J'ai connu du coté de Montmirail, un hurluberlu qui pendant des années tint un sombre tirage qui n'était lu que par lui et son admirable épouse. le jour où il est mort comme il arrive souvent lorsque l'on veut faire la course avec un taureau que l'on a piqué avec un tisonnier - jeu amusant auquel nous jouions - et que l'on envisagea de supprimer son journal, toute la ville s'est indignée, a protesté et finalement, la feuille de choux s'est maintenue car il s'agissait d'une institution.

Enfin, vous n'avez que faire des conseils d'une vieille carcasse comme la mienne et j'imagine que vous êtes jeunes et ambitieux. mais quand le courage vous manquera, pensez à cela.

Bref, parlons de choses plus gaies. Comment vous l'avez trouvé mon petit calva ? J'imagine que c'est un peu fort pour la demoiselle. Parce que bien que je connaissais ne normande - et c'était ma mère dont je puis vous dire que je la connaissais - qui en buvait comme du petit lait - et d'ailleurs, lorsque je téta son sein, ce n'était pas du lait qui en sortit mais la délicieuse mixture que voilà - faut avouer que le plus souvent les personnes de votre sexe ont un peu plus de mal à l'avaler - ceci dit sans le moindre sous-entendu qui serait évidemment fort déplacé, quoiqu'amusant.

Ralas a écrit:
Ralas reçut le nouveau visiteur avec un grand sourire. L'ayant vu et entendu monologuer dans le bureau du Tribun, elle le reconnu de suite et comprit que Nora, son hobereau, était très intelligente puisque, sans nom et sans adresse, elle avait su le trouver pour lui remettre sa missive.

Elle s'approcha et goûta du bout des lèvres le fortifiant qu'il leur tendait. Elle sentit de suite une forte chaleur qui envahissait son corps en commençant par sa gorge.


Oh ! Messire, je suis apothicaire et connais la fabrication des fortifiants, mais les miens sont moins forts… Il faudra m'expliquer la fabrication du vôtre. Je n'avais que du vin chaud à vous offrir… C'est juste un peu plus doux… Mais, certainement trop doux pour vous.

Se rendant compte que le "fortifiant" appelé Calva, lui avait fait oublier les présentations, elle se hâta de les faire.

Vidin, je te présente Messire…
Pardon, je ne sais pas votre nom…
Que j'ai surpris en train de parler seul au bureau du Tribun et trouvant son monologue amusant, je me suis permise de lui écrire pour l'inviter à venir nous voir.


Les présentations ne se faisant jamais dans un seul sens…


Messire, je vous présente Vidin qui est mon compagnon et aussi le rédacteur en chef du journal. Et, le petit bout de femme que je porte dans mes bras, c'est notre fille Astrid.

Vidin a écrit:
Montauban, Montauban... La ville si controversée, si étonnante, qui cultive précautionneusement sa différence pour se distinguer s'ouvrait à lui. Lui qui s'attendait à une effervescence dans tout les sens fut un peu déçu, c'était finalement une ville assez banale, de gens normaux pris dans une histoire banale. L'image des notables de Montauban, quoi qu'on en pense, n'était pas celle de la ville. Ou la crise était passée, dur de savoir maintenant mais il lui paraissait évident que, plus que toutes les autres villes, Montauban avait souffert... Ce calme plat dans les rues, ce long calme.

Mais le calme ne signifiait pas l'inactivité, juste, l'attente et peut-être un peu d'ennui. Non, l'ennui, c'est lui qui le ressentait, l'attente dans le froid dans toutes les villes, il s'en serait bien passé... Se sentant coupable de les avoir embarquées là-dedans, il regardait souvent la petite Astrid qui... Qui dormait paisiblement. Il se retourna vers la place, en profitant pour fermer une jambe et faire craquer un genou dans un bruit sec et sourd. Ralas sursauta et faillit tomber de sa chaise, ce qui le fit rire.


Je peux le faire avec l'autre si tu veux !

Il rit de plus belle et se tourna. Un homme allait vers eux et Vidin, persuadé qu'il allait détourner son chemin ou au moins regarder l'affiche, il plia l'autre jambe. A sa grande surprise, aucun bruit n'en sortit si ce n'est le frottement du tissu... Surtout, il avait vu l'homme aller directement vers la table en parlant de fortifiant. Un fortifiant ? ... Ha oui, bien sûr, du calva ! Ça a quel goût d'ailleurs le calva ? Il mit le verre à ses lèvres mais c'était comme s'il avait avalé des flammes. Il était tellement gelé que ça le brûla et qu'il se retint tant bien que mal de tousser.

L'histoire, par contre, le passionna, elle n'avait rien d'extraordinaire en soi mais la manière de raconter était proprement addictive. Il aurait surement pu lui raconter comment il faisait pour acheter son alcool qu'il aurait été fasciné pareillement. Dans sa fascination, Ralas répondit avant lui et il enchaina.


Pour votre alcool, je crains que ce soit plus moi qui ait du mal avec, quoiqu'il m'a bien réchauffé et que c'était le but ! Et vous racontez étonnamment bien les histoires... Et entre nordique, ça devrait bien se passer avec Ralas !

Il se mit à sourire simplement et le genou craqua cette fois !

Ça vous tenterait de raconter des histoires par écrit ?

Melkior a écrit:
Melkior n'avait pas vu le troisième larron : un enfant, voire un bébé qui devait être frigorifié par les vents de Montauban. Il s'y connaissait en enfant : lui-même n'en avait jamais vu, preuve s'il en est qu'il n'avait pas besoin d'apprendre quoique soit en la matière. Il se permit donc de donner un conseil à ce qui avait l'air d'être leurs parents.

Mon impolitesse me perdra. Je n'avais pas vu le bel enfant que voilà ! Mais il me semble qu'il risque de prendre froid et qu'il ressemblera bien vite de finir gelé. Peut-être serait-il bon de lui donner un peu de calva ? ça ne peut pas lui faire de mal, moi-même j'en prends depuis que je suis dans le ventre de ma mère et cela ne m'a pas empêché d'avoir un développement tout à fait normal. En plus, cela permet un développement de l'imagination et de la sociabilité - je peux vous assurer que lorsque l'on paye à huit ans, sa tournée on passe pour un petit prodige.

Puis répondant à l'époux.

Monsieur, votre proposition est alléchante et pour un ours mal léché comme moi, cela est tout à fait tentant. D'autant que j'ai un petit brin de plume qui ne démérite pas. J'ai appris à écrirer au près d'un ermite que j'ai rencontré dans les montagnes auvergnates. Nous passâmes lui et moi, près de huit mois dans les hauteurs, lui mangeant de l'herbe et moi, des petits oiseaux que je chassais en les alcoolisant - vous mettez une petite boulette de pain que vous imbibez d'une bonne liqueur des pays Basques et l'oiseau reste clouer au sol. Hélàs, un jour, l'alcool venant à manquer, je devins chaque jour de plus en plus sobre et de plus en plus irritable, au point que je découvris un jour, l'ignoble supercherie.

Cet ermite qui m'avait tout appris était en réalité, une vache. Des mauvais esprits me diront que j'aurai pu m'en douter au vue de sa facheuse tendance à répondre à mes questions en meuglant et de son odeur assez prégnante. Mais j'étais jeune et innocent et je crus que cela était l'insigne de la sagesse.

J'ai réparé moi-même l'affront en brulant cette vache de sorcière qui s'était fait passé pour un ermit priant Christos et je l'ai mangé. Mais malgré le désagrement et la tristesse qui résultèrent de cette histoire, j'ai pu apprendre à écrire aurpès d'elle.

Tout ça pour vous dire que ce serait avec plaisir que j'écrirai de temps en temps, quelque petites choses pour vous. Je m'occupe de trouver l'encre - k'imagine que du calva fera l'affaire - et le support de mes écrits. Quant au sujet, je saurai les trouver dans la contemplation de la nature humaine et de sa tendance à l'ivrognerie.

Par contre, mes services ne sont pas donnés. En tant que normand, je suis plutôt dur en affaire et je vous le dit tout de suite, à moins d'une chope par jour, je ne remue pas le plus petit doigt. D'autant que sans ma pinte journalière, je suis tout à fait incapapble de développer cette prose qui fit la fierté de ma mère lorsqu'elle me dit :


Heureusement qu'on a un intellectuel dans la famille, il saura dnous dire si le marchand de vin nous arnaque.

Elle ne me perdait pas le nord ma mère.

Melkior commençait à fatiguer et regarda sa bouteille. Elle était presque vide. un immense désespoir l'envahit au point qu'il dut s'asseoir pour déboucher sa fiole de secours qu'il conservait toujours en bon normand.[/i]

Vidin a écrit:
Ha ouiiii... Ça tournait à la religion son calva, là ! Vidin ne savait pas s'il devait en rire, être interloqué ou étonné, il tentait d'imaginer le petit Melkior buvant du calva et se mit à rire en fait, discrètement quand même. Il imagina son baptême où il fut très certainement trempé dans du calva béni et dans lequel, le vin dut avoir plus d'importance que le pain... Ou alors pour le tremper dans du calva, évidemment.

Se retenant de rire, il finit par se calmer en prenant très au sérieux l'histoire, tellement au sérieux que quand la chute tomba (c'est le cas de le dire), il ne put retenir son hilarité ! Il fallait définitivement en rire ! Dur après ça de reprendre un vrai sérieux, il ferait avec.


Vous pourrez avoir votre chope par jour sans difficulté tant que vous n'en donnez pas à la petite... Vous voyez, on a une tradition plus... Aqueuse, dirons-nous ! Nous sommes dans le monde étrange et désenchanté de ceux qui sont plus sobres que saouls mais au moins, je n'ai jamais pris une vache pour un sage même s'il peut m'arriver de prendre du Bordeaux pour du Bourgogne, une blonde pour une brune et du cidre pour du calva ! Non, j'exagère quand même !

La tirade se finit avec un grand sourire amusé de Vidin qui n'avait plus froid ! Le calva peut-être...

Melkior a écrit:
Melkior assit par terre, regarder avec le désespoir que l'on ne trouve que dans la tête des grands optimistes, le monde s'effondrer. Sa petite fiole aussi était vide : il en avait fini les dernières gouttes lorsque sur le chemin, il était passé au-dessus d'un pont. Terrorisé par la vue de toute cette eau, il avait du raffermir son caractère en plongeant ses papilles dans un pays connu et conquis, c'est-à-dire du calva. Il soupira longuement et l'immense poids qui pesait sur son cœur, augmenta lorsqu'il apprit que ses jeunes parents étaient de cette nouvelle génération qui au lieu d'élever leurs enfants au grand air du vin rouge et de la bière, choisissait de les enfermer près de masses d'eaux et autres turpitudes sataniques. Au fond, peu lui importait ces choix contestables, ce n'est pas lui qui devrait élever un enfant incapable à six ans de boire une bouteille de cidre tout seul - chose qui devenait hélas, de plus en plus fréquente.

Puis une idée toute simple, lui vint. Il ne l'avait pas encore envisagé et lorsqu'elle pénétra dans sa caboche embrumé, cela eut l'effet d'un coup de fouet. Si cet homme, cette femme et ce marmot ne buvaient, cela signifiait que le volume d'alcool disponible était augmenté mécaniquement. Les encourager à ne pas boire, c'était donc, travailler à une baisse de la demande d'alcool et par suite, du prix comme l'avait montré les physiocrates. Il vit que cela était bon comme l'avait dit avant lui, Christos.


Comme vous avez raison d'éloigner vos corps encore fringants et la bouche encore sèche de votre enfant, de ce poison diabolique qu'est la boisson éthylique. Oui, mes amis - permettez- moi de vous considérer comme mes amis car je veux votre bien - ne vous laissez pas tenter par le vice et la perversion. Lorsque le serpent tenta à Eve, c'était avec une pomme à calva; lorsque Job fut avalé par une baleine, c'était en allant dans une taverne ; lorsqu'Abraham voulut tuer son fils, c'était sous l'emprise de l'alcool et lorsque Caïn tua Abel, l'œil qui le poursuivit jusque dans son tombeau, ce n'était pas sa conscience, mais l'envie détestable et le penchant ignoble consistant à vouloir boire plus que de raison.

Ne touchez jamais de cette affreuse mixture. Moi, je suis vieux et je n'ai plus rien à espérer : j'ai trop péché pour espérer en quoi que ce soit. Alors à la fois pour me remonter le moral de ce constat qui n'a rien d'agréable et pour aider les autres à tenir leurs vertus, je bois l'alcool auquel vous ne devez pas pêcher. Si un jour, vous êtes tentés, si vous vous retrouvez dans une situation où vous avez l'occasion de boire, apportez-moi l'objet de votre tentation, je l'éloignerai de vous, avec un plaisir coupable mais néanmoins, nécessaire. J'ai conscience que ma tâche est vile mais elle est nécessaire pour conserver la vertu de gens comme vous : alors n'hésitez pas, je prends tout, vin rouge, vin blanc, cidre, bière, limoncello napolitain, pastis marseillais. Je prends même du chouchen - je m'en sert pour chasser quand je vais en Bretagne, il semblerait que mêmes les sangliers soient imbibés par ce qui ressemble à ma meilleure invention de Satan sur cette terre.


Ayant fini son prêche, intéressé, prononcé sur un ton presque prophétique à grand renfort d'exclamations et de cris, il envisagea la suite de la conversation.

Pour votre feuille de chou, je dois avoir en réserves l'une de mes méditations éthyliques.

Il cherche parmi ses haillons et finit par en sortir, une feuille tachée de gras et de ce qui ressemble à un mélange de vin rouge et de bière brune sur lequel on pouvait distinctement lire Saint-Augustin et Occam et le tendit à son auditoir.

Ralas a écrit:
Ralas les écoutait et Melkior l'amusait beaucoup. Pensée qui n'est nullement de dérision, au contraire, car il est un homme plein de bon sens teinté d'humour, ce qui ne gâche rien.
Et sa théorie sur l'idée de les préserver des méfaits de l'alcool, ça lui permettra d'en avoir plus pour lui… Mais elle se gardera bien de lui en faire la remarque.
Elle approcha une chaise et lui tendit la main.


Pour Astrid, n'ayez crainte, elle est bien couverte, je lui ai confectionné un manteau de fourrure avant de quitter Bordeaux et, contre moi, attachée dans cette écharpe, on se tient chaud toutes les deux.

En se penchant pour l'aider à se relever, Astrid le vit et lui fit un grand sourire.

Voulez-vous un grand gobelet de vin chaud ? Le vin vient directement de Bordeaux et je l'ai préparé tout à l'heure à la taverne où nous logeons.

Elle prit sa feuille, la lu et la tendit à Vidin.

Tiens, pour le journal, envoie-le donc par pigeon.

Melkior, nous partons ce soir mais nous sommes ravis tous les deux de vous avoir connu et de vous compter parmi nos auteurs et surtout parmi nos amis.

Elle lui fit un grand sourire amical.

Ralas a écrit:
[Le soir tard]

L'heure du départ avait sonné… Ralas, laissa l'affiche bien en vue,


[hrp]Domaine de bonaventure[/hrp]

rangea la table et ramassa les parchemins qu'elle mit dans sa besace.

Elle vérifia que rien ne traînait sur la place, saluant les quelques passants encore présents et, serrant Astrid contre elle, elle glissa sa main dans celle de Vidin et ils prirent la route dans le froid.


Nombre de visites sur la Halle = 83

Nombre de visites sur la halle à notre retour le 28 février 1460 = 93

Départ pour Cahors le 21 février le soir tard.


Dernière édition par Admin le Mar 28 Fév - 5:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le 18 janvier 1460   Le 18 janvier 1460 EmptyMer 22 Fév - 17:00

Arrivés à Cahors le 22 février 1460 de très bon matin.

Mémoire et vision
Aujourd'hui, en chemin, vous avez croisé les défenseurs de Cahors et un groupe composé de L.ombre_ de Philipo de Mandale de Sangohan et de Thibault..


Lettre envoyée ce jour à Nico

Citation :

Bonjour Nico,

Notre voyage touche à sa fin, nous sommes arrivés ce matin à Cahors.
Je venais, pas la présente, prendre de vos nouvelles car on m'a dit au journal que vous n'y aviez pas été faire un tour. J'espère que ce n'est pas dû au froid et que vous n'êtes pas malade au fond de votre couche. Si ce n'est que pas manque d'informations n'hésitez pas à m'écrire.

Dans l'espoir de vous voir très bientôt,

Cordialement,

Ralas

P.S. : Je vous joins une carte pour que vous puissiez aller vous inscrire.

http://familledebonaventure.forumgratuit.org


Lettre envoyée ce jour à Tetard

Citation :

Bonjour Messire Tetard,

Notre voyage touche à sa fin, nous sommes arrivés ce matin à Cahors.

Je m'inquiète un peu de ne pas avoir eu de vos nouvelles car maintenant vous devez savoir écrire parfaitement, j'espère que vous n'êtes pas malade au fond de votre couche..

Et je ne vous cache pas que votre visite au journal me ferait un très grand plaisir.
Pour vous retrouver dans tous les chemins qui mènent là-bas, je vous joins un plan. Dessinez de ma main mais il est exact, je vous l'assure.

http://familledebonaventure.forumgratuit.org

Dans l'attente de vous revoir très bientôt,

Cordialement,

Ralas


Réponses :

Citation :


• Expéditeur : Tetard
• Date d'envoi : 23/02/2012 - 21:42:17
• Titre : Re: Dans l'attente de nos nouvelles
• Bonsoir,

Pardonnez-moi pour ce long silence, j'osais pas écrire et vous déranger... D'autant qu'écrire n'est toujours pas mon fort. Un scribe itinérant corrige pour moi cette lettre, d'où les ratures qui ne manqueront sans doute pas. Enfin, partant de là d'où je pars, je suis tout de même assez fier! Pis, je dois avouer que j'ai pris une semaine de repos pour mes doigts. Vous auriez vu leur état!..
Sinon, je suis content que vous soyez bientôt rentrée. Ca s'est bien passé? A Bazas c'est bien calme. Je vais plus beaucoup en taverne, y a jamais grand monde.
Je passerai demain au journal, c'est promis!

A bientôt,

Votre redevable Têtard.

$$$$$$$$$$$$$$$$$$

• Expéditeur : Nicocescu
• Date d'envoi : 24/02/2012 - 12:13:50
• Titre : Re: Je viens aux nouvelles
• Dame Ralas,

je vous remercie de votre attention. Ne vous inquiétez pas je vais bien! Et de plus je viendrais dès que possible au domaine pour faire plus ample connaissance. Les affres de la mobilisation me touchent et je suis pour l'instant peu disponible. Mais je viendrais!

Cordialement,

Nicocescu



Lettre envoyée le 26 février à 11:30 à Bouba57

Citation :

Bonjour,

Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi, mais je garde un très bon souvenir de vous lorsque je m'occupais de la douane.

Je suis à Cahors avec Vidin, mon compagnon qui est le rédacteur du journal "l'Avis de Guyenne". Nous recherchons des journalistes et, comme vous pouvez le constater en Halle à notre table, les Carduciens ne se bousculent pas…

Aussi, j'ai pensé : pourquoi pas vous ? Je me souviens que vous avez une belle "plume" et, je suis presque certaine, que vous devez avoir plein de choses à raconter.

Dans l'attente d'avoir de vos nouvelles,

Très cordialement,

Ralas


Sa réponse :

Citation :

Expéditeur : Bouba57
Date d'envoi : 26/02/2012 - 13:10:32
Titre : Re: Pourquoi pas vous ?
Bonjour Ralas...

En effet, je me souviens très bien de vous.
Mais vous vous trompez de personne en pensant que je pourrais vous aider en quoique ce soit !!!
Je suis principalement en retraite, j'en sors le dimanche pour m'occuper de mon champs, donc je ne pourrais vous raconter ce qui se passe à Cahors, ne le sachant pas moi-même.

Une chose est sure, le blé manque amèrement et nous ne savons, les meuniers et moi-même, plus quoi faire.
Du blé beaucoup plus cher que la farine, il faut m'expliquer hihihi !!!

Mais bon, pourquoi pas, peut-être changerais-je d'avis si vous restez assez longtemps parmi nous...

A bientot.

Bouba

Ma réponse envoyée le matin du lundi 27 février 1460

Citation :


Bonjour,

Merci d'avoir répondu aussi rapidement à ma missive.
Je ne sais pas trop par où commencer dans mes explications…
Tout d'abord, j'espère que vous avez eu l'occasion de lire "l'Avis de Guyenne" qui est mis en Halle de Bordeaux, dans certaines villes où nous avons des correspondants qui l'affichent en Halle mais aussi en gargote, donc lu par toute la Guyenne.
Ensuite il n'est pas indispensable d'être présent en permanence dans sa ville pour écrire dans le journal, tout dépend des sujets traités par le journaliste. Si ce sont les événements ou les potins, oui !... Mais beaucoup de sujets peuvent être écrits, bien installé dans les calmes jardins du Monastère.

Nous cherchons donc des auteurs tous très différents pour que ce journal intéresse toutes les couches de la population guyennoise.
Pour mieux vous rendre compte, je vous mets le plan du chemin pour aller au journal, une visite et sans engagement.

http://familledebonaventure.forumgratuit.org

Et, si vous voulez communiquer facilement avec moi, voici ma MéSaNge

Ralas33@hotmail.fr
(toujours hors-ligne mais avec un "toc-toc" j'arrive…)

Quand je vois le peu d'intérêt que suscite notre présence à Cahors, nous allons certainement repartir ce soir en direction de Bordeaux, mais vous avez tous les renseignements pour pouvoir nous joindre facilement.

Pour parler maintenant du marché de Cahors, effectivement c'est un marché "curieux"… J'ai observé ce matin :
Blé très cher, pas de farine mais pain à prix abordable. Avec de tels tarifs, je me demande quel est le gain des boulangers… (Je suis boulangère à Bordeaux).
Je remarque aussi, qu'il n'y a pas de maïs ce qui va créer un problème chez les éleveurs et aussi chez ceux qui en mange. C'est plus coûteux de manger deux pains qu'un pain et un maïs…
Je ne sais pas si ça va vous rassurer, mais Cahors n'est pas la seule ville à avoir un marché anarchique. A Bordeaux, où je suis responsable de la filière pain (blé/farine/pain) et je me bats tous les jours…

Dans l'espoir d'avoir prochainement de vos nouvelles,

Cordialement,

Ralas


Vidin a écrit:
[rp]

Citation :

-------------------------------------------"L’Avis de Guyenne" vient à votre rencontre !


...Cela fait trois mois que le journal "l’Avis de Guyenne" est distribué gratuitement dans les rues, cherchant à informer le plus grand nombre. Et, pour informer le plus grand nombre, il nous semblait nécessaire d’aller directement dans chacune des villes de Guyenne pour rencontrer, débattre.
...Ainsi, nous serons à votre disposition durant ces prochains jours sur la place publique pour répondre à vos questions, assouvir votre curiosité, écouter vos critiques constructives.

Nous recherchons plus particulièrement, en vue d’un journal plus actif :
- Des correspondants pour distribuer le journal dans votre ville ou pour écrire sur l’actualité de celle-ci, aussi bien au niveau culturel que politique ou autre.
- Des journalistes dans l’âme, des écrivains qui souhaitent écrire, des politiques voulant débattre, s’exprimer.
- Toute proposition innovante, originale.

...A noter aussi qu’une rémunération est possible vu la quantité de travail que peut représenter l’écriture d’un article.

........."Rêver, c’est informer l’avenir"

[/rp]



Vidin collait, placardait avec enthousiasme son affiche manuscrite qu'il avait pris le temps d'écrire à l'identique une bonne quinzaine de fois. Une devant la mairie, le marché, le verger, sur les grandes places, les auberges. Et enfin, une plus grande sur leur, leur, leur... Leur quoi d'ailleurs ? Leur table quelconque qu'ils avaient dressée, lui et sa tendre Ralas sur la grande place, légèrement sur le côté pour ne pas gêner non plus et protéger la petite du froid.

En arrivant, il colla donc la dernière grande affiche, embrassa Ralas et alla faire un coucou à Astrid, toute emmitouflée. Finalement, il s'assit sur sa chaise bien ancrée dans le sol. Un léger vent, sournois et pernicieux le fit frissonner.


Espérons qu'ils viendront ! On discutera et on passera un bon moment ! ... Et avec un peu de chance, ils nous protègeront du vent !

Il s'était tourné vers Ralas en parlant et en riant doucement mais espérait sincèrement trouver des personnes intéressés par le journal.

Ralas a écrit:
Ralas, toujours tendre avec Vidin lui rendit son baiser et elle était bien décidée à rester auprès de lui pour recevoir les villageois ou les voyageurs intéressés pour avoir plus de renseignements sur "l'Avis de Guyenne". Elle savait Astrid bien au chaud contre elle donc, rien à craindre.

Elle disposa quelques parchemins et plumes sur la table pour que ceux qui savaient écrire puissent noter leur nom. Pour les autres, elle était là pour écrire sous leur dictée.

Départ de Cahors le 27 février le soir

Visites sur la Halle = 21
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MessageSujet: Re: Le 18 janvier 1460   Le 18 janvier 1460 EmptyMar 28 Fév - 5:38

Retour vers Bordeaux

Nous sommes arrivés à Montauban le 28 février 1460 le matin

Mémoire et vision
Aujourd'hui, en chemin, vous avez croisé Olympie et un groupe composé de Ericcantona72 et de Legio.


******************

Arrivées à Agen le 29 février 1460 le matin de bonne heure

Mémoire et vision
Aujourd'hui, en chemin, vous avez croisé l'armée "L'Aguiane" dirigée par Kronembourg, Annathered, et Ysendrain.


******************

Arrivés à Marmande le jeudi 1er mars 1460

Mémoire et vision
Aujourd'hui, en chemin, vous avez croisé un groupe composé de L.ombre_ de Philipo de Sangohan de Thibault. et de Mandale.
Aujourd'hui, en chemin, vous avez croisé Sashah.
Nous ne repartons pour Bazas que le mardi 06 mars au soir à cause de la retraite de Vidin.


******************

Arrivés à Bazas le mercredi 07 mars 1460 au petit matin

Aujourd'hui, en chemin, vous avez croisé Philippe.
Aujourd'hui, en chemin, vous avez croisé Zabeth.
Départ le 07 mars le soir pour Bordeaux.
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